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Health
Food and Veterinary Office
Veterinary Inspections
Suisse
Résumé
Extrait de
rapport concernant une mission de l'Office alimentaire et
vétérinaire effectuée en Suisse du 8 - 12 février 1999 dans
le domaine des mesures de protection contre la BSE
N.B. Le texte qui suit est la
traduction résumée d'une partie du rapport de mission
original (réf. n° XXIV/1046/99). Destiné à être
consulté par les visiteurs de ce site, il n'a cependant
aucune valeur officielle. En tout état de cause, il
convient de se reporter au texte intégral du rapport de
mission original.
CONCLUSIONS
Mesures nationales des Etats membres
à l'encontre de la Suisse
Les mesures prises par plusieurs États
membres de suspendre l'importation de différents produits
d'origine bovine en provenance de Suisse varient largement
d'un pays à l'autre (tableau 1).
Facteurs de risque
Tremblante
Aucun cas de tremblante n'a été signalé
depuis 1995. Le rapport ovins : bovins est de
1 : 4,2. Les cas suspects sont rarement signalés.
En 1998, 59 cervelles de petits ruminants présentant des
symptômes neurologiques ont été examinées dans les deux
laboratoires agréés et une étude ciblée de recherche de
tremblante a été effectuée sur 77 cervelles de moutons et
de chèvres trouvés morts. Tous les résultats se sont avérés
négatifs. La tremblante ne peut pas être considérée comme
un facteur de risque majeur en Suisse.
Transformation des déchets animaux
Contrairement aux constatations de la
dernière mission,
tous les déchets animaux à faible risque, à
l'exception du sang, doivent être soumis à un traitement
aux normes de pression, si les produits (farines de viandes
et d'os ou cretons etc.) sont destinés aux aliments pour
animaux d'élevage. La graisse doit être chauffée à 133°C
pendant 20 minutes. A cet égard, la législation suisse va
plus loin que la législation communautaire.
L'information fournie par les autorités
cantonales sur le système concernant les abats bovins
spécifiés (
SBO) au personnel des abattoirs et d'inspection de
la viande peut être jugée satisfaisante, bien que
manifestement, l'exigence de colorer les abats bovins
spécifiés destinés à l'incinération ne soit pas toujours
respectée.
Interdiction applicable aux aliments pour animaux
Le nombre d'échantillons prélevés pour
examens au microscope semble trop faible par rapport au
nombre d'établissements de fabrication d'aliments pour
animaux et à la proportion élevée de contamination croisée
d'échantillons d'aliments (voir tableau 2). La démarche
adoptée pour contrôler les activités ne semble pas bien
ciblée.
L'équipe de la mission pense qu'il n'est
pas possible d'éviter à l'heure actuelle un pourcentage
élevé d'aliments pour ruminants présentant une
contamination croisée ni la possibilité d'alimentation
croisée parce que:
- Les autorités suisses n'ont pas donné
de conseils aux établissements de fabrication d'aliments
pour animaux qui manipulent des protéines animales
transformées sur les mesures susceptibles de minimiser le
risque de contamination croisée des aliments pour
ruminants.
- La contamination croisée des aliments
pour ruminants pendant le transport semble possible.
- Il n'est pas possible, selon la
législation suisse, de retirer leur licence d'exploitation
aux établissements de fabrication d'aliments pour animaux
en cas de violation de l'interdiction d'utilisation dans
les aliments pour animaux.
- La législation suisse n'exige pas que
l'étiquetage des aliments contenant des farines de viande
et d'os de mammifères porte l'avertissement que ceux-ci ne
doivent pas être donnés à des ruminants. Toutefois,
l'équipe de la mission a été informée que ce sera le cas
avec l'amendement prochain de la législation
pertinente.
- Dans les exploitations, les mélangeurs
ne sont pas compris dans les mesures de contrôle du fait de
l'absence de base juridique. Ce sera le cas avec
l'amendement prochain de la législation pertinente.
- Les agriculteurs peuvent acheter des
farines de viande et d'os de mammifères directement auprès
des ateliers d'équarrissage ou par l'intermédiaire des
établissements de fabrication d'aliments pour animaux, même
s'ils détiennent des ruminants dans leur
exploitation.
Surveillance épidémiologique et éradication
Identification du bétail/contrôle des mouvements
Le système officiel d'identification et
de contrôle des mouvements du bétail n'est pas suffisant
pour les besoins de traçage. Néanmoins, dans le cas des
bovins de race, les bases de données des associations
d'éleveurs peuvent être utiles pour suivre la trace des
animaux. Il n'est pas possible d'évaluer l'efficacité du
traçage, parce que sans registres des animaux, il n'est pas
facile de retrouver les animaux d'une cohorte de
naissance.
Les autorités suisses sont en train
d'élaborer un système moderne d'identification et de
contrôle des mouvements, conforme au règlement (CE) n°
820/97 du Conseil.
Situation générale de la maladie
La diminution du nombre de cas d'ESB
indique que l'interdiction applicable aux aliments pour
animaux a eu un effet certain. En même temps, la proportion
de cas d'ESB chez les animaux nés après l'entrée en vigueur
de l'interdiction (
born after ban, BAB) augmente comme prévu.
L'ESB est répartie dans toute la Suisse
sans profil de distribution évident. En ce qui concerne les
cas d'ESB chez les animaux nés après l'interdiction, deux
cantons de Suisse centrale ont enregistré plus de cas que
les autres mais la raison en reste inconnue.
Surveillance
Les autorités suisses ont déployé de
gros efforts pour mettre à disposition tous les outils
nécessaires pour informer et sensibiliser davantage toutes
les professions concernées par l'ESB.
Les autorités suisses ont mis en place
un excellent programme de surveillance concernant le bétail
trouvé mort et l'abattage d'urgence, afin de détecter
d'éventuels cas d'ESB chez les animaux ne présentant pas de
symptômes typiques ou dans le cas où les symptômes ont été
négligés et ont donc échappé à la surveillance dans
l'exploitation.
Le nombre d'animaux examinés est
conforme aux cibles de l'OIE.
Ce programme permet également de
contrôler l'efficacité de la surveillance générale de la
maladie.
Épidémiologie
En principe, on peut considérer comme
suffisants les questionnaires utilisés pour les
exploitations à ESB, mais la question des cohortes de
naissances n'est pas convenablement traitée.
Selon l'étude sur les animaux nés après
l'entrée en vigueur de l'interdiction (
BAB) effectuée par l'
IVI, on peut supposer que jusqu'à l'automne 1991,
quelques ruminants ont consommé des aliments qui
contenaient toujours des farines de viande et d'os de
mammifères. 9 cas environ peuvent s'expliquer de la sorte.
L'explication la plus probable pour tous les autres cas est
la probable contamination croisée des aliments par des
farines de viande et d'os de mammifères contaminées. Une
autre explication possible, bien qu'elle ne concerne qu'un
très petit nombre de cas d'ESB chez les animaux nés après
l'interdiction, serait l'alimentation croisée de ruminants
avec des aliments pour animaux monogastriques pouvant
contenir des farines de viande et d'os de mammifères
contaminées.
Éradication
L'équipe de la mission doute quelque peu
que les outils disponibles permettent de suivre
correctement la trace des cohortes de naissances. Le
résultat dépend avant tout de la détermination du service
vétérinaire cantonal responsable et de la tenue ou non d'un
livre généalogique dans l'exploitation. On ne disposait que
d'une expérience limitée en matière de traçage des cohortes
de naissances au moment de la mission, parce que celui-ci
n'est devenu obligatoire que le 1er juillet 1998 et depuis
cette date, seuls 8 cas d'ESB ont été signalés.
Le régime compensatoire pour les
exploitations touchées est jugé satisfaisant. Il semble
qu'il y ait peu de motivation à dissimuler des cas d'ESB et
l'examen du bétail trouvé mort et des bovins abattus
d'urgence constitue un contrôle supplémentaire.
La base juridique établie par les
autorités suisses pour contrôler et éradiquer la maladie
est suffisante dans l'ensemble, bien que l'absence de
réforme des animaux de cohortes de naissances doive être
considérée comme une grave lacune. Les autorités suisses
ont déclaré qu'elles allaient modifier leur politique
d'éradication à partir du 1er juillet 1999. Elles vont
remplacer le programme de réforme des troupeaux et
l'abattage de la descendance par un programme de réforme
des cohortes de naissance et de la descendance d'animaux
atteints d'ESB.
Recommandations
Recommandations aux autorités suisses
Les autorités suisses sont invitées à
informer les services de la Commission des mesures prises
ou envisagées pour répondre aux recommandations suivantes
dans un délai de 25 jours ouvrables suivant la réception du
présent rapport.
Facteurs de risque
Les autorités suisses devraient prendre
les mesures de contrôle appropriées afin de garantir que
les abats bovins spécifiés destinés à l'incinération sont
correctement colorés pour avoir la certitude qu'ils ne vont
pas entrer dans la chaîne alimentaire
1
.
En ce qui concerne le contrôle de
l'interdiction applicable aux aliments pour animaux, le
nombre d'échantillons d'aliments examinés par an devrait
être plus élevé et il faudrait veiller à ce que chaque
usine d'aliments pour plusieurs espèces d'animaux,
utilisant des farines de viande et d'os de mammifères soit
contrôlée au moins une fois par an. Par ailleurs, la
méthode d'échantillonnage devrait être mieux ciblée.
La législation pertinente devrait être
modifiée afin de donner aux autorités responsables du
contrôle de l'interdiction applicable aux aliments pour
animaux les moyens de retirer la licence d'exploitation aux
établissements de fabrication d'aliments pour animaux qui
sont en violation manifeste de cette interdiction.
2
Les autorités suisses devraient fournir
des lignes directrices à toutes les établissements de
fabrication d'aliments pour animaux en vue d'éviter la
contamination croisée des aliments pour ruminants.
Afin de contrôler la distribution des
farines de viande et d'os de mammifères, il est recommandé
d'examiner les possibilités actuelles dont dispose un
agriculteur pour acheter des farines de viande et d'os de
mammifères soit directement à l'atelier d'équarrissage soit
par un intermédiaire.
3
Surveillance épidémiologique et
éradication
Les questionnaires utilisés pour
recueillir les informations auprès des exploitations
concernées par des cas d'ESB devraient être révisés afin de
réunir l'information nécessaire sur les animaux d'une
cohorte de naissances.
Les mesures d'éradication devraient se
concentrer sur le traçage et le retrait des animaux d'une
cohorte de naissance de la chaîne alimentaire humaine et
animale.
Il est recommandé aux autorités suisses
de réformer toutes les cohortes de naissances tracées et
enregistrées depuis le 1er juillet 1998.
4
Recommandations aux services de la
Commission
Les services de la Commission devraient
envisager de soumettre une proposition de mesures
communautaires harmonisées, visant à remplacer les mesures
nationales actuellement en vigueur et tenant compte des
normes internationales existantes, des principes
d'équivalence, des conseils scientifiques et des
constatations de la mission.
Une mission de suivi est nécessaire pour
évaluer les mesures prises par les autorités suisses
concernant la coloration des abats bovins spécifiés
destinés à l'incinération, le projet de traçage et de
destruction des cohortes de naissance et la situation dans
les établissements de fabrication d'aliments pour
animaux.
----------------------------------------
1
Les autorités suisses ont indiqué dans
leurs commentaires qu'elles ont demandé aux services
vétérinaires cantonaux de renforcer leurs mesures de
contrôle.
2
Les autorités suisses ont indiqué dans
leurs commentaires que cette possibilité figure déjà dans la
loi sur l'agriculture édictée récemment.
3
Les autorités suisses ont déjà demandé aux
ateliers d'équarrissage de leur faire parvenir une liste des
agriculteurs qui leur achètent directement des farines de
viande et d'os de mammifères. Elles envisagent d'interdire
l'achat direct de farines de viande et d'os aux agriculteurs
qui détiennent aussi des ruminants.
4
Les autorités suisses ont déjà demandé aux
services vétérinaires cantonaux de contacter les agriculteurs
qui détiennent des cohortes de naissances pour qu'ils
réforment volontairement ces animaux.
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