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Le traité d'Amsterdam
en vigueur depuis mai 1999, établit de
nouvelles règles fondamentales concernant
l'action de l'Union européenne en matière de
protection animale dans un "
Protocole
sur la protection et le bien-être des
animaux". Il reconnaît officiellement que
les animaux sont des êtres sensibles et impose
aux institutions européennes de tenir
pleinement compte des exigences en matière de
bien-être animal dans la formulation et la mise
en ouvre de la législation communautaire.
Le protocole définit
la responsabilité de l'Union Européenne pour
légiférer en vue d'améliorer le bien-être des
animaux et de prévenir les cruautés ou leurs
mauvais traitements, dans des domaines couverts
par le Traité (tel que l'agriculture). Dans les
domaines non couverts par le Traité, l'Union
Européeenne n'a pas de compétence et ces
questions restent donc sous la responsabilité
exclusive des Etats Membres (par exemple la
participation d'animaux à des compétitions, des
expositions, des manifestations culturelles ou
sportives telles que la tauromachie, les
combats de chiens et les courses de
chiens).
Le nouveau
traité
établissant une constitution pour l'Europe,
signé le 29 octobre 2004 par les chefs d'État
ou de gouvernement des 25 États membres et des
3 pays adhérents et candidats , prévoit aussi
l'engagement d'assurer la protection des
animaux. Aux termes de l'article III 121:
«Lorsqu'ils formulent et mettent en oeuvre la
politique de l'Union dans les domaines de
l'agriculture, de la pêche, des transports, du
marché intérieur, de la recherche et
développement technologique et de l'espace,
l'Union et les États membres tiennent
pleinement compte des exigences du bien-être
des animaux en tant qu'êtres sensibles, tout en
respectant les dispositions législatives ou
administratives et les usages des États
membres, notamment en matière de rites
religieux, de traditions culturelles et de
patrimoines régionaux
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