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Relations de l'UE avec le territoire britannique antarctique

Le territoire antarctique britannique est un des douze territoires d’outre-mer du Royaume-Uni et la plus ancienne revendication territoriale sur le continent. Il est formé par la zone de l’Antarctique Sud située entre 60 degrés de latitude sud et entre 20 et 80 degrés de longitude ouest. Il comprend la Terre de Graham, les îles Shetland du Sud et les îles Orcades du Sud.

Contexte

Seul 0,7 % de la surface du territoire antarctique britannique est libre de glace. Le reste du territoire est recouvert d’une couche de glace permanente dont l’épaisseur peut atteindre jusqu’à cinq kilomètres. Le territoire antarctique britannique ne compte aucun habitant permanent, mais il accueille environ 200 chercheurs et assistants. La présence du Royaume-Uni sur le territoire est assurée par le British Antarctic Survey (BAS) qui maintient deux stations scientifiques avec un effectif permanent (à Halley et Rothera) et deux stations utilisées en été seulement (à Fossil Bluff sur l’île Alexander et à Signy dans les îles Orcades du Sud). En outre, plusieurs autres pays (Argentine, Allemagne, Brésil, Bulgarie, Chili, Espagne, États-Unis, Équateur, Pérou, Pologne, République de Corée, Russie, Ukraine et Uruguay) y maintiennent des stations et des bases, dont un grand nombre dans les îles Shetland du Sud.

Le territoire antarctique britannique abrite une faune marine riche, comprenant de larges colonies de pingouins et de phoques. Le territoire offre également une grande variété de paysages allant des montagnes aux plateformes de glace et aux calottes glaciaires.

Ce territoire s’autofinance grâce aux revenus générés par l’impôt sur le revenu et la vente de timbres-poste.

Situation politique

Le Royaume-Uni a revendiqué une partie de l’Antarctique pour la première fois en 1908 par lettres patentes. Dans les années 1950, les cinq sixièmes du continent antarctique étaient revendiqués par sept États (Grande-Bretagne, Argentine, Australie, Chili, France, Nouvelle-Zélande et Norvège). La majeure partie du territoire fait l’objet d’une demande reconventionnelle du Chili ou de l’Argentine. Aucune des revendications territoriales n’a été reconnue par les États non requérants; afin d’établir un mécanisme en vue de désamorcer l’intensification des conflits liés à la souveraineté, les États requérants et non requérants ont donc négocié le traité sur l’Antarctique. Ce traité a été adopté en 1959 et est entré en vigueur en 1961. Les objectifs sont de conserver un Antarctique démilitarisé, d’en faire une zone dénucléarisée, de veiller à ce que le territoire ne soit utilisé qu’à des fins pacifiques, de promouvoir la coopération scientifique internationale en Antarctique et de mettre de côté les conflits de souveraineté territoriale. Cinq accords internationaux distincts ont été négociés qui, avec le traité original et les mesures, décisions et résolutions qui lui sont associées, fournissent le cadre régissant toutes les activités en Antarctique. Ces accords sont connus sous le nom de «système du traité sur l’Antarctique». En octobre 2002, 45 États étaient membres du système du traité sur l’Antarctique.

Les lettres patentes sont un type de document juridique qui consiste en une lettre ouverte d’un monarque ou d’un gouvernement qui octroie un droit, un monopole, un titre ou un statut à une personne ou à une entité.

En l’occurrence, les lettres concernées ici sont les mesures convenues pour la protection de la faune et de la flore dans l’Antarctique (1964), la Convention pour la protection des phoques de l’Antarctique (1972), la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (1980) et la Convention sur la réglementation des activités relatives aux ressources minérales de l’Antarctique (1988), remplacées par le protocole sur la protection de l’environnement annexé au traité sur l’Antarctique (1991).

Initialement, le territoire antarctique britannique était administré comme une dépendance des îles Malouines. Il a fallu attendre le 3 mars 1962 pour qu’il devienne un territoire d’outremer du Royaume-Uni. Il est administré par le ministère des affaires étrangères et le commissaire du territoire antarctique britannique est le chef du département des territoires d’outremer du ministère, Tony Crombie. Outre une administration juridique et postale, le territoire antarctique britannique dispose d’une série de lois.

Relations extérieures et régionales

Le territoire antarctique britannique ne fait partie d’aucune organisation régionale ou sous-régionale.

Relations avec l'UE

Le territoire antarctique britannique ne reçoit aucune aide communautaire, car il est autofinancé.

Relations avec la communauté internationale

Le territoire antarctique britannique n’entretient pas de relations internationales indépendantes au niveau politique.

Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page