EuropeAid en région du Golfe
En 2004, la Commission européenne a décidé de remplacer sa gamme d'instruments financiers destinés à la coopération internationale par un cadre révisé pour la planification et l'acheminement de l'aide. L'instrument de financement de la coopération au développement (ICD) qui en résulte est doté d'un budget global de 17 milliards d'euros pour la période de 2007 à 2013. Cet instrument couvre l'aide apportée par l'Union européenne notamment au Yémen, à l'Irak et à l'Iran.
L’ICD simplifie la prise de décisions et permet à l'Union européenne d'effectuer des interventions sur la base d'un ensemble de principes applicables dans le monde entier. Une approche cohérente contribuera à simplifier les procédures et à rendre la coopération au développement plus efficace. Cette méthode de travail devrait s'avérer précieuse pour le Yémen, l'Iran et l'Irak: l'aide de l'Union européenne en faveur de ces pays reposait auparavant sur un certain nombre d'instruments et d'accords de coopération divers.
Une aide à long terme
La Commission a entamé ses activités de soutien au Yémen en 1978, sur la base de lignes budgétaires prévoyant des subventions au profit des pays asiatiques. En 1997, la Commission et le Yémen ont conclu un accord-cadre de coopération avancé et étendu, couvrant les domaines du commerce, du développement et de l'économie. Entré en vigueur le 1er juillet 1998, cet accord sert de base aux engagements contractuels à long terme entre l'Union européenne et le Yémen.
Si l'Union européenne n'entretenait aucune relation politique ni contractuelle avec l' Irak sous le régime de Saddam Hussein, elle lui apportait une aide humanitaire. À partir de 1992, l'Union européenne est devenue le deuxième plus important donateur d'aide humanitaire à l'Irak, après les Nations unies.
Depuis la chute du régime irakien, l'Union européenne n'a pas caché sa volonté de jouer un rôle important dans la reconstruction du pays. Elle a encouragé les Nations unies et la Banque mondiale à mettre sur pied un fonds d'affectation spéciale multidonateur pour l'Irak (le IRFFI), destiné à canaliser l'aide de la communauté internationale. Avec la normalisation de la situation en Irak, le IRFFI est maintenant en train de graduellement clôturer ses activités et la Commission met actuellement en oeuvre son assistance via la signature de conventions de financement avec le gouvernement irakien.
Des relations difficiles
Il n'existe pas à l'heure actuelle de relations contractuelles entre la Commission européenne et l' Iran , de sorte qu’aucune délégation de la Commission n'a encore été ouverte à Téhéran. Le 7 février 2001, la Commission a adopté une communication établissant les conditions et perspectives de développement de relations plus étroites avec l'Iran, avec notamment comme objectif l'élaboration d'un accord de commerce et de coopération.
La réélection de l'ancien président Mohammad Khatami en juin 2001 a suscité de grands espoirs, mais le rythme des réformes en Iran est demeuré modéré. En effet, les réformes ont été interrompues après les élections iraniennes du début 2004, en raison de la ligne dure adoptée par le régime iranien.
En décembre 2003, l'Iran a suspendu son dialogue global avec l'Union européenne et depuis juin 2004, aucune réunion n'a eu lieu dans le cadre du dialogue entre l'Union et ce pays en matière de droits de l'homme. Le renforcement des liens entre l'Union européenne et l'Iran n'est donc pas encore à l'ordre du jour.
