Aide à la coopération et à la croissance régionale
Grâce à son expérience, l'Union européenne sait à quel point la coopération est importante comme moteur de la croissance économique, du développement et de la sécurité. Elle désire fortement aider les autres régions du monde à tirer parti des actions de coopération et soutient divers programmes et initiatives qui sont utiles à des régions entières plutôt qu'à chaque pays.
En 2004, l'Union africaine a demandé à l'Union européenne de l'aider à financer ses efforts en faveur de la paix. La Commission européenne a répondu avec la création de l'instrument financier pour la paix en Afrique (APF). Jusqu'à présent, le montant total du financement s'élève à 300 millions d'euros. En 2006, l'Union européenne a accepté d'accorder un supplément de 300 millions d'euros, afin de maintenir l'activité de l'APF jusqu'en 2010.
Les fonds servent au transport des troupes, aux frais de subsistance des soldats et au développement des efforts de paix. Ils ne sont pas destinés à l'achat d'armement, de munitions, de matériel militaire spécial ou de pièces de rechange pour les armes. Ils ne peuvent pas non plus servir à verser le salaire des soldats ou à financer leur formation.
À ce jour, l'APF a financé des opérations dans la région du Darfour au Soudan, en République centrafricaine et aux îles Comores.
Relance de l'alimentation en eau et en énergie et rénovation des infrastructures
La Commission a aussi créé un nouveau type de fonds destiné à inciter les investissements massifs et durables dans les infrastructures des pays ACP, en donnant la priorité aux régions.
La Facilité ACP-UE pour l'eauapporte un capital d'amorçage essentiel mais difficile à obtenir, qui incite les sociétés privées et les autres parties prenantes à investir dans des projets d'assainissement et d'alimentation en eau potable.
Le fonds a jusqu'à présent dépensé 500 millions d'euros en subventions, prêts à taux bonifiés, garanties et microfinancements. L'argent contribue à l'établissement de nouveaux partenariats et permet d'augmenter les dépenses en matière d'eau potable et d'assainissement dans certains des pays les plus pauvres au monde.
La Facilité ACP-EU pour l'eau a aussi aidé à financer:
- La Facilité africaine pour l'eau (une initiative des ministères africains en charge de l'eau, visant à dynamiser les investissements en eau potable et l'assainissement de base)
- L'Initiative du bassin du Nil, qui développe un programme intensif d'investissements pour l'amélioration de la gestion des ressources et le renforcement des moyens de lutte contre les inondations
Pour être en mesure de lutter contre la pauvreté et de stimuler la croissance économique, les pays ACP doivent bénéficier d'un accès plus étendu à l'énergie bon marché. La Facilité ACP-CE pour l'énergieapporte un capital d'amorçage qui aide les projets liés à l'énergie à récolter des fonds supplémentaires en provenance d'autres sources. Pour remplir ses objectifs, la Facilité a dépensé jusqu'à présent 220 millions d'euros.
Notons que la Facilité ACP-UE pour l'énergie a octroyé 10 millions d'euros au partenariat UE-Afrique pour les infrastructures.Pour obtenir davantage d'informations sur l'aide européenne à l'Afrique ainsi que sur les objectifs du partenariat, consultez le site web Europe Cares.
On doit doubler la somme investie dans les infrastructures africaines si on veut que le continent puisse atteindre ses objectifs du millénaire pour le développementen 2015, comme prévu. Les infrastructures jouent un rôle essentiel dans le développement durable en Afrique. La croissance économique et les efforts pour réduire la pauvreté dépendent de la création d'un réseau de transport plus efficace, de meilleures infrastructures pour l'eau et l'énergie et d'une amélioration des moyens de communications.
Le Fonds fiduciaire pour les infrastructures en Afrique, qui a vu le jour en 2007, encouragera les institutions financières à investir davantage d'argent dans le développement futur de l'Afrique. La Commission a alloué 60 millions d'euros au fonds sous la forme de subventions et la Banque européenne d'investissement a débloqué 260 millions d'euros de prêts.
Le fonds cofinancera les projets d'infrastructures avec les États membres de l'Union européenne, les banques de développement et les banques d'investissement privées européennes et africaines. Il offrira aussi bien des subventions que des prêts qui prendront la forme de cofinancements, de subventions des intérêts et de cautions.
