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Des Infrastructures pour le développement durable

Des infrastructures de qualité sont indispensables au développement durable. Tous les pays ont besoin de systèmes sanitaire, énergétique, de transport et de communication efficaces pour être en mesure de prospérer et d’offrir à leurs populations un niveau de vie décent. Malheureusement, un grand nombre de pays en développement disposent d’infrastructures déficientes, qui freinent leur croissance et amoindrissent leur capacité à participer aux échanges commerciaux au sein de l’économie mondiale.

EuropeAid a pour vocation de soutenir les politiques, les investissements et les services en faveur des infrastructures dans les pays en développement. Les fonds consacrés à ce domaine représentent environ vingt pour cent de l’ensemble de l’aide officielle au développement gérée par EuropeAid.

Les principaux secteurs de coopération entre la Commission et les pays en développement sont:

  • Le transport
  • L’eau et les installations sanitaires
  • L’énergie
  • Les technologies de l’information et de la communication
  • Le développement urbain

Le financement de la Commission passe principalement par des programmes régionaux et nationaux développés en partenariat avec les pays bénéficiaires. Des programmes sectoriels couvrant des domaines tels que l’eau et l’énergie sont également financés par EuropeAid.

Investir dans les infrastructures peut contribuer à atteindre les  objectifs du Millénaire pour le développement. Cela permet en effet d’améliorer l’accès aux services (notamment les services de santé et d’éducation), de créer des emplois et de renforcer la capacité d’un pays à établir des échanges commerciaux tout en réduisant les coûts des biens et des services. Des infrastructures de qualité facilitent également la tâche des opérateurs économiques et contribuent à l’amélioration des conditions environnementales.

Faire fonctionner le transport

Une part importante du financement que la Commission consacre au développement sert à aider les pays partenaires à améliorer l’état de leur système de transport.

Des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires en bon état sont essentielles au bon fonctionnement de multiples secteurs clés de l’économie des pays en développement, et notamment de l’agriculture, de l’industrie, de l’exploitation minière et du tourisme. Un réseau de transport efficace peut également améliorer la prestation et l’accès à des services indispensables comme la santé et l’éducation.

La Commission vise à aider les pays partenaires à améliorer leurs systèmes de transport pour atteindre des objectifs plus vastes: réduire la pauvreté, soutenir la croissance économique et stimuler le développement social. Il ne fait aucun doute que l’amélioration des infrastructures de transport aidera également les pays en développement à s’intégrer dans l’économie mondiale.

Pour atteindre ses objectifs, la Commission travaille en partenariat avec les parties prenantes au niveau national ainsi qu’avec les autres donateurs. Son but est d’apporter des améliorations qui répondent aux besoins locaux de manière sûre, abordable et efficace, et dont l’impact sur l’environnement est minimal.

Aide régionale

Entre 1995 et 2006, la Commission a consacré près de 6,5 milliards d’euros dans 682 projets de transport, principalement dans des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). La région ACP a en effet reçu quelque 80 % de l’aide au développement débloquée par la Commission en faveur de l’amélioration des transports.

La majeure partie de cette enveloppe a servi à améliorer le réseau routier de pays ACP. Cet investissement visait à soutenir la croissance économique et à fournir des solutions durables, plus particulièrement par le biais de projets d’entretien du réseau routier.

Dans la région du voisinage, la Commission a créé la Facilité d'Investissement pour le Voisinage afin de soutenir les projets d'investissement d'infrastructures dans les secteurs tels que le Transport, l'Ernergie & Environnement et les Questions sociales (par exemple: construction d'écoles ou d'hôpitaux). Ces pays bénéficient aussi des investissements de la Commission à travers d'autres programmes régionaux comme TRACECA mais également à travers des programmes nationaux indicatifs.

Les interventions de la Commission dans le secteur des transports en Asie et en Amérique latine ont été limitées. Le financement cible principalement l’amélioration de l’état des routes dans ces deux régions, même si des fonds ont été consacrés au transport aérien dans les pays asiatiques.

Réduire la fracture numérique

La "fracture numérique" désigne l'écart entre les personnes qui ont accès à la société de l'information et celles qui n'y ont pas accès. L'Union européenne s'efforce de combler cet écart dans le monde entier.

La réduction de la fracture numérique impose de réduire l'écart technologique entre les pays développés et les pays en développement et de faire bénéficier des technologies de l'information et de la communication (TIC) ceux qui en sont exclus dans les pays en développement.

Les TIC jouent un rôle de plus en plus influent dans le remodelage du commerce, de la croissance, de l'emploi et de la production dans de nombreuses régions du monde. Elles offrent une occasion sans précédent de combattre la pauvreté par l'augmentation des revenus et l'ouverture des marchés, de manière à contribuer à la concrétisation d'objectifs de développement plus vastes. Les TIC peuvent également contribuer à améliorer l'accès aux soins de santé, à l'éducation, à l'information, à la communication et à bien plus encore.

Pour ce faire, il est indispensable que les moyens de communication fonctionnent sans entrave, sans distorsion du marché ni contrôles frontaliers. Cela signifie que le cadre réglementaire et institutionnel en matière de TIC doit faire l'objet d'une attention particulière afin de libéraliser les infrastructures de télécommunications, de promouvoir l'investissement dans le secteur, d'imaginer des mesures d'incitation harmonisées et de favoriser l'intégration régionale. Ces mesures permettront également l'élaboration de normes techniques et réglementaires, la promotion de la transparence et l'émergence de centres régionaux d'excellence en matière de formation.

De 1995 à 2006, l'office de coopération EuropeAid a investi quelque 300 millions d'euros dans des activités liées aux TIC, principalement dans les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (pays ACP), ainsi que dans les pays voisins à l'Union européenne (voisinage).

Pour en savoir plus:

Les infrastructures par région et par secteur: pages web de l'OCDE, l'aide en un coup d'œil

Les statistiques et les rapports sur la manière dont l’aide et les autres ressources sont allouées aux pays en développement peuvent être consultés sur les pages web relatives aux statistiques de l'aide de la Direction de la coopération pour le développement de l’OCDE.

 

Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page