Chemin de navigation

Tchernobyl 25 ans après - Sécuriser à nouveau la zone de Tchernobyl

Depuis l’accident de Tchernobyl, la Commission européenne s’efforce sans relâche d’améliorer la sûreté nucléaire et de gérer les conséquences de la catastrophe. À ce jour, la Commission européenne a consacré quelque 470 millions d’euros à Tchernobyl et à des projets connexes.

Principales réalisations à ce jour

• Parmi les principales réalisations du Programme pour la réalisation d'un massif de protection à Tchernobyl (Chernobyl Shelter Fund) et du Fonds «sûreté nucléaire» (Nuclear Safety Account) figurent la stabilisation du sarcophage existant, la mise en œuvre de réglementations internationales en matière de santé pour fournir la meilleure protection possible aux travailleurs actifs sur le site, la construction de nouvelles structures en vue du futur démantèlement de la centrale et la conception de l’arche.
• Les actions menées ont surtout créé les conditions qui ont permis d'entamer les travaux de construction d’une nouvelle enceinte de confinement, un projet d’ingénierie unique en son genre qui, une fois terminé, couvrira l’unité 4 de Tchernobyl, endommagée lors de la catastrophe, et permettra de la démanteler ultérieurement.
• La Commission a par ailleurs apporté sa propre contribution à des projets de gestion des déchets radioactifs requis pour la restauration du site.
• En plus de sécuriser l’environnement, la Commission a mené des projets sociaux dans des domaines tels que les soins de santé, l’éducation et l’horticulture pour aider les personnes touchées par les retombées de la catastrophe à reprendre une vie normale.

Collaborer pour renforcer la sûreté nucléaire

À la suite de l’accident de Tchernobyl, la Commission européenne a lancé un programme visant à renforcer la sûreté nucléaire dans le cadre du programme TACIS, le programme d’assistance technique à la Communauté des États indépendants. Un montant d'1,3 milliard d’euros a ainsi été alloué, entre 1991 et 2006, à des projets liés à la sûreté et à la sécurité nucléaires, principalement en Russie et en Ukraine.

En 2007, la Commission a étendu son programme d’assistance et de coopération en matière de sûreté nucléaire à des pays tiers dans le cadre de l'Instrument relatif à la coopération en matière de sûreté nucléaire (INSC), doté d’une enveloppe budgétaire totale de 524 millions d’euros. Une grande partie des budgets de ces deux programmes a été allouée à des projets mis en œuvre à Tchernobyl, comme expliqué ci-dessous.

Le programme de réalisation d’un massif de protection et le fonds y afférent

Le sarcophage construit en 1986 ne constituait qu'une solution temporaire et, en 1997, un groupe d’experts internationaux issus de l’Union européenne, des États-Unis, du Japon et d'Ukraine a mis la dernière main à un programme multidisciplinaire de gestion de la construction connu sous le nom de «programme de réalisation d’un massif de protection», avec le soutien actif de la Commission européenne.

Ce plan élabore une stratégie visant à transformer le site de l'accident de 1986 et le sarcophage de plus en plus instable dans le réacteur 4 en un système écologiquement sûr et sécuritaire.

En 1997, le G7, la Commission et d’autres donateurs ont demandé à la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) de créer le Programme de réalisation d’un massif de protection à Tchernobyl, en vue de mettre en œuvre ce programme.

En 2007, soit dix ans après l’accord sur le programme de réalisation d’un massif de protection, plusieurs tâches essentielles avaient été effectuées, ce qui a permis de lancer les travaux de construction d'une nouvelle enceinte de confinement, le dernier grand projet de construction prévu par le programme sur le site de la centrale nucléaire de Tchernobyl.

Nouvelle enceinte de confinement

Le Nouvelle enceinte de confinement (New Safe Confinement) consiste à construire une structure de confinement en forme d'arche géante pour couvrir l'unité endommagée 4 de Tchernobyl, qui lui permet d'être mis hors service à l'avenir.

Il s'agit d'un projet d'ingénierie unique de proportions énormes, et une fois complété sera assez grande pour abriter la Statue de la Liberté, d'une portée de 257 mètres, une longueur de 164 mètres, une hauteur de 110 mètres et un poids de 29.000 tonnes.

Regardez cette vidéo pour mieux comprendre la construction du nouveau confinement de sûreté de Tchernobyl.

Le Fonds «sûreté nucléaire»

Le fonds «sûreté nucléaire» (Nuclear Safety Account) a été instauré en 1993 afin de financer des projets liés à la sûreté nucléaire en Europe centrale et orientale. À l’heure actuelle, 29 pays se sont joints à la Commission européenne pour financer et diriger les projets menés à Tchernobyl. Ce fonds finance des projets en rapport avec le démantèlement des unités 1, 2 et 3 de Tchernobyl et avec la gestion des déchets radioactifs. Il est également géré par la BERD.

Gestion des déchets radioactifs

Un important projet pour le démantèlement futur de la centrale nucléaire de Tchernobyl est le Complexe Industriel de Gestion des Déchets Radioactifs Solides (ICSRM), qui a bénéficié d’une enveloppe totale de 47 millions d’euros (dont environ 43,5 millions ont été fournis par la Commission européenne). Ce complexe industriel est destiné à traiter, conditionner et stocker de manière sûre les déchets radioactifs solides actuellement stockés sur le site même de la centrale nucléaire de Tchernobyl, de même qu’à assurer la gestion des déchets solides provenant du démantèlement des unités 1 à 3. 

La communauté internationale des donateurs

À ce jour, la communauté internationale des donateurs a fourni environ 1,2 milliard d’euros au Programme de réalisation d’un massif de protection à Tchernobyl et au Fonds «sûreté nucléaire», la contribution du G8 et de la Commission européenne se chiffrant à plus d’un milliard d’euros.

Les estimations des coûts calculées sur la base d’une étude approfondie indiquent que 740 millions d’euros supplémentaires sont nécessaires pour boucler les deux projets. Le G8 et la Commission européenne se sont engagés à accroître leur contribution. L’Ukraine a également déclaré vouloir continuer à soutenir les projets menés à Tchernobyl et à apporter l'aide gouvernementale requise pour faciliter leur réalisation.

Projets sociaux

Le travail de la Commission dans le domaine de la sûreté nucléaire ne se résume cependant pas à améliorer les structures techniques et à trouver des solutions à long terme concernant le démantèlement nucléaire.

En effet, la Commission européenne a également mis sur pied des projets dans le domaine de la santé, l'education et l'horticulture

  • «Les enfants de Tchernobyl», pour aider les mères et les enfants victimes de l’accident de 1986 en donnant à tous les nouveau-nés de la région un accès à des soins de santé de qualité et en dispensant aux parents des cours axés sur les responsabilités parentales.
  • Le programme a également permis d’installer des équipements ultramodernes dans les hôpitaux de la région (dont un appareil de réanimation néonatale et un appareil de ventilation).
  • Soutien à un programme de réhabilitation en vue de développer de nouvelles possibilités économiques dans le secteur agricole et de créer de nouveaux emplois en mettant sur pied des entreprises privées dans la région. 

 

 

 

Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page