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Le rapport européen sur le développement 2011/2012 — Lutter contre la pénurie
mieux gérer les ressources en eau, énergie et terres pour une croissance inclusive et durable

Le rapport européen sur le développement pour la période 2011/2012 se penche sur les contraintes spécifiques posées par les ressources en eau, énergie et terres et sur leurs liens réciproques. Il étudie également la manière de gérer ces ressources ensemble pour promouvoir une croissance qui soit à la fois inclusive et durable dans les pays en développement.

Ce rapport indique que des actions publiques et privées conjointes sont nécessaires pour relever les défis qui se posent, et exhorte la communauté internationale à transformer de manière radicale son approche de la gestion des ressources en eau, énergie et terres, afin de soutenir une croissance inclusive et durable dans les pays en développement les plus démunis.
Le rapport européen sur le développement est un rapport indépendant publié annuellement qui tend à rapprocher la politique et la recherche et contribue à la perspective de l’UE sur les questions essentielles de développement. Les messages et conclusions qui en ressortent ne reflètent pas nécessairement la position de la Commission européenne.

Il devient de plus en plus difficile de fournir un accès universel à l’eau et à l’énergie et de garantir la sécurité alimentaire de manière durable:

  • près d’un milliard de personnes souffrent de malnutrition;
  • 0,9 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable;
  • 1,5 milliard de personnes ne disposent pas de source d’électricité.

Une meilleure gestion de l’eau, de l’énergie et des terres jouera un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Dans le même temps, le contexte dans lequel les ressources doivent être gérées évolue rapidement. De fait, la disponibilité de nombreuses ressources naturelles vitales est en diminution croissante.

Le rapport aborde les contraintes spécifiques aux ressources en eau, énergie et terres, leurs liens réciproques, et étudie ensuite les moyens de les gérer ensemble pour promouvoir une croissance durable et inclusive. L’accroissement de la population mondiale et la croissance économique globale font peser de nouvelles pressions sur les ressources naturelles.


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D’ici 2030, la demande en énergie et en eau devrait augmenter de 40 % et celle en nourriture de 50 % par rapport aux niveaux actuels. Dans un monde interdépendant tel que le nôtre, ces pressions sont exacerbées puisque les solutions apportées aux contraintes en matière de ressources dans un domaine accentuent encore les pressions dans d’autres.

Le rapport exhorte la communauté internationale à revoir en profondeur son approche de la gestion des ressources en eau, énergie et terres, afin de soutenir une croissance inclusive et durable dans les pays en développement les plus pauvres. Cette transformation radicale est indispensable pour satisfaire à la demande croissante en eau, nourriture et énergie, sans dépasser les limites supportables par l’environnement ou les seuils de basculement. Elle implique un changement institutionnel et une mise en œuvre commune par les secteurs publics comme privés. Une approche intégrée au niveau de la gestion des liens entre ces ressources accentue l’importance de certaines solutions (par exemple, les paiements pour les services écosystémiques) et minimise la pertinence d’autres (par exemple, les mandats sur la production de biocarburant).

Trois types d’acteurs doivent s’atteler à relever les défis liés à la transformation vers une croissance inclusive et durable:

  • le secteur public national, qui établit les cadres réglementaire et légal, détermine les dépenses publiques et coordonne et facilite les politiques;
  • le secteur privé, qui peut agir en rendant ses modèles commerciaux plus inclusifs et viables et en investissant dans des résultats durables;
  • l’Union européenne (UE), qui peut soutenir les pays plus pauvres à travers des politiques internes en matière de production et de consommation, en tant que partenaire commercial et investisseur de premier plan, que donateur clé, et via des contributions à la gouvernance mondiale ainsi que par la promotion d’une meilleure cohérence politique pour le développement.

Selon le rapport européen sur le développement, l’étendue et l’urgence des problèmes nécessitent une action transformatrice comportant quatre piliers:

  1. influencer les schémas de la demande pour refléter les risques de pénurie (par exemple, favoriser une consommation et une production durables en réduisant les déchets et en modifiant les styles de vie);
  2. améliorer la disponibilité et la qualité de l’approvisionnement (par exemple, via des partenariats sur les énergies renouvelables, les sols ou le stockage de l’eau grâce à un financement, une réglementation et un partage des connaissances appropriés);
  3. augmenter l’efficacité (par exemple, via des transferts de technologie ou des systèmes nationaux d’innovation);
  4. augmenter la résistance aux chocs et les bénéfices pour les plus pauvres (par exemple, par l’intermédiaire du partage des bénéfices, de la protection sociale, de la responsabilité sociale des entreprises ou via des politiques agraires inclusives).

VIDÉO: interview de Dirk Willem te Velde, chef d’équipe du rapport européen sur le développement
http://multivu.prnewswire.com/mnr/prne/erd/53810/

Qu’est-ce que le rapport européen sur le développement?

Le rapport européen sur le développement est un rapport indépendant publié sur une base annuelle destiné à combler l’écart entre politique et recherche tout en contribuant à la perspective de l’UE sur les questions essentielles de développement.

Il constitue la principale réalisation de l’initiative «Mobiliser la recherche européenne en faveur des politiques de développement», financée par la Commission européenne et sept des États membres de l’UE, à savoir la Finlande, la France, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni.

Les opinions exprimées dans le rapport européen sur le développement sont celles de leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de la Commission européenne ou des États membres de l’UE.

Qui a rédigé le rapport européen sur le développement 2011/2012?

L’Overseas Development Institute (ODI) a été chargé de réaliser l’édition 2011/2012 en partenariat avec le Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM) et l’Institut allemand de développement (Deutsches Institut für Entwicklungspolitik, DIE).

L’équipe derrière cette publication se compose de Dirk Willem te Velde (ODI, chef d’équipe), Imme Scholz (DIE) et James Mackie (ECDPM), soutenus par une équipe d’experts issus de ces trois instituts. Ils ont travaillé en proche collaboration avec des universitaires et chercheurs de haut niveau, des décideurs politiques et des acteurs de la société civile en Europe et dans des pays en développement. L’évaluation par les pairs, les documents de référence et la participation des parties prenantes ont été des éléments cruciaux du processus d’élaboration.

Le lancement officiel du rapport a eu lieu le 16 mai 2012.

Dernière mise à jour : 16/05/2012 | Haut de la page