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La crise du prix des denrées alimentaires

Ces dernières années, la flambée du prix des denrées alimentaires a aggravé la pauvreté, la famine et la malnutrition pour des millions de personnes vivant dans les pays en développement. Selon une estimation de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 923 millions de personnes dans le monde étaient sous-alimentées en 2007, la plupart vivant en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Après avoir connu des hausses spectaculaires fin 2007, les prix se sont stabilisés au second semestre 2008. Mais en dépit d'une production record, ils restent très élevés dans certains pays en développement, restreignant l'accès à la nourriture des groupes de population les plus défavorisés.

Réponses de l'Union européenne

La Commission a réagi promptement :

  • en débloquant 140 millions d'euros supplémentaires au titre de l'aide humanitaire en 2008;
  • en mettant à disposition 50 millions d'euros supplémentaires en provenance du programme thématique en faveur de la sécurité alimentaire;
  • en dégageant une enveloppe supplémentaire de 200 millions d'euros au titre du 10 e fonds européen de développement;
  • en proposant de mettre en place une "facilité alimentaire" dotée d'un milliard d'euros, aujourd'hui opérationnelle

Facilité alimentaire

Dotée d'un budget d'un milliard d'euros, la facilité alimentaire [voir le règlement (CE) N° 1337/2008 ] permettra à l'Union européenne d'apporter une réponse rapide aux problèmes entraînés par la flambée du prix des denrées alimentaires dans les pays en développement. Adopté pour une durée de trois ans (2009 à 2011), le fonds permettra de faire la jonction entre l'aide d'urgence et l'aide au développement à plus long terme. Ses principaux objectifs sont les suivants :

  • encourager les producteurs à accroître l'offre de denrées alimentaires;
  • apporter une réponse directe afin d'atténuer les effets négatifs de la volatilité des prix alimentaires sur les populations locales;
  • renforcer les capacités de production et la gouvernance du secteur agricole dans une perspective à long terme.

L'aide apportée par la facilité alimentaire se traduira concrètement par :

  • des mesures destinées à améliorer l'accès aux intrants et services agricoles , y compris les engrais et les semences, une attention particulière étant accordée aux infrastructures locales et à la disponibilité;
  • des mesures du type «filet de sécurité», visant à préserver ou à améliorer les capacités de production agricole et à satisfaire les besoins en aliments de base des populations les plus vulnérables, y compris les enfants;
  • d'autres mesures mises en œuvre à petite échelle et visant à accroître la production en fonction des besoins des pays: le microcrédit, l'investissement, l'équipement, les infrastructures et le stockage; ainsi que la formation professionnelle et le soutien aux catégories professionnelles du secteur agricole.

Rapport provisoire de la facilité alimentaire

Le 12 Mars 2010, la CE a adopté un rapport provisoire de facilité alimentaire. Ce document rend compte des mesures prises par la Commission en 2009 pour mettre la mise en œuvre de la facilité alimentaire. Il montre que, financièrement, la mise en œuvre est en avance avec plus d'engagements et paiements que prévu. De plus, le plan complet pour la facilité alimentaire, a été approuvé par le Conseil et le Parlement en mars 2009 et a été respecté avec des changement de moins de 5 % sur le plan financier. Le rapport indique aussi le contrôle de dispositions faites pour évaluer les résultats du projet de la facilité alimentaire.

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Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page