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Agriculture

Plus d'un milliard d'êtres humains vivent dans une extrême pauvreté. Les trois quarts d'entre eux habitent en zone rurale et leur survie dépend donc largement de l'agriculture. Pour tirer parti de cette activité, ils doivent avoir accès :

Principaux enjeux et problèmes

L'Union européenne participe pleinement aux initiatives internationales visant à :

Elle s'attaque également aux questions spécifiques liées à l'agriculture et au développement rural dans des documents de stratégie par pays.

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 Commerce des produits agricoles

Pour les pays en développement, le commerce international de produits agricoles de base (sucre, café, coton, banane, cacao, riz, thé, tabac, etc.) est essentiel à double titre :

  • il génère des emplois et des revenus pour les particuliers;
  • il contribue aux économies nationales grâce aux revenus liés aux exportations.

Mais la dépendance vis-à-vis de ces exportations, couplée à la lenteur et à la difficulté de la mise en œuvre de stratégies visant à renforcer la compétitivité et à promouvoir la diversification, rend ces pays plus vulnérables à certains facteurs :

  • la volatilité des prix;
  • la tendance à la diminution des prix à long terme;
  • l'intensification de la concurrence mondiale.

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Elevage et développement

Jusqu'il y a peu, les aides européennes à l'élevage soutenaient surtout les campagnes de vaccination. Elles sont à présent consacrées au développement de réseaux de surveillance et au renforcement de la gouvernance vétérinaire.

La production animale mondiale devrait doubler d'ici 2020, en raison de la croissance démographique, de l'urbanisation, de l'évolution des habitudes de consommation et de l'augmentation des revenus. Si l'élevage n'est pas dénué d'inconvénients, notamment à cause de ses effets sur le réchauffement climatique et de son utilisation inefficace des ressources, cette activité n'en est pas moins une source de revenus vitale pour les plus démunis, et peut à ce titre contribuer grandement à la réduction de la pauvreté.

Les cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté doivent donc tenir compte du potentiel de croissance de la production animale, tout en veillant à limiter les conséquences pour l'environnement (gaz à effet de serre, pollution chimique et biologique et appauvrissement de la biodiversité), le commerce mondial et la santé publique.

Questions

  • Quelle est la place des éleveurs traditionnels (élevage extensif) dans les communautés africaines modernes? Comment peuvent-ils s'adapter aux changements économiques, environnementaux, agricoles et sociaux?
  • Comment assurer la durabilité de l'élevage intensif ou extensif, sur tous les plans: compétitivité face aux produits d'importation, accès aux matières premières, conséquences sociales et environnementales, financement, etc.?

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Recherche agronomique pour le développement (RAD)

En stimulant la croissance du secteur agricole, la recherche agronomique devrait aider chaque année 27 millions de personnes à sortir de la pauvreté en Asie et en Afrique. Le retour sur investissement annuel de ce domaine de recherche est estimé à 43 %.

La RAD peut apporter des réponses aux questions de plus en plus pressantes de la sécurité alimentaire et du développement durable, que mettent en péril les pénuries d'eau, le changement climatique, la dégradation des sols, les maladies et la résistance aux pesticides.

Dans ses lignes directrices en matière de RAD (juin 2008), l'Union européenne :

  • constate que la recherche est génératrice de biens publics internationaux: connaissances, technologies et capacités;
  • reconnaît que l'efficacité de la RAD est optimale lorsque ses activités répondent à une demande et entrent dans le cadre d'un système d'innovation, qui intègre l'accès aux intrants, aux services et aux marchés et prévoit des possibilités d'expansion;
  • soutient les institutions et réseaux internationaux et régionaux existants et contribue au renforcement des capacités;
  • encourage les réformes et une consultation plus active des agriculteurs (en particulier les petits propriétaires) et de la société civile.

La Commission européenne coordonne les politiques des États membres (plus la Norvège et la Suisse) en matière de RAD dans le cadre de l' initiative européenne relative à la recherche agronomique pour le développement . Les pays africains en sont les principaux bénéficiaires, car leur économie dépend souvent en grande partie de l'agriculture. L'initiative soutient notamment :

  • le CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale) : depuis 2007, plus de 110 millions d'euros ont été consacrés à l'élaboration de politiques, à la protection de la biodiversité, à l'amélioration du matériel phytogénétique, à la gestion durable des ressources naturelles, à la diversification agricole, à la lutte contre le changement climatique et au renforcement de l'efficacité et de la responsabilité;
  • le Forum mondial de recherche agricole (GFAR) et le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA): environ 15 millions d'euros ont été consacrés au développement et à la diffusion de nouvelles connaissances;
  • l'ASARECA (Association pour le renforcement de la recherche agronomique en Afrique orientale et centrale): soutien à la mise en œuvre du programme opérationnel à moyen terme, prévoyant notamment des activités régionales de recherche sur les cultures, le bétail, la pêche, les biotechnologies et la gestion des ressources naturelles.

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Biotechnologies

Les biotechnologies offrent des possibilités nombreuses et variées. L'Union européenne entend soutenir le renforcement des capacités dans ce domaine et collaborer, avec les pays en développement, à l'élaboration d'une stratégie de recherche et développement à long terme, tenant compte notamment des questions de rentabilité, de viabilité, de sécurité et de développement institutionnel.

L'Union appuiera les efforts des pays en développement en vue d'une harmonisation régionale de la législation relative aux biotechnologies et de l'établissement d'une autorité de régulation dans chaque pays, ainsi que d'un comité de coordination régional si nécessaire.

Stratégie de l'UE en matière de sciences du vivant et de biotechnologie (adoptée en 2002, révisée en 2007)

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Biocarburants

Les pays en développement sont confrontés aux mêmes problèmes énergétiques que de nombreux pays européens : hausse des prix pétroliers (entraînant le déséquilibre de la balance des paiements), dépendance excessive aux importations de combustibles fossiles et nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La stratégie européenne en matière de biocarburants (2006) et l'analyse d'impact correspondante (2006) ont fixé trois grands objectifs :

  • promouvoir les biocarburants dans l'Union et les pays en développement en veillant à ce que l'effet soit globalement positif pour l'environnement;
  • programmer l'utilisation à grande échelle des biocarburants en améliorant leur rentabilité grâce à une culture optimalisée des matières premières, à la recherche sur les biocarburants de «deuxième génération» et à un appui à la pénétration du marché par un renforcement des projets de démonstration et la suppression des obstacles non techniques;
  • étudier les possibilités des pays en développement, y compris les pays touchés par la réforme du régime sucrier, en matièrede production de biocarburants et des matières premières nécessaires, et déterminer la façon dont l'Union européenne pourrait promouvoir la production durable de biocarburant.
Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page