Infrastructures, transport et communication
Des infrastructures de qualité sont indispensables au développement durable. Tous les pays ont besoin de systèmes sanitaire, énergétique, de transport et de communication efficaces pour être en mesure de prospérer et d’offrir à leurs populations un niveau de vie décent. Malheureusement, un grand nombre de pays en développement disposent d’infrastructures déficientes, qui freinent leur croissance et amoindrissent leur capacité à participer aux échanges commerciaux au sein de l’économie mondiale.
Réseaux
Le développement des infrastructures et des législations les concernant favorise :
- une croissance économique durable;
- des offres commerciales compétitives;
- l'emploi (dans de bonnes conditions);
- l'intégration régionale;
- la réduction de la pauvreté (objectifs du millénaire pour le développement - OMD).
Les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) bénéficient de quelque 80 % de l'aide au développement allouée par l'UE en faveur des infrastructures, essentiellement dans le domaine du transport (30 % des fonds accordés au titre du Fonds européen pour le développement (FED).
Infrastructures : Aide de l'UE
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Transport - des services de meilleure qualité à un moindre coüt
Il convient de mieux entretenir les biens de transport, d'ouvrir de nouveaux couloirs d'échanges sans frontières ni barrières, ainsi que d'améliorer l'état et la sécurité des routes, la compétitivité des services ferroviaires, l'efficacité des ports en proposant des infrastructures et des services de pêche modernes répondant à des normes sanitaires adéquates, la sécurité des mers et des ports et, enfin, la sûreté, la sécurité et l'efficacité de l'espace aérien et des aéroports. -
Eau et réseau sanitaire - utilisation durable de ressources limitées
Il s'agit de répondre aux besoins fondamentaux et de contribuer à une meilleure gestion intégrée des ressources en eau à l'échelon local, en ce qui concerne les bassins fluviaux et les captages, ainsi qu'aux niveaux national et transfrontalier. -
Energie - services durables et abordables
L'objectif est d'améliorer le cadre politique et les capacités institutionnelles, la production d'électricité, les interconnexions transfrontalières, l'extension des réseaux et la distribution de l'énergie dans les régions rurales. -
Information/communication - accès à une technologie abordable
Il convient de mettre en place des infrastructures à large bande et des services en ligne non marchands reliés aux réseaux régionaux et nationaux. Les technologies de l'information et des communications (TIC) concernent tous les secteurs, de l'éducation (apprentissage en ligne) aux services publics ( administration en ligne). Le secteur des TIC étant majoritairement privé, il bénéficie d'une aide financière moindre de l'UE. L'Union concentre son aide sur les réformes réglementaires et le renforcement des capacités administratives, afin de créer des conditions de concurrence équitables pour les entreprises privées.
Partenariat UE-Afrique pour les infrastructures
Objectif
Le partenariat UE-Afrique pour les infrastructures vise à interconnecter les réseaux nationaux et régionaux de transport, d'approvisionnement en eau, d'énergie, de télécommunications et autres, sur tout le continent africain.
Dans la pratique
Il évalue les besoins du continent et coordonne les actions afin d'améliorer les réseaux d'infrastructures en Afrique.
Financement
Le partenariat est financé par plusieurs fonds en faveur de l'Afrique subsaharienne :
- le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures, qui est mis en ouvre conjointement avec la Banque européenne d'investissement (BEI);
- le Fonds européen de développement (FED) - ressources régionales et nationales;
- les ressources intra-ACP , conformément au Programme de développement des infrastructures en Afrique (PDIA) et au Plan d?action à court terme dans le domaine des infrastructures, I-STAP (en cours d'élaboration par la Commission de l'Union africaine (CUA) et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).
Qui fait quoi ?
Les actions sont coordonnées en collaboration avec de nombreux autres organismes :
- gouvernements de l'UE et Consortium pour les infrastructures en Afrique (ICA)
- banques de développement
- Banque européenne d'investissement (BEI);
- Banque mondiale;
- Banque africaine de développement (BAD);
- Institutions européennes de financement du développement (IEFD).
- groupements régionaux africains
- Union africaine;
- Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC);
- Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD);
- Marché commun de l'Afrique australe et orientale (COMESA);
- Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Les travaux du partenariat seront supervisés par un comité directeur (chargé de donner les orientations politiques, de mettre en place des mécanismes de suivi des progrès de mise en ouvre du Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures, ainsi que de garantir la cohérence et la coordination avec d'autres actions).
Transport
Problèmes
Le transport est indispensable au développement économique. Le manque d'entretien et la réalisation d'opérations onéreuses et inefficaces ont de graves répercussions sur de nombreux autres secteurs.
De toutes les régions en développement, l'Afrique subsaharienne est celle qui doit consacrer la plus grande part de ses revenus au développement des infrastructures de transport, car sa population est répartie sur un territoire très vaste ne comptant que très peu d'océans et de cours d'eau navigables.
La qualité globale des infrastructures de transport de la région s'améliore peu à peu, mais il subsiste des obstacles opérationnels divers et complexes: lourdeur des procédures administratives et douanières, barrages routiers illégaux, accords commerciaux régionaux incompatibles, etc.
Les coûts de transport sont par conséquent inutilement élevés: ils représentent en moyenne 14 % de la valeur totale des exportations, contre 8,6 % pour l'ensemble des pays en développement, et sont encore plus élevés pour de nombreux pays enclavés comme le Malawi (56 %), le Tchad (52 %) et le Rwanda (48 %).
Politique de l'UE
La politique de transport de l'UE pour les pays en développement est définie dans la communication intitulée La promotion de transports durables dans la coopération au développement ![]()
que la Commission a publiée en 2000.
Pour mettre en ?uvre cette politique, l'UE et les pays ACP bénéficiaires coopèrent avec :
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les pays donateurs de l'UE;
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le programme de transport pour l'Afrique subsaharienne(PTAS) , un partenariat international qui facilite l'élaboration des politiques et le renforcement des capacités dans le domaine du transport en Afrique subsaharienne;
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l'UE, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (collectivement dans le cadre du «processus de Limelette»).
Ce processus suppose des discussions entre les sièges et les bureaux sur le terrain afin de déterminer les mesures à prendre pour collaborer plus efficacement, en tirant parti de l'expérience acquise dans certains pays .Les priorités concernent l'appui budgétaire et les infrastructures (transport, énergie et eau);
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la BEI, qui gère deux fonds pour le développement du secteur privé dans le cadre du FED:
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- la facilité d'investissement ACP (FI-ACP): dotée de deux milliards d'euros, elle est financée par les contributions des Etats membres de l'UE, dans le cadre de l'accord de Cotonou.
Les opérations et les prêts sur ressources propres de la FI-ACP sont assortis d'une bonification d'intérêt destinée à accroître leur concessionnalité dans certaines conditions,- le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures (voir le rapport annuel 2007

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Orientations et ressources
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Guidelines - EU development aid for transport

- Impact assessments - EU development aid for transport
- Diagnostics des infrastructures nationales en Afrique
Réseaux d'information et de communication
Contexte
Les technologies modernes peuvent aider les pays en développement à réduire la pauvreté et à améliorer leur compétitivité.
Rôle des pays en développement
Les politiques nationales doivent soutenir le secteur des technologies en renforçant les capacités institutionnelles et en adoptant des mesures d'incitation (réductions fiscales, parcs scientifiques, etc.).
Rôle des pays développés
Les pays développés doivent fournir une assistance technique et financière dans le domaine des infrastructures et, notamment, dans le domaine de l'information et des communications.
Á l'échelle internationale
L'efficacité du transfert de technologies et de connaissances peut être renforcée, par exemple au moyen de régimes plus souples en matière de droits de propriété intellectuelle, d'un accès ouvert à la connaissance ou de partenariats internationaux.
Il s'agit d'un objectif spécifique («cible 5») de l'OMD n° 8.
Politique de l'UE
Les technologies de l'information et des communications étant essentiellement développées par le secteur privé, les fonds alloués par l'UE dans ce domaine sont plus faibles que dans d'autres secteurs .
L'UE concentre donc son aide sur les réformes réglementaires et le renforcement des capacités administratives , afin de permettre aux entreprises privées d'entrer sur le marché dans de bonnes conditions.
Il existe toutefois une série de projets dans le domaine des télécommunications à large bande sous la forme de partenariats publics-privés .
