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VIH/Sida, tuberculose et paludisme

SIDA

Le SIDA reste l’une des principales causes de mortalité dans le monde et la première cause de mortalité chez les adultes en Afrique. Depuis le début de l'épidémie, quelque 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 25 millions de personnes sont décédées des suites du sida

Bien que des progrès importants aient été accomplis en termes de prévention de nouvelles infections par le VIH et dans l'abaissement du nombre de décès annuels liés au sida, cette maladie reste une priorité essentielle dans le domaine de la santé au niveau mondial. Le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde n’a cessé d’augmenter en 2008, atteignant au total 33,4 millions. En 2008, 2,7 millions de personnes ont été infectées par le virus et 2 millions sont décédées des suites du sida.

L'épidémie semble s’être stabilisée dans la plupart des régions mais elle sévit de plus en plus en Europe de l'Est, en Asie centrale et dans d'autres parties de l'Asie, en raison du taux élevé de nouvelles infections. L'Afrique subsaharienne reste la région la plus fortement touchée, représentant 71 % de l’ensemble des nouveaux cas d’infection par le VIH en 2008. 14,1 millions d'enfants y ont perdu un parent ou les deux à la suite du sida, cette maladie restant la principale cause de mortalité dans la région.

Tuberculose

La Tuberculose a entraîné la mort de 1,7 millions de personnes et l’apparition de 9,2 millions de nouveaux cas en 2006. Le nombre de personnes séropositives s’élève à 200.000 parmi les personnes décédées et à 700.000 parmi les nouveaux cas.

Paludisme

Le Paludisme tue environ un million d’enfants chaque année, essentiellement en Afrique.

Bien que l’incidence de ces trois maladies semble s’être stabilisée au niveau mondial, les épidémies continuent de poser d'immenses difficultés et de représenter une menace pour le développement socio-économique et la sécurité des individus.

Le changement climatique et le développement de souches multirésistantes constituent des obstacles supplémentaires dans la lutte contre ces maladies.

Pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015, il est essentiel d’apporter une réponse efficace à ces trois maladies liées à la pauvreté.

Réponse européenne et mondiale

L’action de l’UE pour faire face au VIH/SIDA, à la tuberculose et au paludisme repose sur le cadre politique européen , le programme d’action européen (2007-2011) , et son rapport de progression (2009) .

Au niveau international, le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme , créé en 2001, est à la fois un mécanisme financier et un partenariat mondial. La Commission européenne en a été l’un des membres fondateurs et y joue un rôle clé. Collectivement, l’UE fournit plus de 55 % de l’ensemble des contributions depuis 2001 (contribution de l’UE au Fonds: 622 millions d’euros en 2007).

La lutte contre le VIH/SIDA est un objectif majeur du Consensus européen pour le développement . Dans le cadre du 10ème FED, la Commission poursuit cet objectif dans tous les secteurs de la politique de développement et fournit un financement à long-terme et prévisible au moyen de systèmes d’aide budgétaire, qui comprennent un nouvel instrument, l’appui budgétaire.

La politique européenne relative aux droits des personnes atteintes du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme est fondée sur le programme d’action de l’UNFPA adopté par la Conférence internationale des Nations unies sur la population et le développement (Le Caire, 1994) et sur la suite donnée à ce programme: les actions clés (5 ans après) et le renouvellement de l’engagement (10 ans plus tard).

En tant que premier bailleur de fonds au monde, l'UE a, collectivement, le plus contribué à l’importante augmentation du financement international consacré au VIH/sida au cours de ces dernières années.

Les contributions de l'UE au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont presque quadruplé: de 403 millions d’USD en 2003 à 1,546 million d’USD, soit environ 55 % de l’ensemble des contributions à l’échelle mondiale au cours de la période 2004-2008.

Les États membres de l'UE et la Commission européenne ont mis au point un programme d’action commun et décidé ensemble d’appeler à des efforts plus soutenus, plus efficaces et plus concertés par une action extérieure (2007-2011).

La Commission consacre de plus en plus ses fonds disponibles par le biais d’un appui budgétaire au renforcement des systèmes de soins de santé, qu’elle considère comme l’un des principaux instruments de lutte contre le sida. Ce nouvel instrument devrait être particulièrement bénéfique aux systèmes de soins de santé, dans la mesure où il apporte un financement prévisible et à plus long terme.

L’appui budgétaire est passé de 1,425 million d’euros pour 2002-2006 à 2,571 millions d’euros pour 2007-2011.

La Commission a également adopté une nouvelle communication (le 26 octobre 2009) sur la lutte contre le VIH/sida dans l'Union européenne et les pays voisins pour 2009-2013 en vue de réagir à la spirale des maladies infectieuses. Elle met notamment l’accent sur la promotion de la prévention, ainsi que sur la mise en œuvre de mesures ciblant plus particulièrement les groupes à risques et les zones géographiques les plus touchées par le VIH/sida.

Les enjeux sont les suivants :

  • maintien d’un ensemble complet de politiques de prévention, de traitement et de soins axée autour des femmes et des jeunes, y compris les orphelins;
  • financement mondial;
  • gouvernance mondiale;
  • lien entre VIH/SIDA et santé génésique, aggravé dans de nombreux pays en développement par les déficiences des systèmes de santé.
Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page