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Facilité alimentaire - Réponse rapide de l’UE à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement

Afin de réagir au plus vite à l’envolée des prix des denrées alimentaires dans les pays en développement, un règlement établissant une «facilité alimentaire» a été adopté par le Parlement européen et le Conseil en décembre 2008. Ce nouvel instrument a été doté d’un milliard d’euros, à dépenser sur trois ans, dont près de la moitié en 2009.

Girl at a market. Brazil, South America

Priorités

La facilité alimentaire d'un milliard d’euros permettra à l’UE de répondre rapidement aux problèmes causés par la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement. Fonctionnant sur une durée de trois ans (de 2009 à 2011), ce fonds fera le lien entre l’aide d’urgence et l'aide au développement à moyen et long terme. Il vise principalement à:

  • inciter les producteurs de denrées alimentaires à augmenter l’approvisionnement;
  • agir directement sur les répercussions de la volatilité des prix des denrées alimentaires sur les populations locales;
  • augmenter la capacité de production alimentaire et améliorer les méthodes de gestion du secteur agricole sur le long terme.

 Concrètement, la facilité alimentaire soutiendra: 

  • les mesures visant à améliorer l'accès aux services et aux intrants agricoles, notamment les engrais et les semences, et mettant l’accent sur les équipements et matériaux disponibles localement;
  • les mesures ayant une fonction de «filet de sécurité», destinées à maintenir ou à augmenter les capacités de production agricole et à satisfaire les besoins alimentaires fondamentaux des populations les plus vulnérables, notamment les enfants;
  • des mesures stimulant la production à petite échelle afin de répondre aux besoins spécifiques des pays (microcrédit, investissement, équipement, infrastructures et stockage), renforçant la formation professionnelle et soutenant les professionnels du secteur agricole.

Pays et régions concernés

Le règlement relatif à la facilité alimentaire précise que les mesures doivent bénéficier aux pays en développement, tels que définis par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et à leurs populations (article 1er, paragraphe 2). Pour que le règlement ait le plus grand impact possible, les ressources doivent se concentrer sur un nombre limité de pays cibles hautement prioritaires, choisis en fonction d'un ensemble de critères définis en annexe du règlement (article 1er, paragraphe 4).

Outre le soutien direct apporté à un pays spécifique, le règlement inclut la possibilité d’aider des projets de nature régionale ou transfrontalière.

Sur la base des critères indicatifs définis dans l'annexe du réglement portant établissement de la facilité alimentaire,  50 pays prioritaires recevront une assistance au titre de la présente facilité.   

Partenaires pour la mise en œuvre

La facilité alimentaire étant un instrument de réponse rapide, les voies d'acheminement ont été choisies en conséquence. L’essentiel des fonds sera distribué par les organisations internationales participant à l’équipe spéciale de haut niveau sur la crise mondiale de la sécurité alimentaire créée par les Nations unies. Ces organisations disposent déjà de mécanismes d'assistance et de dialogue politique, qu’il sera facile de soutenir et de renforcer. Le 15 mai 2009, la Commission européenne a signé les premiers accords de contribution avec trois partenaires de mise en œuvre faisant partie des Nations unies: la FAO (106 millions d’euros), l’UNRWA (39,6 millions d’euros) et l’UNICEF (8,2 millions d’euros). Elle a ensuite signé un accord avec le PAM le 26 mai 2009 (39,3 millions d’euros).

Plus de € 550 millions des fonds alloués au titre de la Facilité Alimentaire sont acheminés via des organisations internationales partenaires. Le 15 mai 2009 La CE a signé les premiers accords de contribution avec 3 agences des Nations Unies chargées de l'implémentation: FAO, UNRWA, UNICEF, et le 26 mai avec le PAM pour un montant total de € 212 millions. Des accords similaires avec les mêmes organisations internationales, ainsi qu'avec la Banque Mondiale, le FIDA, le PNUD et l'UNOPS seront finalisés dans un second temps.

L’appel à propositions, doté d’un budget de 200 millions d’euros, s’adresse aussi aux acteurs non étatiques et aux autres entités concernées, comme les agences de coopération des États membres.

Un appel à propositions  portant sur un montant de 200 millions d’euros a été lancé le 26 mai 2009. Cet appel cible 35 pays sélectionnés parmi les 50 pays prioritaires de la facilité alimentaire. Les participants peuvent être des organisations non gouvernementales (ONG), des organismes publics et parapublics, des organisations du secteur privé, des autorités locales, des groupements d’organisations représentatives et des institutions financières qui octroient, promeuvent et financent des investissements privés dans les régions et pays partenaires.  Une séance publique d’information sur l’appel à propositions a été organisée à Bruxelles le 27 mai 2009: Présentation ppt8 - 757 KB [757 KB] English (en) .

Certaines activités ont une dimension régionale, comme celles touchant à la facilitation des échanges et à l’harmonisation des politiques et de la réglementation. Ce type d’activités sera mené par l'intermédiaire d'organisations régionales, comme la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, et portera sur un montant de 60 millions d’euros.

Enfin, une partie du programme sera mise en œuvre par l’intermédiaire des budgets nationaux dans les pays bénéficiaires et prendra la forme d’un appui budgétaire portant sur un montant de 165 millions d'euros.

Contact

Contactez nous par email pour toute question liée à la facilité alimentaire (à l'exception de l'appel à propositions)

 

Dernière mise à jour : 17/02/2012 | Haut de la page