Gouvernance économique

Avant toute chose, nous devons surmonter la crise actuelle.
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Redonner forme aux finances publiques ne se fera pas sans mal, mais constituera un atout pour l’avenir. Chaque euro dépensé pour le service de la dette est une perte d’argent: il ne peut être investi ni dans l’éducation, ni dans l’innovation, ni dans la santé.
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Une condition importante pour stimuler l’investissement est de faire en sorte que le système bancaire fonctionne de manière responsable au service de l’économie. Nous devons donc parachever la réforme de la réglementation et de la surveillance des marchés financiers.
- Enfin, l’Europe a adopté des mesures importantes pour stimuler l’emploi, soutenir la demande et aider les entreprises à résister aux effets de la crise.
Mais nous devons également renforcer notre économie pour l’avenir.
Aucune sortie de crise n’est envisageable sans croissance. Notre stratégie doit donc viser à exploiter le potentiel de croissance de l’Europe:
- en supprimant les obstacles sur le marché intérieur, afin d’améliorer la mobilité des personnes, des travailleurs, des services et des investissements;
- en effectuant les réformes structurelles attendues depuis longtemps (marchés du travail rigides, systèmes de protection sociale inefficaces, stagnation de la productivité, etc.);
- en investissant dans les secteurs-clés qui apporteront à l’avenir de la croissance, de l’emploi et un avantage compétitif déterminant.
La crise financière a réduit le potentiel de croissance de l’Union européenne et a montré combien les économies de ses États membres étaient interdépendantes, en particulier au sein de la zone euro.
À présent, la principale priorité est de rétablir la croissance et de créer des mécanismes efficaces permettant de réguler les marchés financiers européens et internationaux.
Pour renforcer son système de gouvernance économique, l'Europe doit tirer des enseignements des lacunes qui ont mis en danger la stabilité financière de toute la zone euro. L'Union européenne pourra améliorer la coordination de ses politiques économiques grâce à des instruments destinés à:
- renforcer les aspects préventifs et correctifs du pacte de stabilité et de croissance, afin de résoudre le problème de la réduction insuffisante de la dette publique en période de conjoncture favorable — à cet égard, la pression des autres États membres est un bon stimulant;
- lutter contre les déséquilibres en renforçant la surveillance macroéconomique, notamment au moyen de mécanismes d'alerte et de sanction. Cela contribuerait à corriger l'absence de réaction effective à l'accumulation de déséquilibres macroéconomiques (malgré les mises en garde de la Commission), débouchant sur un déficit élevé des opérations courantes, un endettement extérieur important et des dettes publiques élevées dans un certain nombre de pays (supérieures à la limite officielle de 60 % prévue pour les pays de la zone euro);
- proposer des mécanismes d'exécution efficaces, garantissant le respect par les États membres du cadre qu'ils ont adopté pour l'Union.
À partir de janvier 2011, les projets de budget et de programmes de réforme nationaux seront examinés à la même période, pendant un «semestre» de coordination
des politiques économiques européennes.
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