23/04/12 Innovation
L'UE promeut l'innovation pour les matières premières

La Commission européenne a proposé un ambitieux partenariat européen d’innovation sur les matières premières. Son objectif est de faire de l’Europe le numéro un des technologies de prospection, d’extraction, de transformation, de recyclage et de substitution des matières premières d’ici à 2020. Il s’agit notamment d’assurer l’approvisionnement durable de l’industrie européenne en matières premières et d’aider les entreprises européennes à mettre sur le marché des technologies novatrices portant sur toute la chaîne de valeur.
Les matières premières jouent un rôle majeur dans plusieurs secteurs, dont ceux de haute technologie, mais des problèmes se posent souvent au niveau de l’approvisionnement. Le nouveau partenariat européen d’innovation (PEI) est par conséquent, dans le difficile contexte économique actuel, un élément important de la stratégie de la Commission européenne, puisqu’il pourrait contribuer à renforcer la compétitivité de l’Europe en lui donnant la capacité de développer des technologies nouvelles dans un environnement qui leur soit propice. Pour y parvenir, le PEI rassemblera les États membres, les autorités locales, les entreprises, les chercheurs et d’autres parties intéressées afin d’élaborer des stratégies conjointes. En mutualisant les capitaux et les ressources humaines, l’Europe devrait être en mesure de mettre en œuvre des solutions innovantes dans le domaine de l’approvisionnement et de l’utilisation des matières premières. Le partenariat porte sur une très vaste gamme de matériaux, qu’ils soient d’origine primaire (matériaux vierges) ou secondaire (matériaux recyclés) et qu’ils se trouvent dans des gisements terrestres ou sous-marins.
Des solutions à caractère technologique et non technologique
La Commission européenne a proposé un certain nombre d’objectifs concrets à atteindre d’ici à 2020. Sur le plan technologique, il s’agira par exemple de mettre en place jusqu’à dix actions pilotes innovantes (des usines de démonstration, par exemple) pour la prospection, l’extraction, la transformation, la collecte et le recyclage. Des produits de substitution devront également être élaborés pour au moins trois applications clés des matières premières critiques.
En matière d’options non technologiques, la Commission propose entre autre l’établissement d’un réseau de centres de recherche, d’éducation et de formation sur la gestion durable de l’exploitation minière et des matières premières (M³) ainsi que l’adoption par l’UE d’une stratégie volontariste dans les organisations multinationales et dans les relations bilatérales dans les domaines couverts par le partenariat européen d’innovation. D’autres options sont des instruments axés sur la demande, tels que nouvelles normes industrielles, processus de certification et marchés publics.
Ce nouveau concept s’inscrit dans le cadre d'Europe 2020, la stratégie de l’UE pour une croissance intelligente, durable et inclusive, et de son initiative phare intitulée "une Union de l’innovation". En un mot, l’Union de l’innovation a pour but d’améliorer les conditions et l’accès aux financements pour la recherche et l’innovation afin de garantir que les idées innovantes puissent être transformées en produits et services créateurs de croissance et d’emplois. De plus, la politique industrielle de l’UE, autre initiative phare d’Europe 2020, définit les matières premières comme étant l’une des dix actions à entreprendre pour stimuler la compétitivité industrielle de l’Europe.
Des secteurs très divers, dont les minéraux métalliques
Des secteurs tels que la construction, l’industrie chimique, automobile et aérospatiale, l’industrie des machines et équipements, qui représentent une valeur ajoutée totale de 1 324 milliards d’euros et emploient quelque 30 millions de personnes, sont tous tributaires de l’accès aux matières premières. Le partenariat européen d’innovation regroupera ces secteurs industriels situés en aval dans la chaîne d’approvisionnement en matières premières, ainsi que d’autres secteurs situés plus en amont, tels que les producteurs de minéraux métalliques. L’UE est actuellement fortement dépendante des importations de minéraux métalliques, sa production intérieure se limitant à environ trois pour cent de la production mondiale.
Les bénéfices potentiels sont considérables. C’est ainsi que les entreprises, en particulier les PME, qui appliqueront des normes environnementales et sociales élevées, bénéficieront d’une diffusion plus rapide des innovations et de conditions d’investissement plus favorables, tandis que les consommateurs européens profiteront des retombées indirectes liées à la diminution des coûts de fabrication, grâce, par exemple, au remplacement des matières premières coûteuses et difficiles à obtenir par des produits de substitution. En outre, l’environnement sera davantage préservé grâce à la réduction des flux de déchets et à un meilleur usage des produits recyclés. Un autre atout de taille est que les administrations nationales, régionales et locales seront associées très en amont au processus de recherche et de développement.
Projets en cours
A cet égard, on pourra compter sur l'expérience développée grâce au succès de projets en cours, tels que ceux financés par le septième programme-cadre de recherche (7e PC) de l’UE. Un des exemples de ces projets est "ProMine", dont le but est d’améliorer la base de connaissances de l’UE sur les gisements actuels et futurs et de développer la première base de données paneuropéenne sur les ressources minérales ainsi qu’un système de modélisation informatique 4D. Un autre exemple récent est le projet "I²Mine", dont l’objectif est de développer des technologies et concepts novateurs pour la gestion durable et intelligente de l’exploitation minière en profondeur du futur. Il s’agit essentiellement d’automatiser le processus d’exploitation souterraine, tout en respectant l’environnement et en assurant au maximum la sécurité des travailleurs.
Le partenariat européen d’innovation n’est pas un instrument de financement, bien qu’il soit lié aux possibilités de financement de l’UE. Son objectif est d’optimiser les activités actuelles et futures dans le domaine des matières premières. A cette fin, la prochaine étape consistera désormais à adopter un "plan stratégique de mise en œuvre" en 2013.
Les piliers des matières premières
Le nouveau partenariat est également lié à l’initiative sur les matières premières élaborée par la Commission européenne. Cette initiative établit une stratégie intégrée visant à relever les différents défis en matière d’accès aux matières premières non énergétiques et non agricoles.
Lancée en 2008 et renouvelée en 2011, elle repose sur trois piliers: garantir un accès équitable aux matières premières sur les marchés mondiaux, favoriser l’approvisionnement durable en matières premières en provenance de sources européennes, accroître l’efficacité dans l'utilisation des ressources et promouvoir le recyclage.
Pour plus d’informations, lire le document de l’UE intitulé "Relever les défis posés par les marchés des produits de base et les matières premières".
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La Commission européenne appelle les Européens à promouvoir les technologies clés génériques. Le marché mondial de ces technologies, à savoir la microélectronique et la nanoélectronique, les matériaux avancés, la biotechnologie industrielle, la photonique, la nanotechnologie et les systèmes avancés de fabrication, devrait croître de plus de 54%, passant de 646 milliards d’euros à plus de 1 000 milliards d’euros entre 2008 et 2015, ce qui représente une progression de plus de 8% du PIB de l’Union. Cette évolution devrait s’accompagner d’un accroissement rapide de l’emploi. Dans les seules entreprises de nanotechnologie, le nombre d’emplois, qui s’établissait à 160 000 en 2008 dans l’Union, devrait avoisiner les 400 000 d’ici à 2015.
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Les débris spatiaux représentent un risque pour notre infrastructure spatiale et pour les services spatiaux que nous utilisons au quotidien. Les opérateurs de satellites européens perdent environ 140 millions € par an à cause des collisions spatiales ; ce chiffre atteindra environ 210 millions € lors de la prochaine décennie. Par conséquent, la Commission européenne a mis en place des mesures visant à aider les États membres de l'UE à associer leurs technologies de surveillance et de suivi de l'espace (TSS). Le service proposé de TSS européen permettra aux États membres de repérer et de suivre les satellites et les débris dangereux, d'alerter les opérateurs de satellites des risques de collision ainsi que d'informer les administrations publiques de prétendues entrées non contrôlées dans l'atmosphère.
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L’Alliance européenne des services mobiles et de mobilité (l’EMMIA), qui réunit des décideurs politiques régionaux et nationaux ainsi que des praticiens européens, aide les touristes européens à tirer le meilleur parti de leurs voyages. Grâce aux technologies mobiles de pointe, l’EMMIA rend les destinations éloignées accessibles, tout en renforçant les économies locales et en rendant les expériences de voyage inoubliables.
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La Commission européenne encourage l'exploration spatiale future, à travers le Projet d’exploration planétaire robotisée (PRoViScout). Sous la forme d’un projet de collaboration européen, PRoViScout réunit les grands groupes de travail européens, afin de créer un programme de robotique consacré à l'exploration spatiale planétaire. Le résultat : une technologie futuriste, aujourd'hui.
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L’Europe fait face à un ensemble de défis uniques, allant du combat d'une population vieillissante contre les maladies chroniques aux difficultés rencontrées par les jeunes générations pour trouver un emploi adéquat. Pour relever ces défis, la Commission Européenne s'efforce de trouver des solutions permettant de palier à la fois nos besoins économiques et nos besoins sociaux. Grâce au Concours Européen pour l’Innovation Sociale, la Commission entend identifier de nouvelles sources d’emplois en lien avec les défis actuels les plus pressants.
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Les petites et moyennes entreprises (PME) ont besoin d'être mieux intégrées dans un échange automatisé de données informatisées (EDI) pour réussir sur les marchés mondiaux. L'EDI permet aux entreprises d'échanger des données entre leurs propres systèmes informatiques et ceux de leurs clients et de leurs fournisseurs. Ces dernières années, l'EDI a largement bénéficié aux grandes entreprises, alors que les PME ne pouvaient pas participer pleinement à cause du coût élevé de tels systèmes. Les projets pilotes soutenus par la Commission européenne montrent que les systèmes informatiques communs pour la chaîne logistique de l'industrie automobile (auto-gration) ainsi que pour le secteur du transport et de la logistique (DiSCwise) permettent aux PME de tirer profit de chaînes logistiques numériques mondiales.
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L'innovation dans le secteur public peut-elle générer de la croissance ? Dans la situation économique actuelle, dans un monde à la recherche de vecteurs de croissance efficaces, cette question est capitale. Une étude récente fournit des informations intéressantes sur ce point, du point de vue du monde de l’entreprise ; parmi les personnes interrogées, nombreuses sont celles qui considèrent que les améliorations possibles dans le secteur public viendront de l’innovation. Face à cette forte demande en ce qui concerne l’innovation dans le secteur public, la Commission européenne pilotera un Tableau de bord de l’innovation dans le secteur public, afin d’aider les États membres à échanger entre eux des exemples de bonnes pratiques.
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Cette année, le tableau de bord de l'Union de l'innovation montre que la plupart des États membres ont amélioré leur performance en termes d'innovation. C'est ce qui permet à l'Union européenne de maintenir une longueur d'avance sur les économies émergentes de la Chine, du Brésil, de l'Inde, de la Russie et de l'Afrique du Sud, mais cela ne suffit pas à combler le fossé qui sépare l'Europe des leaders de l'innovation : les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud. Plus d'efforts sont donc nécessaires pour faire face aux faiblesses de l'Europe. L'accent est mis en particulier sur les activités d'innovation dans les entreprises.
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L’innovation sociale peut répondre à des défis où la limite entre le social et l’économique s’estompe, mais elle ne peut le faire que par le truchement d’un financement adéquat. Un rapport récent recommande de présenter les perspectives de financement que des programmes publics de subventions, des fonds privés et des fondations caritatives peuvent offrir pour soutenir l'innovation sociale en Europe. Ce rapport formule également plusieurs recommandations pratiques pour de futurs programmes de financement et souligne que l’innovation sociale requiert une gamme de fonds allant du financement d’idées à la mise en œuvre à grande échelle, par exemple dans les domaines des soins, de l’éducation et de la mobilité.
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L’évaluation finale de l’initiative «Marchés porteurs pour l’Europe», qui vise à créer et développer des marchés pour des produits et services innovants, a conclu que cette stratégie n'a pas seulement obtenu des résultats concrets dans divers secteurs, mais qu’elle doit être élargie afin de stimuler la compétitivité de l’Europe.
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Les marchés publics permettent aux administrations et aux pouvoirs publics européens de jouer un rôle important dans la promotion de l’adoption de solutions innovantes et le développement de nouveaux marchés, tout en améliorant la qualité des services publics. La Commission européenne a lancé plusieurs initiatives visant à maximiser le potentiel d’innovation des marchés publics dans toute l’UE. Un récent appel de propositions au titre du programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation se concentre sur des domaines liés aux défis majeurs auxquels la société est confrontée.
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Pour l’Union européenne, l’innovation sociale peut fournir une contribution très importante afin de permettre à l’Europe de répondre aux défis du XXIe siècle. En ce sens, plusieurs initiatives ont récemment été avancées pour sensibiliser un large public à l’innovation sociale et encourager le secteur privé à s’y engager. Le lancement récent de l’initiative Social Innovation Europe a tenu une place centrale dans cette stratégie. En outre, les changements sociétaux créent de nouvelles opportunités commerciales pour développer des services et des produits nouveaux dans des secteurs, tels que les soins, les transports et l’éducation.
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L’innovation dans les services peut jouer un rôle important en matière de politique industrielle, car elle a le potentiel de transformer les entreprises européennes, contribuant dès lors fortement à la stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive. Ce sont là quelques-unes des conclusions majeures d’un rapport du groupe d’experts sur l’innovation dans les services dans l’UE, qui présente des recommandations dans cinq domaines pour atteindre cet objectif.
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Selon le nouveau tableau de bord de l’Union de l’innovation, l’Union européenne continue à progresser dans le domaine de l’innovation, mais perd du terrain par rapport à certains concurrents. C’est le signe que les États membres de l’Union doivent intensifier leurs efforts pour développer leur potentiel d’innovation, de façon à transformer les idées en de nouveaux emplois et en une croissance durable. En unissant leurs efforts dans le cadre de l’initiative phare de l’Union de l’innovation, les pays d’Europe devraient y arriver.
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Si la facturation électronique est synonyme d'économies considérables de temps et d'argent pour les clients et les entreprises, certains obstacles empêchent toujours son adoption massive. La Commission européenne a récemment proposé un plan visant à faire profiter pleinement l'Europe des avantages offerts par ce mode de facturation.
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La Commission européenne a dévoilé un plan ambitieux visant à stimuler le potentiel novateur de l'Europe et à traduire ainsi les idées en emplois et en croissance verte. Cette approche stratégique focalise les efforts sur des questions essentielles comme le changement climatique, l'énergie, la sécurité alimentaire, la santé et le vieillissement de la population. Elle vise en outre à renforcer la coopération entre les secteurs public et privé, tout en éliminant les entraves qui empêchent les idées de parvenir sur le marché.
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Les clusters sont devenus l'un des moteurs de développement économique et d'innovation de l'Union européenne (UE). Pourtant, selon une conférence récemment organisée à Bruxelles, ils doivent davantage tendre vers l'excellence et la qualité afin d'être compétitifs au niveau international. C'est ce à quoi l'UE aspire à travers une série d'initiatives, notamment de renforcement des liens entre recherche et industrie.
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L'industrie de la mode européenne est confrontée à une concurrence mondiale acharnée et une utilisation plus efficace des technologies de l'information et de la communication (TIC) peut permettre au secteur de relever ce défi en développant sa capacité d'innovation et sa compétitivité. Pour atteindre cet objectif, la Commission européenne a soutenu une initiative paneuropéenne visant à promouvoir des «chaînes d'approvisionnement numériques» continues pour divers secteurs de l'industrie et des services. Les entreprises du textile, de l'habillement et de la chaussure ont été parmi les premières à en bénéficier.
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L'innovation joue un rôle crucial dans le secteur européen des services, qui fait de plus en plus appel à la recherche et au développement, au brevetage et aux nouveaux modes de fonctionnement afin de devenir plus efficient et efficace. Cependant, nombreux sont ceux dans le secteur qui n'exploitent pas encore pleinement leur potentiel d'innovation et qui sont d'avis que le soutien à l'innovation qui leur est offert ne répond pas à leurs besoins. La rencontre annuelle de partenariat Europe INNOVA a étudié comment soutenir au mieux l'innovation dans les services.
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Seul le texte des articles peut être reproduit, à condition d'en mentionner la source: Magazine Entreprises & Industrie (http://ec.europa.eu/enterprise/magazine/index_fr.htm), © Union européenne, 2008 - 2012