19/04/11 Politique industrielle
Défense et sécurité, situation et perspectives du secteur

Si l’innovation et la compétitivité de l’industrie européenne de la défense sont indispensables à la concrétisation des objectifs de la politique de sécurité et de défense commune, ce secteur hautement sensible a souvent fait les frais d’une fragmentation du marché. Deux directives européennes renforceront désormais les fondations d’un marché européen des équipements de défense ouvert et compétitif, d’une part, et d’une base industrielle et technologique de défense européenne solide, efficace et durable, d’autre part. À l’occasion de la transposition de ces directives, une conférence de haut niveau, présidée conjointement par le vice-président de la Commission Antonio Tajani et le commissaire Michel Barnier, abordera les nouveaux enjeux de l’industrie.
L’industrie européenne de la défense et de la sécurité, vecteur d’emplois hautement qualifiés, contribue de manière significative à la sécurité des citoyens de l’Union et joue un rôle essentiel en ce qui concerne son autonomie et la coopération internationale. Elle stimule la croissance économique et implique des travaux de recherche et de développement d’avant-garde dans des domaines tels que l’électronique, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les transports, les biotechnologies et les nanotechnologies.De nombreuses nouvelles technologies conçues pour la défense sont également devenues des moteurs de croissance dans les secteurs civils, notamment les systèmes de géopositionnement par satellite et l’observation de la Terre. Par ailleurs, les entreprises qui produisent des équipements et des systèmes auxiliaires foisonnent dans toute l’Europe.
Perspectives d’avenir
Il est essentiel que le développement d’une base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) novatrice et compétitive s’opère dans un marché européen des équipements de défense ouvert et transparent pour atteindre les objectifs politiques de l’UE et des États membres et, en particulier, ceux de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC). À cet effet, plusieurs défis se profilent toutefois, notamment les coupes budgétaires qui ont lieu dans la quasi-totalité des États membres de l’UE, avec une incidence sur la passation de marchés et la recherche et le développement.
Fortement réglementée au niveau national en raison de son caractère critique, l’industrie de la défense diffère des autres secteurs économiques en ce qu’elle dépend presque entièrement des gouvernements nationaux. Le chiffre d’affaires de l’industrie est généré par l’État ou les exportations vers les pays tiers.
L’industrie se caractérise également par une fragmentation du marché qui obéit aux frontières nationales, tandis que les grandes entreprises sont concentrées dans seulement six pays: la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède, le Royaume-Uni et la France arrivant en tête. Les secteurs européens liés à la défense (principalement les activités de défense de secteurs tels que l’aéronautique, l’espace, l’électronique, les systèmes terrestres et la construction navale) sont très actifs sur les marchés extérieurs.
Cette situation entraîne des lourdeurs administratives, entrave l’innovation et crée beaucoup de doublons dans les programmes de défense et les projets de recherche. L’UE, par exemple, compte seize grands chantiers navals (pour trois aux États-Unis) et onze programmes de véhicules de combat blindés (pour deux aux États-Unis).
En outre, les systèmes nationaux de contrôle du transfert des équipements de défense dans d’autres États membres distinguent rarement les exportations vers les pays tiers et les transferts entre les États membres. L’absence d’un régime d’autorisation harmonisé entrave la sécurité de l’approvisionnement entre les États membres et coûte plus de 400 millions d’euros par an. De plus, l’industrie de la défense a été durement touchée par la crise financière, qui a entraîné une chute des budgets consacrés à la défense dans l’UE et un réexamen récurrent des stratégies de défense nationales des États membres.
Proposer des solutions
Pour ouvrir les marchés nationaux, réduire la fragmentation et augmenter la transparence et la compétitivité globale de l’industrie, la Commission européenne a adopté, en 2007, le paquet défense, y compris la communication «Stratégie pour une industrie européenne de défense plus forte et plus compétitive» et deux propositions de directives, approuvées par le Parlement et le Conseil en 2009. Ces deux directives – la directive sur les marchés publics de la sécurité et de la défense (2009/81/CE)
et la directive simplifiant les conditions des transferts de produits liés à la défense dans la Communauté (2009/43/CE)
– doivent être transposées dans les législations nationales cet été.
Améliorer l’efficacité des dépenses dans le domaine de la défense
La directive sur la passation des marchés coordonne les procédures de passation nationales et, par conséquent, simplifie le cadre réglementaire des marchés de la défense et de la sécurité en Europe. Elle adapte la législation de l’UE existante sur la passation de marchés publics aux spécificités de l’industrie de la défense, en particulier par des dispositions sur la sécurité de l’approvisionnement et de l’information, qui sont indispensables pour un secteur dont les activités, les fournitures et les services peuvent souvent s’avérer très critiques. La directive permet également d’avoir recours à des procédures de passation flexibles, un point important pour gérer la complexité d’un grand nombre d’acquisitions dans le domaine de la défense. Ces dispositions permettront aux États membres d’utiliser de nouvelles règles pour la plupart des marchés publics de la défense qui jusqu’à présent étaient exemptés des règles de l’UE en vertu de l’article 346 du TFUE.
Il importe de noter que la directive entraîne l’obligation de publier à l’échelle de l’UE les contrats supérieurs à une valeur donnée, sous-tendue par des procédures de passation non discriminatoires. Cette mesure encouragera une ouverture et une transparence plus grandes, renforcera l’efficacité des marchés publics et améliorera l’accès au marché des entreprises européennes d’autres États membres.
Promouvoir la coopération industrielle à l’échelle de l’UE
En revanche, la directive sur les transferts au sein de l’UE vise à établir un véritable marché européen des équipements de défense qui encourage les projets de production communs et améliore la compétitivité des entreprises de l’industrie de la défense de l’UE, sans sacrifier le contrôle des États membres sur les questions essentielles de défense et de sécurité. La directive y parviendra en instaurant une procédure d’autorisation harmonisée qui repose sur un ensemble commun de licences simplifiées et en imposant aux fournisseurs de produits liés à la défense des exigences de compte rendu harmonisées qui contribueront à augmenter leur transparence.
Ces dispositions encourageront les États membres à remplacer leurs licences individuelles existantes par des licences générales pour les transferts au sein de l’UE, où les risques de réexportations non autorisées vers des pays tiers sont limités. Par exemple, elles permettraient de couvrir les achats par les forces armées d’un autre État membre et les transferts de composants vers des entreprises certifiées dans le contexte de la coopération industrielle. Par ailleurs, les licences générales contribueront largement à réduire les tâches administratives pour les autorités chargées de délivrer les autorisations et pour les entreprises.
Dans l’ensemble, la directive appuiera la coopération industrielle transfrontalière en permettant aux industries de la défense de bénéficier de chaînes d’approvisionnement plus efficaces et plus prévisibles. Les PME, qui exercent souvent des activités de sous-traitance pour l’industrie de la défense, pourront plus facilement participer aux programmes transfrontaliers gérés par des intégrateurs de systèmes d’envergure. Par ailleurs, la sécurité de l’approvisionnement sera améliorée pour les forces armées de l’UE qui dépendent de livraisons transfrontalières.
Une stratégie dynamique est indispensable pour améliorer l’approche actuelle de l’Europe à l’égard de l’industrie de la défense. La transposition dans les législations nationales de ces deux directives, ainsi qu’une coopération renforcée, contribueront à accroître la compétitivité de l’industrie, à la préparer aux défis à venir et à promouvoir ses capacités d’innovation.
La défense en Europe au cœur des débats
Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat et Michel Barnier, commissaire du marché intérieur et des services, ont organisé une conférence de haut niveau sur les industries et les marchés de défense et de sécurité, qui aura lieu le 23 mai 2011 à Bruxelles.
La conférence vise principalement à donner un nouvel élan politique à la mise en œuvre et à l’application des deux directives du paquet défense mentionnées dans l’article et à débattre entre hauts responsables politiques des possibilités d’encourager, en période d’austérité budgétaire, la création de la base industrielle et technologique compétitive nécessaire pour appuyer la politique de sécurité et de défense commune, ainsi que les objectifs stratégiques des États membres.
La conférence se composera de deux tables rondes, l’une consacrée aux marchés, l’autre aux industries. La première table ronde abordera les questions relatives aux marchés. La conférence suivra le fil conducteur des possibilités d’instituer un marché européen des équipements de défense à part entière et d’assurer son efficacité sur la base du contexte existant. Elle examinera également les mesures à prendre et leurs auteurs. Elle se concentrera sur le cadre réglementaire et sur la demande du marché.
Le commissaire Michel Barnier participera à la première table ronde avec Paolo Romani, ministre italien de l’industrie, Andreas Schwab, eurodéputé, Antoine Bouvier, PDG de MBDA, Victor Chavez, PDG de Thales au Royaume-Uni et Claude-France Arnould, chef exécutif de l’Agence européenne de défense.
La deuxième table ronde débattra de l’avenir de la BITDE, en particulier des possibilités d’assurer la compétitivité de l’industrie européenne de la défense dans le contexte économique et budgétaire actuel. Elle se concentrera sur la question suivante: quelles mesures l’UE devrait-elle prendre pour garantir la base industrielle et technologique compétitive nécessaire pour appuyer les États membres et les objectifs stratégiques plus larges de l’UE, en particulier, dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune?
La deuxième table ronde réunira Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne, Sten Tolgfors, ministre de la défense suédois, Guido Crosetto, sous-secrétaire italien à la défense, Arnaud Danjean, président de la sous-commission «Sécurité et défense» du Parlement européen, Pierfrancesco Guargaglini, président de Finmeccanica, et Domingo Ureña Raso, président de l’Aerospace and Defence Industries Association of Europe.
Le programme complet de la conférence est disponible à l’adresse suivante: http://ec.europa.eu/internal_market/publicprocurement/docs/defence/conference20110523/programme_en.pdf 
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Les entreprises de construction qui souhaitent étendre leurs activités dans un autre État membre de l'UE doivent être conscientes des défis qu'elles pourraient rencontrer. Les exigences en matière d'emploi, d'environnement et de sécurité peuvent être différentes, tout comme celles relatives aux produits et matériaux de construction. La Commission européenne a lancé plusieurs initiatives pour aider les entreprises à surmonter ces difficultés, en mettant à disposition des entreprises de construction les informations dont elles ont besoin pour réussir dans d'autres pays de l'UE.
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Seulement quelques mois après le plan de la Commission européenne pour augmenter la contribution de l'industrie au PIB de l'UE du 16 au 20% d'ici 2020, une conférence sur la Politique industrielle, fixée au 6 juin à Bruxelles, mettra l'accent sur les progrès réalisés jusqu'ici et quelles nouvelles mesures d'urgence peuvent apporter des avantages immédiats pour aider à restaurer la croissance industrielle.
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Depuis près de 30 ans, les marchandises circulent librement en Europe, à une seule condition : que les producteurs puissent fournir la garantie que leurs produits (par exemple, des sèche-cheveux, jouets, smartphones, téléviseurs, machines à laver, etc.) sont sûrs. L’une des façons qui permet de faire respecter cette condition, c'est de tester et de certifier les produits selon les « exigences essentielles » de la législation applicable auprès des organismes figurant dans la base de données appelée NANDO. Ces organisations fournissent des services d'évaluation de conformité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'UE et participent donc à protéger les citoyens et les entreprises européennes.
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Bien que nous profitions de la libre circulation des biens dans le marché intérieur, plus de 15 000 règlementations techniques nationales peuvent empêcher les entreprises de vendre facilement leurs produits — de la bicyclette aux denrées alimentaires — dans d'autres États membres. Cependant, il existe un outil préventif qui permet aux entreprises d'anticiper la création de telles barrières aux échanges: la procédure de notification au titre de la directive 98/34/CE, qui impose de mettre en suspens les nouvelles réglementations techniques avant leur adoption de façon à éviter les entraves aux échanges.
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Un récent rapport montre que l'initiative prise en 2009 par la Commission européenne en vue d'harmoniser les chargeurs pour téléphone portable porte ses fruits. Grâce à l'accord, qui a été conclu avec les fabricants de téléphones portables par le biais d'un protocole d'entente, la grande majorité des nouveaux appareils mis sur le marché aujourd'hui prend en charge un chargeur compatible via la technologie micro-USB. Malheureusement, ce protocole d'entente a expiré fin 2012. Dans une interview à Enterprise & Industry Magazine, le vice-Président de la Commission européenne, Monsieur Antonio Tajani, a souligné l'importance de standardiser les chargeurs électroniques et a parlé des mesures que la Commission est prête à prendre pour obtenir des résultats.
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Les économies ayant la plus forte croissance au monde ne se trouvent pas en Europe. C’est la raison pour laquelle la Commission européenne s’est engagée à ouvrir les portes aux entreprises européennes dans le monde entier. La Commission a envoyé des représentants et des délégations commerciales sur les marchés émergents d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Les connaissances qu’ils acquièrent aideront les PME européennes à profiter de la croissance externe qui, à son tour, stimulera la croissance ici, en Europe.
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Tous les pays ont le droit d'adopter certaines réglementations techniques pour atteindre des objectifs légitimes (par exemple, veiller à la santé publique ou à la protection de l'environnement et des consommateurs). L'accord OTC (Obstacles techniques au commerce) permet, lui, d'éviter les mesures protectionnistes injustes. Administré par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'accord OTC informe les entreprises européennes des nouveaux règlements sur le point de voir le jour et encourage l'harmonisation mondiale et la reconnaissance mutuelle. Les entreprises européennes peuvent contribuer au travail de la Commission européenne sur la prévention des obstacles techniques au commerce. Cette collaboration est un atout pour les grandes entreprises comme pour les petites.
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C'est parce que les jouets sont des produits à destination des enfants qu'il est important d'avoir des règles supplémentaires pour assurer leur sécurité. C'est pourquoi les Pays-Bas, l'un des principaux points d'entrée des jouets au sein de l'UE, se sont associés à la Chine, l'une des principales sources d'importations de jouets dans l'UE, pour signer un plan d'action intitulé « Cooperation in the field of toy safety » (Coopération dans le domaine de la sécurité des jouets). Cette collaboration entend promouvoir la sécurité des jouets et, par extension, la sécurité des enfants.
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L'Europe a plus que jamais besoin de son économie réelle pour soutenir la reprise économique en cours. Par conséquent, les actions de l'UE viseront à inverser la tendance actuelle qui est à la baisse, et à promouvoir la réindustrialisation de l'Europe. L'industrie représente actuellement environ 16% du PIB de l'UE. La Commission européenne s'est ainsi fixée l'objectif suivant : la part de l'industrie dans le PIB devra se situer autour de 20% d'ici à 2020.
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La Commission européenne développe des méthodes pour un remodelage radical de l’industrie européenne afin de stimuler la croissance durable et créer des emplois. Dans cette optique, elle a lancé une consultation publique et demandé aux parties prenantes de fournir leurs contributions à une révision de mi-parcours de sa communication sur la politique industrielle. Cette révision sera axée sur le développement d’un nombre limité de nouvelles initiatives permettant de fournir des résultats conséquents à court et moyen terme.
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Une conférence a réuni pendant deux jours à Bruxelles acteurs clés et décideurs politiques pour qu’ils discutent des enjeux et des opportunités en matière d’innovation dans le domaine de la santé. L’accès aux informations sur les brevets et le développement des capacités au niveau local étaient deux des thèmes les plus intéressants de la session "Amélioration de l’accès aux médicaments en Afrique: où sont les solutions, sur place ou à l’étranger?"
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L’approvisionnement durable des matières premières est un sujet de premier plan étant donné qu’il peut fournir une contribution clé dans divers domaines allant du développement à la compétitivité industrielle. Les trois thèmes principaux abordés lors de la Conférence de haut niveau relative au partenariat Afrique-UE sur les matières premières ont été les suivants : la bonne gouvernance, les investissements & infrastructures et les connaissances & compétences géologiques.
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Le lancement réussi des deux premiers satellites Galileo opérationnels, le 21 octobre 2011, confirme l’arrivée de l’Europe sur la scène mondiale de la navigation par satellite. Au-delà du prestige, ce qui est en jeu, ce sont la croissance et les emplois, des priorités clés dans la conjoncture économique actuelle. Les systèmes de navigation par satellite jouent un rôle de plus en plus important dans l’économie mondiale et dans la vie des citoyens. Galileo peut être bénéfique tant pour les citoyens européens que pour les entreprises de tous les secteurs.
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Le soutien de la compétitivité de l’Europe nécessite de politiques solides en faveur de l’industrie et des PME à l’échelon national et d’une coordination efficace au niveau de l’Union européenne. À cet égard, la Commission européenne est prête à promouvoir et contrôler les améliorations structurelles pouvant jouer un rôle clé pour garantir une croissance durable. Deux rapports récents offrent un point de vue précieux sur la situation actuelle dans toute l’Europe, en identifiant également des domaines d’action clés.
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Seul le texte des articles peut être reproduit, à condition d'en mentionner la source: Magazine Entreprises & Industrie (http://ec.europa.eu/enterprise/magazine/index_fr.htm), © Union européenne, 2008 - 2012