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30/04/12 Compétitivité, énergie et environnement

Des projets pour une industrie durable et compétitive

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L’initiative SILC pour une industrie durable à faibles émissions de carbone aide les industries manufacturières européennes fortement consommatrices d’énergie à concilier des objectifs économiques et environnementaux grâce à une meilleure maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. SILC, mécanisme de subvention européen, promeut le développement de mesures innovantes afin de réduire l’intensité de carbone et de créer de nouveaux marchés et emplois. L’objectif est ainsi d’assurer la compétitivité de l’Europe tout en luttant contre le changement climatique.

La tarification des émissions de carbone et la hausse des prix des ressources naturelles font de l’initiative SILC pour une industrie durable à faibles émissions de carbone une opportunité en or pour accroître l’efficacité carbone dans l’industrie. Non seulement l’initiative SILC aide à la protection de l’environnement, mais elle donne également aux industries européennes de bonnes opportunités afin d’engendrer une croissance durable.

« Il n'y aura pas de développement durable sans compétitivité » a déclaré Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne lors de la présentation de la 'Politique industrielle intégrée à l’ère de la mondialisation', "et il n'y aura pas de compétitivité à long terme sans développement durable. Et il n'y aura ni l'un ni l'autre sans un bond en avant dans l'innovation."

Ensemble, ces objectifs garantissent la compétitivité des industries européennes à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne, tout en atténuant l’impact environnemental global des industries.

Renforcer la compétitivité et l’innovation

L’initiative SILC contribue activement aux objectifs de croissance de la stratégie 'Europe 2020' et de sa nouvelle politique industrielle. Elle vise à garantir la prospérité des industries tout en évitant tout impact négatif sur l’environnement.

Grâce à la mise en œuvre de l’initiative SILC en deux phases, les industries européennes ont la possibilité de mettre rapidement en place les actions les plus urgentes dans l’immédiat ou à court terme (SILC I), tout en disposant aussi d'une perspective pour les mesures qui nécessitent un développement et une mise en œuvre plus longs (SILC II).

Avec SILC, les mesures d’innovation seront développées par des consortia formés d’acteurs industriels. L’UE participera au financement des projets à hauteur de 75%, facilitant ainsi l’implémentation et le développement de la recherche pour une plus grande efficacité dans l’industrie.

En mettant l’accent sur le renforcement de la compétitivité et de l’innovation, l’initiative SILC doit être considérée en étroite relation avec le système européen d’échange de quotas d’émissions (SCEQE). Ce dernier, élément fondateur de la politique européenne de lutte contre le changement climatique, est basé sur un mécanisme de 'plafonnement et échange' et crée des mesures incitant les industries énergivores à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. A cet effet, le SCEQE récompense la mise en place de mesures innovantes élaborées dans le cadre de l’initiative SILC. Ces mesures aideront à alléger les charges économiques des industries tout en créant de nouveaux marchés. De plus, SILC intervient à un moment où les coûts de production augmentent et la dégradation de l’environnement s’aggrave, faisant ainsi des investissements durables un impératif pour l’avenir.

Appel à propositions de projets innovants

Dans le cadre de l’actuel appel à propositions SILC I, des candidatures peuvent être envoyées à la Commission européenne jusqu’au 25 juin 2012. Cet appel à propositions, ainsi que le prochain appel prévu pour 2013, est destiné à déterminer quelles mesures d’innovation peuvent être déployées à court terme afin de réduire l’intensité carbone des installations industrielles, et ce, sans nécessiter de programme de démonstration avant leur mise en œuvre.

Les mesures d’innovation peuvent être d’ordre technologique (telles que des systèmes de récupération de chaleur résiduelle, carburants alternatifs, techniques de réduction) et non technologique (telles que l’étude d’options pour l’amélioration des processus en entreprise, et le recours à des formes de financement alternatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre).

Tout document relatif à la procédure de candidature pour le dépôt de proposition pour l’initiative SILC est disponible sur le site de la Commission européenne.

La prochaine phase, SILC II, prévue pour la période 2014-2020, est axée sur la recherche de possibles percées technologiques nécessitant une validation à long terme avant leur déploiement.

D’un point de vue général, les deux phases de l’initiative SILC amélioreront à court et à long terme la compétitivité des industries européennes tout en réorientant la politique mondiale en matière de changement climatique dans la bonne direction. En tant que moteur des changements industriels, SILC renforcera la productivité et permettra d’exploiter les opportunités commerciales qui résulteront de la transition vers une économie qui soit plus durable, économe en énergie et à faibles émissions de carbone.

L’initiative SILC profite aux PME

L’initiative SILC ne profitera pas seulement aux grandes entreprises, mais également aux petites et moyennes entreprises (PME).

Selon les récentes données de l’Eurobaromètre, les PME ont plus de difficultés pour se conformer à la législation environnementale que les grandes entreprises. Le manque d’expertise, de longues procédures d’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits et le manque de demande de la part des consommateurs représentent, selon cette enquête, les principaux freins au développement durable des PME.

L’initiative SILC contribue à compenser ces problèmes en finançant et facilitant l’innovation qui profitera ainsi particulièrement aux PME. En effet, les PME tireront avantage non seulement de l’implémentation de nouvelles technologies économes en ressources, mais également de la conception et réalisation de produits écologiques exigés par les marchés.

Dans ce contexte, il convient de rappeler l’importance des PME dans l’économie de l’UE. En effet, il y a environ 23 millions de PME dans l’UE, soit 99% de toutes les entreprises. Leur vitalité est indispensable pour l’initiative Europe 2020 et le plan de l’UE pour une croissance durable.

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