Aide Humanitaire et Protection Civile

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Sierra Leone

Un membre du personnel du centre de traitement d’Ébola à Kambia, au Sierra Leone, géré par IMC et cofinancé par ECHO. © Union européenne/ECHO/Isabel Coello

Quels sont les besoins ?

Un peu plus de dix ans après la fin d’une décennie de guerre civile dévastatrice, le Sierra Leone s’est retrouvé confronté à une autre crise majeure – une épidémie d’Ébola aux proportions sans précédent.

En raison de son mauvais système de santé, le Sierra Leone enregistre donc des taux extrêmement élevés de mortalité infantile et maternelle. Incapable initialement de diagnostiquer et répondre à la crise émergente liée au virus Ébola, le pays aura été le plus affecté de la région.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), depuis l’annonce officielle du premier cas en mars 2014, le Sierra Leone a enregistré 14 122 cas d’Ébola et 3955 décès. Le 7 novembre 2015, le pays a déclaré la fin de la propagation d’Ébola. Néanmoins, le risque de réapparition de la maladie est élevé et de petits foyers peuvent émerger, comme lorsqu’un nouveau cas d’infection a été confirmé par les autorités le 15 janvier 2016.

Outre cette tragédie humaine, l’épidémie a eu des effets dévastateurs sur la sécurité, l’économie et les systèmes de santé de l’ensemble des pays de l’Union du fleuve Mano (qui réunit la Guinée, le Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire).

L’épidémie étant sous contrôle dans la région, les besoins se déplacent progressivement vers le rétablissement de ces pays. Il est crucial de renforcer les systèmes de santé et de développer des systèmes de préparation et de réponse d’urgence efficaces. Le système de veille, les capacités des laboratoires, les unités d’isolement et les mécanismes de réponse rapide sont en train d’être renforcés de sorte à pouvoir réagir de façon appropriée à d’autres épidémies.

D’autres maladies sont courantes en Afrique de l’Ouest et sa ceinture sahélienne, où l’on dénombre chaque année, au moins 300 000 cas de choléra, sans compter les innombrables cas non signalés. En 2012, le Sierra Leone a dû faire face à une épidémie de choléra transfrontalière qui aura fait plus de 22 000 malades et plus de 300 décès.

En quoi consiste notre aide ?

L’UE s’est employée à faire face à la crise engendrée par le virus Ébola dès ses prémices. Elle a mobilisé toutes les ressources politiques, financières et scientifiques disponibles pour aider à contenir, maîtriser, traiter et, en fin de compte, vaincre le virus Ébola.

Depuis mars 2014, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile a mobilisé près de € 70 millions d’aide humanitaire pour couvrir les besoins les plus urgents dans l’ensemble des pays affectés.

Ces fonds ont été investis dans les activités d’organisations humanitaires partenaires, notamment l’ONU, d’organisations internationales et d’ONG.

Au Sierra Leone, la Commission a apporté son soutien financier à la gestion des ‘centres de traitement d’Ébola’, ainsi qu’aux efforts de sensibilisation auprès des communautés, aux activités de mobilisation sociale, aux projets de rétablissement des moyens de subsistance et de prestation des services de santé.

La contribution financière totale de l’UE à la lutte contre l’épidémie d’Ébola s’élève à plus de € 2 milliards. Ce montant comprend les fonds contribués par les États membres pour le financement de mesures d’urgence et de rétablissement.

Avant l’épidémie d’Ébola, l’UE s’était investie dans la lutte contre d’autres épidémies dans la région. La Commission a défendu une approche dite du « bouclier et coup de poing » dans toute la région, qui consiste à associer des mesures de prévention à une détection, une réaction et un traitement précoces. Elle comprend également une surveillance épidémiologique transfrontalière et un renforcement capacitaire des autorités sanitaires.

Dernière mise à jour 18/01/2016