Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Sénégal

© Union européenne/ECHO/Anouk Delafortrie
Introduction

Le Sénégal se caractérise par des vulnérabilités chroniques et des risques saisonniers, en particulier dans les régions du nord et de l’est du pays, où l’insécurité alimentaire est forte et les taux de malnutrition aiguë dépassent régulièrement les seuils d’urgence. On estime que 829 000 personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence pendant la période de soudure. Le Sénégal est en outre directement exposé à des risques d’épidémies, d’inondations et de sécheresse.

Quels sont les besoins ?

Environ 38% de la population sénégalaise vit sous le seuil de pauvreté. Une partie de son territoire se situe dans la bande du Sahel, où les récurrents chocs climatiques et crises alimentaires ont érodé la résilience des populations les plus vulnérables. Quatre régions du pays enregistrent des taux très élevés de malnutrition aiguë sévère qui dépassent le seuil d’urgence - 2% des enfants de moins de cinq ans – tel que défini par l’Organisation mondiale de la santé.

Le contexte sanitaire du pays se caractérise également par des taux de morbidité et mortalité élevés chez les mères et l’anémie est un réel problème de santé publique, qui affecte 60% des femmes (FAO). Un faible accès aux soins de santé renforce le risque de voir se développer des maladies comme le choléra, la malaria, etc.

En outre, les inondations au Sénégal sont de plus en plus fréquentes. Chaque année, entre 200 000 et 500 000 personnes en sont victimes. Il est donc urgent de renforcer les capacités locales en matière d’analyse des risques, de préparation aux catastrophes, notamment en ce qui concerne les systèmes d’alerte précoce et la réponse aux catastrophes.

Carte Sénégal
En quoi consiste notre aide ?

En 2017, l’aide humanitaire européenne a alloué € 4,1 millions au Sénégal, dont € 2,1 millions sont directement consacrés à une aide alimentaire et nutritionnelle, € 1 million à la réduction des risques de catastrophe et € 1 million au renforcement de la résilience et à la création de liens entre aide humanitaire et développement sur le long terme.

Le bureau de la Commission européenne chargé de l’aide humanitaire est l’un des principaux bailleurs de fonds soutenant la gestion de la malnutrition aiguë sévère. L’aide humanitaire de l’UE contribue au traitement de 20 400 enfants dénutris de moins de cinq ans (soit 17% des enfants affectés par la malnutrition). Ces actions sont menées sur le terrain par les partenaires humanitaires de la Commission, qui apportent leur soutien aux centres de santé traitant les enfants gravement dénutris. La Commission finance également une aide alimentaire sous la forme de dons en nature et de transferts d’espèces pour les familles vulnérables vivant dans les zones à risque.

En ce qui concerne la réduction des risques de catastrophe, la Commission européenne soutient ses partenaires dans les zones géographiques les plus affectées par l’insécurité alimentaire et la dénutrition. L’objectif de cette aide est, d’une part, de renforcer la résilience des populations face aux multiples risques auxquelles elles sont confrontées et, d’autre part, de renforcer les moyens nationaux et locaux en matière d’analyse, de préparation et de réponse aux catastrophes naturelles, notamment pour la mise en place de systèmes d’alerte précoce fonctionnels et de services résilients face aux chocs, dans le domaine de la santé et de la dénutrition.

Outre la couverture des besoins immédiats les plus urgents, le service humanitaire de la Commission collabore aussi étroitement avec les acteurs du développement afin de renforcer la résilience des populations les plus vulnérables. La Commission est également investie dans l’Alliance globale pour l’initiative résilience (AGIR) qui s’est fixé comme objectif d’atteindre ‘zéro faim’ d’ici 2032 dans le Sahel.

Dernière mise à jour 08/09/2017