Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Liberia

Des enfants lisant une affiche contenant des messages de prévention face au virus Ébola. Libéria, 2015. © UNICEF

Quels sont les besoins?

Le Libéria est l’un des pays les moins développés au monde et qui enregistre des taux élevés de mortalité infantile et maternelle. Deux tiers des Libériens vivent avec moins d’un dollar US par jour et, parmi les pays n’étant plus en guerre, le Libéria détient le record du nombre d’enfants non-scolarisés.

Le Libéria est l’un des pays les plus affectés par la récente épidémie d’Ébola – la plus importante jamais enregistrée. Le premier cas fut identifié le 30 mars 2014. Jusqu’au 9 mai 2015, date à laquelle le pays fut déclaré exempt d’Ébola, il y aura eu 10 675 cas – 4809 personnes étant décédées des suites de la maladie.

L’annonce d’exemption est suivie d’une période de 90 jours de surveillance accrue avant que la maladie puisse être considérée comme totalement vaincue. Le risque de réinfection persiste en Afrique de l’Ouest, en particulier puisque le virus est toujours présent parmi la faune d’Afrique de l’Ouest. Pour cette raison, les capacités de détection, de diagnostic, d’isolement et de traitement du virus doivent être maintenues.

Outre la tragédie humaine, la maladie a eu des effets dévastateurs sur l’économie et les systèmes de santé de tous les pays de l’Union du fleuve Mano (qui réunit la Guinée, le Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire).

L’épidémie étant sous contrôle dans la région, les besoins se situent désormais au niveau d’un rétablissement dans ces pays. Il est crucial de renforcer les systèmes de santé et de développer des systèmes de préparation et de réponse d’urgence efficaces. Actuellement, le système de veille, les capacités des laboratoires, les unités d’isolement et les mécanismes de réponse rapide sont en train d’être renforcés de sorte à pouvoir réagir de façon appropriée aux futures épidémies.

En quoi consiste notre aide?

L’UE s’est employée à faire face à la crise engendrée par le virus Ébola dès ses prémices. Elle a mobilisé toutes les ressources politiques, financières et scientifiques disponibles pour aider à contenir, contrôler, traiter et, en fin de compte, vaincre le virus Ébola.

Depuis mars 2014, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile a mobilisé près de € 70 millions d’aide humanitaire pour couvrir les besoins les plus urgents dans l’ensemble des pays affectés.

Les fonds ont été investis dans les activités d’organisations humanitaires partenaires, y compris l’ONU, d’organisations internationales et d’ONG.

Au Libéria, la Commission a apporté son soutien financier à la gestion des ‘centres de traitement d’Ébola’, ainsi qu’aux efforts de sensibilisation auprès des communautés, aux activités de mobilisation sociale, aux projets de rétablissement des moyens de subsistance et de prestation des services de santé. Plus récemment, elle a soutenu la formation de personnel hospitalier à la gestion clinique des effets secondaires d’Ébola.

La contribution financière totale de l’UE à la lutte contre l’épidémie d’Ébola s’élève à plus de € 2 milliards. Ce montant comprend les fonds contribués par les États membres pour le financement de mesures d’urgence et de rétablissement.

En outre, la Commission continue de financer un programme transfrontalier des deux côtés de la frontière entre le Libéria et la Côte d’Ivoire, visant à renforcer la cohésion sociale et la sécurité alimentaire des réfugiés, rapatriés et communautés d’accueil (c’est dans cette région que de nombreux Ivoiriens ont trouvé refuge après les violences post-électorales de 2010 dans leurs pays d’origine). Étant donné le risque réel d’instabilité sociale et d’insécurité, la Commission européenne continue de surveiller la situation de près.

Dernière mise à jour 18/01/2016