Aide Humanitaire et Protection Civile

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Kenya

Au plus fort de la crise de la Corne de l’Afrique, Dadaab a enregistré un important afflux de réfugiés, en provenance principalement de Somalie. À l’heure actuelle, le camp est le plus grand camp de réfugiés au monde. Crédit photo : Union européenne/ECHO/Daniel Dickinson

Quels sont les besoins ?

Le nord du Kenya est exposé aux vagues de sécheresse et aux inondations, fréquentes dans la Corne de l’Afrique. Les populations, essentiellement pastorales, qui vivent dans ces régions arides et semi-arides, ont été progressivement affaiblies par les vagues de sécheresse, qui diminuent leurs moyens de subsistance et renforcent leur vulnérabilité. Les pertes de bétail dues à la sécheresse, à l’absence de stratégie de développement durable et à la croissance démographique, ont appauvri un grand nombre de ces communautés.

L’insécurité alimentaire et le manque d’accès à l’eau et aux services d’assainissement et de santé contribuent aux taux élevés de malnutrition, qui constituent un problème majeur dans le nord du Kenya. L’insécurité et le sous-développement, ainsi que des périodes de récupération très courtes, voire inexistantes, entre les vagues de sécheresse, ont fait perdre à des millions de personnes, leurs animaux d’élevage, soit leur principal moyen de subsistance.

Le Kenya accueille près de 600 000 réfugiés, dont plus de 355 000 vivent à Dadaab, le plus grand camp de réfugiés au monde, situé dans le nord-est du pays. Les conflits dans les pays voisins, notamment au Soudan du Sud et en Somalie, ont entraîné un afflux de demandeurs d’asile dans les camps de réfugiés de Kakuma et de Dadaab. Les réfugiés, au Kenya, dépendent principalement de l’aide humanitaire, car ils ne sont pas autorisés à travailler.

En quoi consiste notre aide ?

La Commission apporte son soutien, depuis de nombreuses années, aux populations touchées par la sécheresse, dans les régions arides et semi-arides du pays. Dans les situations d’urgence, la Commission européenne met en place des programmes de secours axés sur les populations les plus vulnérables. Elle fournit notamment des services de santé de base, une assistance alimentaire, et intègre des activités de nutrition dans le système de santé.

Les populations averties des épisodes de sécheresse sont mieux à même de préparer une réponse adaptée et rapide. La Commission investit dans des activités de préparation, qui comprend une surveillance d’indicateurs clés, comme la disponibilité en eau, la santé animale, les conflits liés au partage des ressources et l’amélioration des systèmes permettant de prédire les vagues de sécheresse, en collaboration étroite avec la délégation de l’Union européenne au Kenya et son partenaire, l’Autorité nationale de gestion de la sécheresse.

Au Kenya, l’aide humanitaire de la Commission européenne cible aussi les réfugiés, en provenance principalement du Soudan du Sud et de Somalie, ainsi que leurs communautés d’accueil. La Commission a octroyé des fonds substantiels, sur plusieurs années, aux camps de réfugiés de Dadaab et Kakuma. Ces fonds ont principalement permis d’organiser une assistance alimentaire et des soins de santé de base, de construire des latrines et de réhabiliter les systèmes d’approvisionnement en eau.

Enfin, dans le nord du Kenya, la Commission européenne gère aussi ECHO Flight, un service humanitaire aérien qui facilite l’accès aux zones reculées, pour les partenaires humanitaires et autres agences.

Dernière mise à jour 20/05/2016