Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Guinée

Mariame, 16 ans, a perdu sa mère et sa grand-mère dans l’épidémie d’Ébola. Elle reçoit un soutien psychologique au centre de traitement. © Sylvain Cherkaoui/Cosmos for Alima

Quels sont les besoins?

La Guinée dispose de richesses minérales, néanmoins le pays se classe parmi les pays les plus pauvres et les moins développés du monde. L’épidémie d’Ébola en Afrique de l’Ouest – la plus importante jamais enregistrée – a débuté dans les régions forestières du sud-est de la Guinée, vers la fin de l’année 2012. Depuis lors et jusqu’en décembre 2015, il y a eu 3804 cas d’Ébola et 2536 décès, d’après les chiffres de l’ONU. Outre cette tragédie humaine, la maladie a eu des effets dévastateurs sur la sécurité, les économies et les systèmes de santé de toute la région.

L’épidémie étant désormais sous contrôle dans l’ensemble de la région, il est primordial qu’un système de surveillance communautaire efficace soit mis en place, doté d’alertes de vie et de mort, et que les organisations internationales d’implémentation maintiennent leur soutien sur la durée aux équipes de santé, afin de s’assurer que les prélèvements soient correctement effectués sur les cadavres et que chaque cas suspect d’Ébola soit signalé. 

En quoi consiste notre aide?

L’UE s’est employée à faire face à la crise engendrée par le virus Ébola dès ses prémices. Elle a mobilisé toutes les ressources politiques, financières et scientifiques disponibles pour aider à contenir, maîtriser, traiter et, en fin de compte, vaincre le virus Ébola.

Depuis mars 2014, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile a mobilisé près de € 70 millions d’aide humanitaire pour couvrir les besoins les plus urgents dans l’ensemble des pays affectés. L’aide de l’UE a permis de soutenir les efforts de veille, de diagnostic, de traitement et d’approvisionnement en fournitures médicales. Elle a aussi facilité le déploiement de personnel médical et infirmier, ainsi que la formation de travailleurs de la santé. Enfin, elle a soutenu les efforts de sensibilisation auprès des populations et de promotion d’enterrements respectant les normes de sécurité requises.

Ces fonds ont été investis dans les activités d’organisations humanitaires partenaires, notamment l’ONU, d’organisations internationales et d’ONG.

La contribution financière totale de l’UE à la lutte contre l’épidémie d’Ébola s’élève à plus de € 2 milliards. Ce montant comprend les fonds contribués par les États membres pour le financement de mesures d’urgence et de rétablissement.

Avant l’épidémie d’Ébola, l’UE s’était investie dans la lutte contre d’autres épidémies dans la région, comme les épidémies de méningite, de fièvre jaune et, surtout, de choléra. Le choléra, ce sont  100 000 personnes infectées chaque année en Afrique de l’Ouest. La Commission a défendu une approche dite du « bouclier et coup de poing » dans toute la région, qui consiste à associer des mesures de prévention à une détection, une réaction et un traitement précoces. Elle comprend également un investissement dans une surveillance épidémiologique transfrontalière et dans le renforcement capacitaire des autorités sanitaires. Cette approche a permis de freiner l’épidémie de choléra en 2012 en Guinée, qui avait infecté 8000 Guinéens et fait 100 décès.

Dernière mise à jour 10/07/2017