Aide Humanitaire et Protection Civile

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Guinée-Bissau

Quels sont les besoins?

Depuis qu'elle est devenue indépendante du Portugal, en 1974, la Guinée-Bissau a connu coup d'État sur coup d'État, ce qui a entraîné une instabilité chronique et une absence d'investissements et de services de base. Ce pays, qui figure parmi les plus pauvres du monde, occupe la cinquième place pour le taux de mortalité infantile. L'UE ne reconnaissant pas le gouvernement de transition porté au pouvoir après le dernier coup d'État, en avril 2012, seules l'aide destinée aux populations dans le besoin et l'aide d'urgence sont maintenues. L'action menée contre l'épidémie de choléra, qui se propage depuis août 2012, s'avère difficile. Plus de 4 000 personnes sont infectées, et plus d'une quarantaine sont mortes. En août 2013, le pays a dû demander une aide alimentaire à la suite de la chute du prix mondial de son principal produit d'exportation, la noix de cajou, et la moitié de la population est confrontée à une pénurie alimentaire.

Quelle est notre action?

La Commission européenne a élaboré une stratégie régionale pour détecter les épidémies de choléra et y réagir rapidement. Cette stratégie couvre plusieurs pays de la côte ouest-africaine, dont la Guinée-Bissau, où le choléra est endémique et se propage au-delà des frontières. Le service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO) soutient ses organismes partenaires pour améliorer la détection, le traitement et le signalement des cas de choléra dans le pays. Bien que le nombre de cas reste limité, l'épidémie s'est étendue à de nouvelles zones isolées, où l'accès aux soins de santé est réduit. En attendant une analyse plus approfondie de la situation du pays en matière de sécurité alimentaire, ECHO examine avec des organismes de développement les moyens de diminuer la mortalité infantile et maternelle, qui est extrêmement élevée.