Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Tchad

La Commission soutient ses partenaires, comme le Programme alimentaire mondial de l’ONU, dans leur réponse aux besoins en matière de sécurité alimentaire et dénutrition, deux points figurant parmi les principaux défis humanitaires auxquels se trouve confronté le Tchad. © PAM/Rein Skullerud

Quels sont les besoins ?

La population tchadienne est confrontée à une crise humanitaire complexe trouvant ses racines dans le sous-développement structurel du pays (le Tchad occupe la 186e place dans l’Indice de développement humain, sur un total de 188 pays), les catastrophes naturelles comme la sécheresse qui devrait empirer avec le changement climatique, les épidémies de maladies et le débordement des conflits sévissant dans le nord-est du Nigéria (bassin du lac Tchad), en République centrafricaine (RCA), au Soudan et en Libye.

Les violences ont déstabilisé l’entièreté du bassin du lac Tchad, y compris le nord-est du Nigéria, certaines régions du Niger et du Cameroun, et la région du lac au Tchad. Les attaques perpétrées par Boko Haram dans les villages frontaliers du Nigéria ont contraint quelque 119 000 personnes au déplacement. L’est du Tchad est affecté par les déplacements forcés et durables de personnes originaires de la région du Darfour au Soudan ; plus de 300 000 réfugiés soudanais vivent dans l’est du Tchad depuis plus de dix ans.

Le sud du Tchad est affecté, quant à lui, par l’instabilité durable de la RCA. Cette région accueille plus de 70 000 réfugiés centrafricains depuis 2013, sans aucune réelle perspective de retour dans l’immédiat. Le centre du pays appartient à la région du Sahel, qui connaît des crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes ; cette région est toujours en plein processus de rétablissement après les inondations qu’elle a essuyées en 2015 et 2016 en raison du phénomène climatique El Niño.

Le Tchad détient des taux parmi les plus élevés de malnutrition aiguë sévère (MAS) dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest et centrale (2,6 %). L’UNICEF estime qu’en 2017, plus de 200 000 enfants souffrant de MAS ont besoin d’un traitement nutritionnel.

Au total, 4 millions de personnes devraient souffrir de l’insécurité alimentaire au Tchad au cours de la période de soudure de 2017. 900 000 d’entre elles souffriront d’insécurité alimentaire sévère et devraient avoir besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne vient en aide au Tchad depuis 1994. Depuis 2013, elle a alloué à ce pays environ € 242 millions en soutien aux populations affectées par les diverses crises.

Ces fonds ont contribué de manière significative au traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë, à l’organisation d’une aide pour les réfugiés et déplacés, et aux distributions d’aide alimentaire en nature ou sous forme d’allocations en espèces à destination des familles les plus pauvres au cours de la période de soudure. Aux côtés de ses partenaires, l’UE finance des aides en espèces ou sous forme de coupons alimentaires, ayant de la sorte déjà aidé quelque 150 000 foyers (soit environ 750 000 personnes) à s’acheter des articles alimentaires de base en 2017.

Pour répondre à l’afflux de réfugiés et rapatriés, la Commission a aussi financièrement soutenu l’organisation de soins de santé primaires et secondaires pour les nouveaux réfugiés et les communautés les accueillant. Une aide initiale, dans le secteur de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, a déjà été fournie.

La Commission européenne a aussi financé une réponse aux épidémies, ainsi que des mesures de renforcement de la résilience.

 

Dernière mise à jour 05/09/2017