Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Burkina Faso

Boundougnoudji est l'un des villages isolés du nord du Burkina Faso où la Croix-Rouge travaille activement avec les communautés locales pour repérer les enfants souffrant de malnutrition. Crèdit photo: EU/ECHO/Anouk Delafortrie

Quels sont les besoins?

Le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres au monde. Il affiche l'un des taux de mortalité les plus élevés chez les enfants de moins de cinq ans. 80 % de ses 18,5 millions d'habitants dépendent de l'agriculture de subsistance, exposée à la sécheresse et aux inondations. En raison de la forte croissance démographique et du manque d'accès aux services de base, les Burkinabés ont de plus en plus de mal à échapper à la faim, à la malnutrition et à la maladie.

De nombreuses familles, contraintes de vendre leurs moyens de production ou de s'endetter pour acheter de la nourriture ou payer des soins médicaux, ont vu leur résilience baisser. L'insécurité alimentaire structurelle est aggravée par le prix élevé des denrées alimentaires et par l'endettement récurrent des familles les plus vulnérables.

Étant donné la nature structurelle de l'insécurité alimentaire au Burkina Faso, le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire et des soins nutritionnels demeure élevé. 940 000 personnes sont menacées d'insécurité alimentaire et près de 149 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë sévère.

Comment intervenons-nous?

ECHO a intensifié les soins à destination des enfants souffrant de malnutrition sévère, traitant plus de 100 000 enfants en 2016. Outre les soins curatifs, ECHO finance aussi des activités de prévention de la malnutrition, notamment des activités communautaires de dépistage et de prévention sociale.

En 2016, le service de la Commission européenne à la Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes (ECHO) a alloué 21,7 millions d'euros d'aide humanitaire au Burkina Faso. En 2017, ECHO continue de financer une aide alimentaire et nutritionnelle, d'apporter son soutien aux réfugiés et de répondre à d'autres crises humanitaires.  Un nouveau programme a été lancé dans l'Est et au Sahel pour réduire les risques de catastrophes.

Résolue à mettre un terme au cycle perpétuel des crises alimentaires, la Commission européenne renforce peu à peu les liens entre son aide d'urgence et son aide au développement. La Commission a aussi joué un rôle moteur dans la création d'AGIR, l'Alliance globale pour l'initiative résilience. Cette alliance, qui regroupe 17 pays d'Afrique de l'Ouest, conjugue les efforts des bailleurs de fonds et des organismes humanitaires dans l'objectif commun d'éradiquer la faim d'ici 2032.

Le renforcement des soins nutritionnels à l'attention des enfants souffrant de malnutrition et l'aide de subsistance par le biais de transferts d'espèces ou de bons d'achat constituent une priorité. L'un des objectifs consiste à promouvoir la création de filets de sécurité saisonniers afin de renforcer la résilience des familles les plus vulnérables.

Dernière mise à jour 24/07/2017