Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Liban

Lebanon by Peter Biro
© UE/ECHO/Peter Biro
Introduction

Le Liban est le pays voisin de la Syrie le plus impacté par l’exode des Syriens fuyant les violences perpétrées dans leur pays. Le pays accueille 1,5 million de Syriens et réfugiés palestiniens venant de Syrie, ce qui équivaut à 30% de la population libanaise. Le Liban enregistre donc la plus forte concentration de réfugiés par habitant au monde. Depuis l’application de réglementations plus strictes par le gouvernement libanais en 2015, il est devenu presque impossible pour les personnes fuyant le conflit en Syrie d’entrer au Liban.

Quels sont les besoins ?

L’afflux de réfugiés, depuis le début de la crise en Syrie en 2011, fait peser un poids énorme sur l’économie et les infrastructures du Liban. Bien que ce pays ait fait preuve d’une générosité remarquable, la concurrence toujours plus accrue en matière d’emploi et d’accès aux ressources a fait naître des tensions entre les réfugiés syriens et les populations libanaises qui les accueillent.

Le Liban a interdit la construction de camps officiels pour les réfugiés syriens, obligeant ces derniers à résider dans des logements de qualité inférieure comme des garages, des entrepôts, des tentes, des bâtiments inachevés et des refuges pour animaux. Les réfugiés sont de plus en plus nombreux à ne pas disposer des papiers adéquats, ce qui se traduit par une limitation de leur liberté de circulation et de leur accès aux services de base, et les expose à de plus grands risques de harcèlement et d’exploitation. Ils sont également confrontés à de sérieuses restrictions en matière de soins de santé et doivent payer eux-mêmes leurs vivres, loyer, vêtements, médicaments et autres produits de première nécessité. Le travail des enfants demeure inquiétant puisqu’on rapporte que 4,8% d’enfants réfugiés syriens âgés de 5 à 17 ans travaillent. (VASYR 2017 : Évaluation de la vulnérabilité des réfugiés syriens au Liban, ONU, décembre 2017)

Les violences et le manque de sécurité le long de la frontière libano-syrienne, en particulier à Akkar et dans le nord de la vallée de Bekaa, compliquent l’accès humanitaire et la livraison de l’aide. Les violences ont aussi donné lieu à des politiques toujours plus restrictives – comprenant des expulsions de réfugiés, des descentes de police, des mauvais traitements et des restrictions de circulation – renforçant les tensions entre autorités et réfugiés.

Carte de Liban
En quoi consiste notre aide ?

Depuis 2011, la Commission européenne a contribué € 519 millions de fonds humanitaires à la réponse apportée aux effets de la crise syrienne au Liban. Depuis le début de la crise, l’aide humanitaire cible les réfugiés en situation de pauvreté extrême, vivant souvent en marge de la société, dans des logements insalubres. L’aide humanitaire consacrée par l’UE aux réfugiés syriens du Liban a le plus souvent pris la forme d’une aide en espèces, en vue d’aider ces personnes à couvrir leurs besoins fondamentaux, mais des soins de santé, des logements, un accès à l’eau et un assainissement sont aussi organisés. L’UE propose aussi une aide de protection pour les réfugiés confrontés à des difficultés juridiques ou pour les Syriens ayant subi violences ou harcèlement.

Compte tenu du caractère durable de cette crise et des conditions de vie toujours plus difficiles des réfugiés au Liban, la Commission européenne met désormais davantage l’accent sur la simplification de l’accès à une protection et à des services de qualité renforcée, comme des services d’assistance juridique, de conseil ou de gestion au cas par cas. L’UE a aussi établi un ‘mécanisme de réponse rapide’, permettant à l’UE et ses partenaires de réagir aux crises soudaines affectant les réfugiés et les communautés qui les accueillent. En outre, étant donné la nature durable de la crise des réfugiés palestiniens au Liban, d’autres sources de financement de l’UE continuent également d’être mobilisées pour aider ces populations.

Dernière mise à jour
06/04/2018