Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Égypte

Egypt by Peter Biro
© UE/ECHO/Peter Biro
Introduction

L’Égypte est une destination sur l’itinéraire des réfugiés en Méditerranée centrale. Des réfugiés y arrivent régulièrement en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique de l’Est. De plus en plus de personnes en situation critique s’y trouvent bloquées dans les quartiers les plus pauvres et les plus peuplés de grandes villes comme Le Caire et Alexandrie, en conséquence d’une recrudescence des arrivées et d’un renforcement des mesures de contrôle visant à limiter les flux irréguliers de migrants vers l’Europe.

Sur les plus de 217 000 réfugiés enregistrés par le HCR en Égypte, 126 291 sont originaires de Syrie et le reste vient d’Afrique de l’Est ou d’Irak.

Quels sont les besoins ?

Les arrivées de réfugiés et migrants en Égypte sont en constante augmentation ; on y dénombre plus de 217 000 réfugiés enregistrés. Près de 49 000 d’entre eux ont été enregistrés en 2017 (entre janvier et novembre) - des Syriens pour moitié. Cet afflux bat le record historique d’arrivées de migrants constaté en 2016 (source : HCR).

Les réfugiés et demandeurs d’asile nouvellement arrivés se mêlent à la population de réfugiés et migrants bloqués résidant dans les villes, et dépendent fortement de l’aide humanitaire. Les réfugiés résident dans les centres urbains surpeuplés et appauvris, où les communautés locales vivent elles-mêmes déjà dans des conditions difficiles, connaissent des taux de chômage élevés et ne disposent que d’un accès limité aux services de base, notamment en ce qui concerne les soins de santé et l’éducation.

Cette situation coïncide en plus avec la pire récession économique que l’Égypte ait connue depuis plusieurs décennies. Le pays subit une hausse des prix spectaculaire dans les secteurs de l’alimentation et des services publics. En outre, les réfugiés originaires de pays africains n’ont pas ou peu accès à l’enseignement officiel et subissent des discriminations et des difficultés liées à la barrière linguistique, ce qui renforce encore leur marginalisation. D’après une évaluation de l’ONU, 95 % des réfugiés syriens en Égypte sont considérés comme étant très voire gravement vulnérabilisés.

Carte de l'Egypte
En quoi consiste notre aide ?

Les organisations humanitaires internationales éprouvent des difficultés à opérer en Égypte, en raison de la longueur des procédures d’enregistrement et du renforcement des contrôles sur les activités de la société civile dans ce pays. Seule une poignée d’organisations non-gouvernementales internationales sont autorisées à travailler en Égypte. Il en va de même pour les ONG/organisations de la société civile qui subissent diverses restrictions.

En 2017, la Commission européenne a octroyé € 3,8 millions d’aide humanitaire à l’Égypte, en étroite coordination avec d’autres instruments financiers européens, à savoir le Programme régional de développement et de protection (RDPP), le Fonds fiduciaire UE-Afrique et le Fonds fiduciaire régionale de l’UE concernant la crise en Syrie (Fonds Madad).

L’assistance de l’UE cible les réfugiés syriens et les personnes les plus vulnérables parmi les réfugiés d’autres nationalités et les communautés qui les accueillent. L’UE finance des projets humanitaires qui se concentrent sur trois secteurs prioritaires : protection, santé et éducation en contexte d’urgence.

Étant donné la tendance à la hausse des arrivées de nouveaux migrants et, parmi ces derniers, la présence toujours plus importante d’enfants non-accompagnés et séparés de leur famille, il est primordial de renforcer les principales activités de protection prévues pour aider les populations les plus vulnérables.

Bien que les réfugiés en Égypte aient légalement le droit d’accéder aux services de santé publics, plusieurs facteurs structurels (comme la médiocre qualité des services) exigeant qu’on investisse davantage dans le développement de ce secteur, les empêchent d’en profiter comme il se doit.

Les efforts humanitaires de la Commission européenne ont pour objectif de faciliter l’accès aux services de santé d’urgence, notamment en ce qui concerne la santé maternelle et reproductive, pour les réfugiés n’ayant pas les moyens de financer eux-mêmes leur santé, ainsi que ceux victimes de discriminations et marginalisés. Les individus et groupes les plus vulnérables parmi les communautés qui accueillent les réfugiés peuvent également profiter de ces interventions.

Dans le secteur de l’éducation, le financement humanitaire de la Commission vise à offrir un accès à l’enseignement officiel aux enfants réfugiés les plus vulnérables et à réduire les divers obstacles auxquels ces derniers peuvent se trouver confrontés. Ces obstacles peuvent être de nature académique, financière, institutionnelle ou encore sociale ou émotionnelle, et comprennent tout obstacle rencontré par les enfants de par leur statut de réfugiés. L’appui fourni aux activités éducatives se concentre sur les niveaux scolaires primaires et secondaires.

L’UE propose également une aide en espèces, sous forme de transferts d’argent uniques, aux réfugiés enregistrés les plus nécessiteux pour les aider à couvrir leurs dépenses de base. Le montant de ces allocations équivaut normalement au montant de référence du panier de dépenses minimum, tout en tenant compte des contributions réalisées par les ménages et leurs autres ressources disponibles.

Dernière mise à jour
04/01/2018