Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Amérique du Sud

Des quartiers entiers à Asunción – capitale du Paraguay – se sont retrouvés sous les eaux pendant des mois après les inondations de décembre 2015 qui ont contraint près de 100 000 personnes au déplacement. © Cháke Ou 2016

Quels sont les besoins ?

L’Amérique du Sud est fortement exposée aux catastrophes naturelles, comme les séismes, les éruptions volcaniques, les inondations, les tsunamis, les glissements de terrain, et les vagues de sécheresse et de froid. La région andine est également exposée aux risques de débordements soudains de lacs glaciaires (phénomène GLOF – Glacier Lake Outburst Floods), en conséquence du changement climatique. Ces phénomènes naturels affectent des milliers de personnes, en particulier les populations les plus vulnérables vivant dans la pauvreté, ainsi que celles vivant dans les régions reculées, comme les communautés autochtones qui disposent d’un accès limité aux services de base.

Lorsque des catastrophes naturelles frappent, les principaux besoins des populations affectées se situent généralement au niveau de l’hébergement, l’alimentation, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé de base, l’approvisionnement en articles ménagers de première nécessité et en vêtements.

Outre ces phénomènes naturels, le conflit en cours en Colombie a généré un total accumulé de 6,9 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), soit la deuxième plus importante population de PDI au monde, derrière la Syrie (d’après les chiffres du gouvernement pour la période 1985-2015). Chaque année, jusqu’à 200 000 personnes sont contraintes d’abandonner leur domicile.

Et, outre les populations déplacées, 340 000 réfugiés colombiens ont besoin d’une protection internationale en Équateur et au Venezuela (chiffres du HCR pour 2014). Au-delà des besoins de base, réfugiés et PDI ont aussi souvent besoin d’un appui psychologique et d’une protection juridique.

En quoi consiste notre aide ?

Les interventions humanitaires de la Commission européenne en Amérique du Sud se concentrent sur l’organisation d’une réponse aux urgences, d’une préparation des communautés aux futures catastrophes et d’une gestion des besoins humanitaires engendrés par le conflit colombien.

Depuis 1994, la Commission européenne a investi plus de € 400 millions d’aide humanitaire en Amérique du Sud, dont € 202,7 millions ont servi à soulager les souffrances engendrées par le conflit armé en Colombie.

La Commission vient en aide aux populations de la région lors de chacune des principales catastrophes la frappant, comme lors du récent séisme meurtrier (magnitude 7.8) du 16 avril 2016 qui a secoué l’Équateur et fait plus de 650 victimes et 17 000 blessés ; lors des pluies diluviennes donnant lieu à des inondations et glissements de terrain dans plusieurs pays en 2012, affectant plus d’1,2 million de personnes ; et lors du puissant séisme (magnitude 8.8) au Chili en 2010, suivi d’un tsunami ayant tué 500 personnes et endommagé ou détruit 370 000 habitations.

En outre, l’UE propose son aide lors de catastrophes de moindre ampleur, affectant un nombre relativement limité de personnes mais aux effets néfastes graves sur le quotidien et la subsistance des populations. Ces catastrophes, se produisant généralement dans des zones isolées ou reculées et n’engendrant que rarement la déclaration d’un état d’urgence, ne font normalement pas les gros titres, malgré les importants besoins humanitaires qu’elles créent localement.

La Commission renforce aussi les capacités des communautés vulnérables et des gestionnaires de catastrophe, pour qu’ils soient mieux préparés aux risques et puissent gérer au mieux les catastrophes naturelles. DIPECHO, le programme de préparation aux catastrophes de la Commission, promeut la mise en place de mesures simples et peu coûteuses pour atténuer les risques et effets des catastrophes. Parmi ces mesures, on retrouve notamment la mise en place de systèmes d’alerte précoce, des mesures visant à protéger les moyens de subsistance des populations, un renforcement des capacités de réponse d’urgence et l’identification d’itinéraires d’évacuation et de zones sûres, au cas où une catastrophe venait à se produire.

L’aide apportée à la Colombie se concentre sur les populations déplacées n’ayant pas accès aux biens et services de base, ainsi que sur les Colombiens réfugiés dans les pays voisins.