Aide Humanitaire et Protection Civile

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Haïti

Crèdit photo: EU/ECHO/ E. Hockstein

Quels sont les besoins?

Bien que des progrès significatifs aient été réalisés depuis le séisme de 2010, des besoins humanitaires aigus persistent. Les solutions proposées en matière de services de base, de protection et d’hébergement décent demeurent largement insuffisantes pour les personnes déplacées. Après cinq ans, plus de 60 000 Haïtiens sont toujours hébergés dans 45 camps pour personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), ne disposant que d’un accès très limité à l’eau et autres services de base, d’après les chiffres de juillet 2015 de l’Organisation internationale pour les migrations.

L’épidémie de choléra menace toujours largement Haïti. Malgré des progrès notables, les mesures nécessaires en matière de soins de santé, d’eau et d’assainissement demeurent insuffisantes. La récente recrudescence du nombre de cas pourrait s’aggraver avec le début de la saison des ouragans (de juin à novembre), au cours de laquelle de fortes pluies et des glissements de terrain pourraient entraîner une propagation de la maladie dans des zones non affectées, ainsi que des difficultés en termes d’accès aux services médicaux ou sources d’eau potable. Le manque d’accès à l’eau potable et aux traitements de santé, ainsi que la faiblesse des infrastructures sanitaires pourraient provoquer une hausse du nombre de cas de choléra.

En quoi consiste notre aide?

Haïti est le plus important bénéficiaire de l’aide humanitaire de l’UE en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec une aide atteignant un total de € 332 millions depuis 1995. Ces fonds ont servi à répondre aux besoins découlant des catastrophes naturelles et violences aux conséquences humanitaires sévères, dans un contexte de profonde crise socioéconomique. Depuis 2010, l’aide s’est concentrée sur les victimes du séisme dévastateur et de l’épidémie de choléra, en répondant aux soudaines urgences telles que l’ouragan Isaac et la tempête tropicale Sandy en 2012, et en contribuant au renforcement de la résilience des populations les plus vulnérables.

Depuis 2010, le soutien d’ECHO couvre notamment :

  • Les services de base et la protection de ceux vivant toujours dans les camps, tout en soutenant les efforts continus visant à reloger les populations déplacées restantes dans des logements décents et des quartiers où services de base et infrastructures sanitaires sont accessibles. ECHO et ses partenaires ont fourni des logements, des programmes de subsides à la location et un soutien additionnel pour l’organisation d’activités génératrices de revenus.
  • Le traitement et la prévention du choléra. L’objectif d’ECHO, par l’intermédiaire de ses partenaires, est de contribuer à un recul du nombre de cas et du taux de mortalité (à moins d’1 %) en organisant une réponse rapide aux épidémies : un soutien en matière de gestion médicale des cas de choléra ; une réponse communautaire au moyen d’une promotion et sensibilisation à l’hygiène ; un accès à l’eau potable, des sanitaires salubres et une bonne hygiène ; un renforcement de la veille épidémiologique et des systèmes d’alerte existants.
  • L’insécurité alimentaire, liée à la sécheresse et autres phénomènes climatiques, figure également parmi les problèmes gérés par les partenaires œuvrant sur le terrain, dans les zones les plus vulnérables. Des projets de renforcement de la résilience, dans les zones particulièrement vulnérables face aux chocs récurrents, font également partie de la programmation en matière de sécurité alimentaire de ces deux dernières années.

ECHO finance des opérations de réduction des risques de catastrophes (RRC) et de préparation aux catastrophes, afin de préparer au mieux les communautés et les institutions aux catastrophes naturelles.

Last updated
23/07/2015