Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Haïti

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© UNICEF
Introduction

Au vu de sa vulnérabilité aux risques naturels et sa forte propension à la pauvreté, Haïti dispose de capacités limitées pour faire face aux récurrentes crises causées par de sévères catastrophes, comme le séisme de magnitude 7.0 de 2010, les fréquents ouragans, et les vagues de sécheresse durables, aggravées par le phénomène climatique El Niño.

L’insécurité alimentaire et la malnutrition aiguës, les épidémies et les besoins humanitaires générés par l’actuelle crise migratoire requièrent l’organisation d’une aide humanitaire soutenue.

Quels sont les besoins ?

Haïti souffre d’une insécurité alimentaire et nutritionnelle critique ; on dénombre 4,4 millions de Haïtiens en situation d’insécurité alimentaire aiguë et 131 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë. Cette situation est le résultat d’une sécheresse durable et des effets des ouragans Matthew (2016) et Irma (2017). Plus d’un an après que l’ouragan Matthew ait balayé les côtes haïtiennes, plus de 140 000 foyers affectés n’ont toujours pas accès à des habitations et abris résistant un minimum aux secousses sismiques, et demeurent donc vulnérables aux risques de chocs futurs.

En 2017, 13 747 cas suspectés de choléra et 159 décès associés à la maladie ont été signalés ; au cours du premier trimestre 2018, 995 nouveaux cas suspectés et 9 décès associés ont été constatés.

Les besoins humanitaires demeurent aigus dans les camps de déplacés (PDI) que compte encore le pays et qui avaient été établis après le séisme de 2010. Environ 37 500 Haïtiens logent toujours dans les camps, où l’accès à l’eau potable et aux services de base reste extrêmement limité. En outre, quelque 230 000 Dominicains d’origine haïtienne risquent de devenir apatrides et d’être déportés vers Haïti. Depuis juin 2015, plus de 260 000 individus ont passé la frontière séparant la République dominicaine d’Haïti, parmi lesquels plus de 4000 mineurs non-accompagnés.

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En quoi consiste notre aide ?

Haïti est le plus grand bénéficiaire de l’aide humanitaire de la Commission européenne en Amérique latine et aux Caraïbes. En effet, le pays a reçu une aide totale de € 388,35 millions depuis 1994. L’aide de l’UE a permis d’organiser des secours pour les victimes du séisme de 2010 et de plusieurs ouragans violents. Cette aide sert également à répondre aux épidémies de choléra, aux vagues de sécheresse, et à la crise migratoire, et à améliorer la préparation des populations locales de sorte qu’elles puissent mieux répondre aux épidémies et catastrophes naturelles.

Après le séisme de 2010, l’UE a organisé des abris, un accès à l’eau potable, des soins de santé, une aide alimentaire et une protection pour cinq millions de personnes. € 52,7 millions ont été investis dans la lutte contre l’épidémie de choléra, ciblant près de trois millions de personnes.

Depuis 2014, € 36,02 millions ont été investis dans l’organisation d’une réponse aux besoins alimentaires et nutritionnels aigus des populations, au moyen de transferts en espèces, d’approvisionnements en eau potable et d’une aide de subsistance.

En 2016 et 2017, € 19,755 millions d’aide d’urgence ont été investis dans la couverture des besoins alimentaires, nutritionnels, et en matière d’eau, de subsistance, de logement, et d’éducation des populations les plus affectées par l’ouragan Matthew. La priorité demeure de renforcer la résilience des plus vulnérables, en particulier face aux risques naturels et épidémiques récurrents.

En 2018, € 5 millions seront investis dans la consolidation des efforts de réduction des risques de catastrophe, de préparation en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), de renforcement des moyens de réponse rapide, des techniques de construction d’abris résistants aux chocs, et de préparation à la sécheresse. € 5 millions supplémentaires serviront à répondre à l’insécurité alimentaire aiguë, aux besoins en logement et à la coordination des interventions humanitaires.

Depuis 1998, l’UE a investi € 22,2 millions dans son programme de préparation aux catastrophes (DIPECHO) pour la mise en place de systèmes d’alerte précoce et le renforcement des logements et infrastructures face aux récurrents ouragans, inondations et autres catastrophes naturelles.

Dernière mise à jour
26/04/2018