Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Colombie

Colombia by UNFAO
© UNFAO
Introduction

Le gouvernement colombien implémente un accord de paix établi avec les FARC, le plus grand groupe de guérilla du pays, après plus de 50 ans de conflit, et s’est également engagé dans des négociations bilatérales avec les guérilleros de l’ELN (Ejército de Liberación Nacional). Les civils continuent cependant de subir les conséquences humanitaires des violences incessantes et croissantes, perpétrées par divers groupes armés, y compris quelques nouvelles formations.

Depuis janvier 2016, plus de 186 leaders sociaux et défenseurs des droits humains ont été assassinés, d’après les chiffres de la Defensoría del Pueblo colombienne. En 2017, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a dénombré 139 359 PDI supplémentaires et 55 épisodes de déplacements massifs entre janvier et octobre, principalement dans la région du Pacifique. Ces épisodes ont largement affecté les communautés indigènes et afro-colombiennes. En outre, la situation au Venezuela est aussi inquiétante, de même que les déplacements de population qui en ont découlé en Colombie.

Quels sont les besoins ?

Les principaux besoins des populations affectées par le conflit se situent au niveau de leur protection, de leur alimentation, et de leur accès aux soins de santé, à l’éducation en contexte d’urgence, et à l’eau potable. Réfugiés et PDI ont besoin d’un hébergement temporaire et d’articles ménagers de base, ainsi que d’un soutien psychologique et de conseils pour demander une assistance juridique ou obtenir le statut de réfugié.

La Colombie est aussi l’un des pays les plus sujets aux catastrophes au monde, elle est particulièrement vulnérable aux catastrophes provoquées par le changement climatique. Séismes, éruptions volcaniques, glissements de terrain, inondations graves et récurrentes, vagues de sécheresse sont autant d’exemples de catastrophes affectant des millions de personnes dans ce pays. Les programmes de la Commission européenne pour la préparation aux catastrophes, la réduction des risques de catastrophe et le renforcement de la résilience concentrent leur action sur les communautés rurales, urbaines et péri-urbaines des zones particulièrement exposées, afin d’aider les communautés et institutions locales investies dans la gestion des risques de catastrophe.

Carte de Colombie
En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne accorde une attention particulière aux victimes des ‘crises oubliées’, c’est-à-dire les crises humanitaires graves et durables où les populations affectées reçoivent une aide internationale insuffisante par rapport à l’ampleur de leurs besoins, comme c’est le cas en Colombie. La Colombie est le premier bénéficiaire de l’aide humanitaire de la Commission européenne en Amérique latine. Le pays a effectivement reçu plus de € 231,2 millions d’aide humanitaire européenne depuis 1994.

Rien qu’en 2017, la Commission a alloué € 3,6 millions d’aide à la Colombie. Les besoins des Colombiens affectés par le conflit – à savoir les PDI, les communautés isolées ou confinées par le conflit, les réfugiés et les personnes nécessitant une protection internationale (PNIP) et se trouvant dans les pays voisins, principalement l’Équateur et le Venezuela – sont les bénéficiaires de 88% des fonds humanitaires (€ 204,6 millions) alloués par la Commission à ce pays depuis 1994. Les efforts de réponse aux catastrophes naturelles représentent 7% de ces fonds (€ 14,9 millions), tandis que les projets de renforcement et de préparation des communautés et institutions locales face aux risques naturels représentent quant à eux 5% (€ 11,7 millions) du total des fonds humanitaires de la Commission européenne en Colombie depuis 1994.

Les Colombiens affectés par le conflit - qu’ils se trouvent encore dans leurs communautés ou qu’ils aient été contraints au déplacement par les violences, en ce compris ceux réfugiés dans les pays voisins – sont les cibles prioritaires de l’aide humanitaire de la Commission. Cette dernière se concentre sur l’organisation d’une protection, de soins de santé, d’un accès à l’eau et d’un assainissement, pour les catégories de population les plus vulnérables, à savoir les femmes, les enfants et les populations indigènes et afro-colombiennes. Les fonds de la Commission viennent également renforcer l’aide alimentaire, en particulier pour ceux dont les moyens de subsistance ont été limités par les groupes armés, et soutenir l’éducation en contexte d’urgence, afin de s’assurer que les enfants déplacés à l’intérieur du pays et les mineurs réfugiés en Équateur et au Venezuela n’engrangent pas de retard scolaire.

L’accent mis par la Commission sur la réduction des risques associés aux dangers naturels permet de renforcer la résilience et la préparation des populations les plus vulnérables aux inondations, vagues de sécheresse, glissements de terrain et séismes. La réduction des risques de catastrophe et le renforcement capacitaire sont intégrés dans l’ensemble des projets menés en Colombie, dans l’optique de limiter l’impact des catastrophes naturelles et de renforcer les capacités de réponse des communautés et institutions locales. En 2017, le programme a consacré € 900 000 à un projet en Colombie, un autre projet binational et deux autres projets régionaux en Colombie.

Dernière mise à jour
26/01/2018