Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Amérique centrale et Mexique

Extreme levels of violence in Central America and Mexico have led to mass displacement and the migration of hundreds of thousands of vulnerable families and children. © EU/ECHO/A. Aragón 2016.
Les niveaux extrêmes de violence en Amérique centrale et au Mexique ont entraîné des déplacements en masse et la migration de centaines de milliers de familles et enfants vulnérables. © UE/ECHO/A. Aragón 2016.

Quels sont les besoins ?

L’Amérique centrale est l’une des régions du monde les plus sujettes aux catastrophes naturelles, notamment les inondations, ouragans, glissements de terrain, séismes et éruptions volcaniques. Les vagues de sécheresse sont aussi fréquentes et entraînent d’importantes pertes au niveau des récoltes, élevages et forêts, anéantissant les moyens de subsistance et menaçant la sécurité alimentaire des populations.

En 2015, des pluies particulièrement mauvaises, combinées à une sécheresse durable, ont conduit à la perte de 80 % à 100 % des récoltes au Salvador, au Guatemala et au Honduras. D’après les récentes estimations du Programme alimentaire mondial de l’ONU, 2,5 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire au Guatemala, au Honduras, au Salvador et au Nicaragua, sous l’effet cumulé de la sécheresse durable et de la peste de rouille de café qui dévaste les moyens de subsistance des agriculteurs.

L’Amérique centrale et le Mexique subissent également des niveaux extrêmes de violence de la part des groupes armés qui ciblent les civils, avec pour résultat des taux de mortalité semblables à ceux d’un conflit ouvert. Les violences contraignent des dizaines de milliers de gens au déplacement et se traduisent par le recrutement forcé d’enfants par les groupes armés et le confinement des populations dont l’accès aux services de base se trouve sérieusement limité. Tout ceci mène à d’importantes migrations et à une réduction de l’accès humanitaire dans de nombreuses régions.

En 2015, d’après les données disponibles, le Salvador enregistrait le taux le plus élevé au monde d’homicides hors zones de guerre (103 meurtres/100 000 habitants). 289 000 personnes ont été contraintes au déplacement à l’intérieur du pays en raison des niveaux de violence criminelle. Au Guatemala, au Honduras et au Salvador, au moins 714 500 personnes ont été contraintes au déplacement par le crime organisé et la violence des gangs. 106 000 autres personnes sont des réfugiés, dont seuls 24 % bénéficient d’une assistance limitée.

L’exposition aux risques de catastrophes naturelles, l’importante pauvreté et la violence extrême érodent les capacités d’adaptation des populations et institutions locales. Le changement climatique et l’urbanisation galopante fragilisant de plus en plus les populations face aux catastrophes, la priorité est de renforcer la résilience des communautés et systèmes nationaux, tout en réduisant leur dépendance à l’aide humanitaire.

En quoi consiste notre aide ?

Depuis 1994, la Commission européenne a alloué € 212,8 millions d’aide humanitaire à l’Amérique centrale et au Mexique. Environ deux tiers de ce montant (€ 136,2 millions) a servi à répondre aux urgences : inondations, vagues de sécheresse, épidémies, séismes, éruptions volcaniques, déplacements de population et conséquences humanitaires du crime organisé. Les € 76,6 millions restants ont été, quant à eux, investis dans des efforts de préparation des communautés vulnérables et de leurs institutions aux risques de catastrophes naturelles.

En 2016, la Commission européenne a débloqué € 3 millions pour venir en aide aux populations les plus affectées par la sécheresse au Guatemala et au Honduras, € 300 000 pour sensibiliser l’opinion à la crise de déplacements internes au Salvador et développer les capacités des autorités étatiques et de la société civile en matière de protection des déplacés, et € 1,9 million pour l’organisation d’une protection, d’un accès à l’éducation et d’espaces d’apprentissage sûrs pour les enfants affectés par les violences au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

Le programme de préparation aux catastrophes (DIPECHO) pour 2016-2017 consacre également € 8,3 millions à la promotion d’initiatives vitales de prévention, en cas de catastrophes, qui soutiennent les institutions régionales et nationales de prévention et de réponse aux catastrophes, en vue de renforcer leurs capacités en cas de crise, et ce au bénéfice de 500 000 personnes à travers l’Amérique centrale.

Dernière mise à jour 10/10/2016