Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Région du Pacifique

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© UE/ECHO/Edward Turvill
Introduction

La région du Pacifique est fréquemment affectée par les catastrophes naturelles, qu’il s’agisse de cyclones, d’inondations, de vagues de sécheresse ou de séismes. Les pays insulaires du Pacifique, à savoir la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Fidji, les Îles Salomon, les Îles Cook et Vanuatu, se classent parmi les premiers pays du monde en termes de quantité de victimes et de personnes affectées par les catastrophes naturelles. Les effets du changement climatique entraînent d’importantes modifications dans les schémas climatiques de la région, notamment des fluctuations importantes au niveau des températures, des changements dans les pluies, d’intenses tempêtes, et une hausse du niveau de la mer. 

Quels sont les besoins ?

Le Pacifique est l’une des régions du monde les plus sujettes aux catastrophes naturelles en termes de récurrence, de gravité et d’ampleur de ces phénomènes. La région est fortement exposée aux risques de cyclones, séismes, tsunamis, inondations, raz-de-marée, glissements de terrain, vagues de sécheresse, incendies forestiers et éruptions volcaniques, ainsi qu’aux épidémies de maladies. Ces risques sont renforcés par une dégradation de l’environnement et les effets néfastes du changement climatique. Plus récemment, en février 2016, de vastes territoires des Îles Fidji ont été balayés par le cyclone Winston, qui a fait 43 morts et affecté plus de 350 000 personnes.

Le manque de diversification de l’économie, l’éloignement des grands pôles commerciaux, et les importantes inégalités fondées sur le genre, sont autant de facteurs caractéristiques des nations insulaires du Pacifique, qui exacerbent encore leur vulnérabilité face aux catastrophes naturelles. Dotée d’une population totale d’environ 10 millions d’habitants dispersés sur un vaste territoire, le bilan humain pour la région Pacifique et le nombre de personnes affectées par les catastrophes naturelles peuvent sembler plutôt peu élevés en comparaison aux statistiques mondiales, mais les pays du Pacifique se classent pourtant parmi les premiers pays du monde en termes relatifs du nombre de victimes et personnes affectées par habitant.

Le complexe phénomène climatique El Niño en 2015-2016 a eu un impact sur les niveaux de précipitation, qui ont à leur tour un effet néfaste sur plusieurs zones. La Papaousie-Nouvelle-Guinée a ainsi par exemple souffert de la sécheresse.

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En quoi consiste notre aide ?

En février 2016, lorsque le cyclone tropical Winston – cyclone de catégorie 5, considéré comme étant l’une des plus puissantes tempêtes ayant jamais frappé le Pacifique Sud, a balayé le nord-est de Suva, la capitale fidjienne, l’UE a débloqué € 1 million pour contribuer à l’organisation d’un hébergement, d’une aide alimentaire et d’un accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, en faveur des communautés vulnérables. Par le biais du mécanisme européen de protection civile, des articles de secours de première nécessité ont pu être livrés aux communautés affectées.

L’année précédente, en réponse aux mauvaises conditions météorologiques durables, à savoir des pluies inférieures à la moyenne et plusieurs épisodes de gel, dus à un intense phénomène climatique El Niño en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’UE a alloué plus de € 1,26 million à ses organisations partenaires pour renforcer leurs efforts de secours et de renforcement de la résilience des familles les plus vulnérables. Dans l’ensemble, 75 000 personnes au total ont pu bénéficier de cette aide, comprenant une aide médicale et nutritionnelle, et l’organisation d’un accès à l’eau potable et de distributions de kits d’hygiène. Les agriculteurs ont aussi été formés à des méthodes agricoles de résilience à la sécheresse. La vague de sécheresse s’étant maintenue jusqu’à la mi-2016, € 2 millions supplémentaires ont été débloqués pour répondre aux besoins alimentaires urgents et pour restaurer les moyens de subsistance des populations concernées.

En mars 2015, lorsque le cyclone Pam a balayé de plein fouet Vanuatu, l’UE s’est engagée à financer l’organisation de secours immédiats pour les familles les plus vulnérables. Ces fonds ont permis de rétablir le contact entre les habitants affectés des îles reculées et le reste du pays et d’assurer une bonne coordination entre acteurs humanitaires. Des articles de secours, comme des kits d’hébergement de base, des bâches et des kits d’hygiène, ont aussi été distribués aux populations.

Afin de renforcer la résilience des communautés vulnérables et de réduire leur vulnérabilité, l’UE a également investi, depuis 2009, plus de € 12,4 millions dans des programmes de préparation aux catastrophes dans le Pacifique. Ces projets soutiennent des actions communautaires de préparation aux catastrophes, renforcent les liens entre les différents niveaux (communauté, village, province, région, État), harmonisent les outils et procédures de réduction des risques de catastrophe, appuient la collaboration et la coordination entre organisations gouvernementales et non-gouvernementales, et encouragent l’apprentissage entre pairs et le partage d’expériences.

Dans l’ensemble, l’Union européenne a investi un total de plus de € 17,7 millions d’aide humanitaire dans cette région depuis 2008.

Dernière mise à jour
28/09/2016