Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Népal

Nepal by Pierre Prakash
© UE/ECHO/Pierre Prakash
Introduction

En raison de sa situation géographique et des conditions climatiques variables, le Népal est l’un des pays les plus sujets aux catastrophes naturelles au monde, étant très vulnérable aux différents types de risques naturels. Chaque année, ces évènements entraînent de lourdes pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Et le changement climatique, la dégradation environnementale et la croissance démographique en renforcent encore l’impact. Des milliers de réfugiés arrivés du Bhoutan dans les années 1990 vivent actuellement toujours au Népal. Ces réfugiés ne sont pas autorisés à travailler et dépendent de l’aide que leur apportent les agences des Nations unies.

Quels sont les besoins ?

Chaque année, plus de 1000 personnes perdent la vie au Népal en raison des glissements de terrain et des inondations pendant la saison des pluies. Il y a toujours la menace latente d’un potentiel séisme, d’un débordement de lac glaciaire, d’une avalanche ou d’une vague de froid ou de chaleur. D’après les Nations unies, le Népal est le 11e pays le plus vulnérable au monde aux séismes, Katmandou étant la ville la plus à risque. Récemment, à la mi-août 2017, une grande partie du Népal a été touchée par ce qui fut considéré comme la pire inondation de ces 15 dernières années. Cette dernière a fait plus de 140 victimes et affecté plus d’1,7 million de personnes. Des centaines de milliers d’habitations ont été endommagées ou détruites en conséquence de la catastrophe. En avril 2015, le centre du pays a été secoué par le séisme le plus dévastateur de ces dernières décennies. Le bilan fut de 9000 victimes et plus d’un demi-million d’habitations détruites.

Le Népal accueille également près de 9000 réfugiés bhoutanais, qui vivent dans des camps. Au début des années 1990, plus de 108 000 réfugiés sont arrivés au Népal en provenance du Bhoutan – soit environ 20 % de la population bhoutanaise – et se sont installés dans des camps gérés par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Grâce à un programme de réinstallation en pays tiers, la plupart de ces réfugiés vivent désormais dans d’autres pays. Les réfugiés au Népal ne sont pas autorisés à travailler et sont presque entièrement dépendants de l’aide humanitaire internationale.

Carte de Népal
En quoi consiste notre aide ?

Afin de continuer à soutenir les personnes dans le besoin au Népal, l’aide humanitaire de l’UE a alloué en 2017 € 4 millions à ce pays, portant ainsi son financement humanitaire en faveur de ce pays à un total de € 101 millions depuis 1994. De ce total, € 3 millions ont été investis dans des initiatives s’attelant à atténuer les risques de catastrophe naturelle et renforcer les moyens de préparation aux catastrophes des populations vulnérables. Le renforcement des moyens de gestion de crise du corps et des réseaux médicaux, afin de mieux pouvoir faire face lors d’évènements entraînant des décès en masse et de graves épidémies de maladies, figure parmi les principales priorités, de même que la promotion d’activités de préparation aux catastrophes, l’adoption d’un plan d’action pour le secteur éducatif, et un renforcement capacitaire en matière de préparation et de réponse aux catastrophes chez les communautés rurales et, dans une moindre mesure, en zones urbaines. Les fonds investis contribuent, en outre, à renforcer les moyens de préparation et de réponse aux catastrophes du gouvernement népalais afin d’assurer une réponse aux catastrophes qui soit efficace, dans les temps et ciblée, au lendemain direct d’une crise. En réaction aux graves inondations qui ont affecté le pays à la mi-2017, € 800 000 supplémentaires ont été débloqués pour répondre aux besoins urgents des familles les plus gravement touchées.

Après le séisme de 2015, la Commission européenne a libéré € 14 millions pour faire face aux besoins les plus urgents : hébergement d’urgence, soins de santé d’urgence, eau et assainissement, aide de subsistance, et logistique. Les fonds de l’UE comprenaient un budget de € 2 millions spécifiquement dédié aux besoins liés aux conditions hivernales : couvertures, vêtements chauds et matériaux isolants. Afin de s’assurer qu’une aide humanitaire essentielle puisse continuer d’être apportée aux victimes du séisme, l’UE a débloqué € 2,4 millions en soutien à des opérations de secours en 2016 et 2017, suivant l’approche de ‘reconstruire en mieux’ pour la reconstruction d’hébergements, en utilisant notamment des ‘maisons témoins’ plus résistantes aux secousses sismiques. Dans l’ensemble, la Commission européenne a consacré près de € 150 millions d’aide humanitaire aux victimes du séisme, y compris des fonds de rétablissement précoce et de réhabilitation. Vous trouverez plus de détails sur l’aide organisée suite au séisme de 2015 dans cette fiche-info.

Pendant le conflit interne au Népal et jusqu’en 2011, les actions humanitaires de l’UE ont totalisé € 35 millions et permis d’aider des milliers de personnes affectées par le conflit, en particulier dans les régions rurales, au travers de l’organisation de soins de santé et d’installations d’infrastructures sanitaires. L’Union européenne a aussi aidé les réfugiés bhoutanais pendant plus de dix ans, jusqu’en 2016. À ce jour, le total des fonds humanitaires alloués au Népal dépassent les € 101 millions depuis 1994, dont plus de € 24 millions alloués spécifiquement à des activités de préparation aux catastrophes et de réduction des risques de catastrophe au Népal.

Dernière mise à jour
15/01/2018