Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Mongolie

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© Union européenne/ECHO/Maria Olson
Introduction

La Mongolie est sujette à diverses catastrophes naturelles, comme les blizzards, les fortes chutes de neige, les inondations, les tempêtes de poussière, les vagues de sécheresse, les incendies forestiers et les séismes. Ces événements ont non seulement des effets néfastes sur la vie des gens, mais affectent aussi le bétail, principale source de nourriture, de transport et de revenu pour de nombreuses familles mongoles.

En raison du changement climatique, la fréquence de ces risques a augmenté en Mongolie au cours des dernières années, mettant souvent à rude épreuve la capacité d’intervention du gouvernement. Le développement urbain, rapide mais mal planifié, renforce également la vulnérabilité du pays.

Quels sont les besoins ?

Près de la moitié des trois millions d’habitants de la Mongolie mène une vie nomade et dépend entièrement de l’élevage. Une sécheresse estivale prolongée suivie d’un hiver rigoureux est souvent la cause de nombreuses pertes en têtes de bétail. Ces pertes menacent la survie des familles d’éleveurs, en particulier dans les zones reculées et rurales. Lorsque ce phénomène climatique à évolution lente, propre à la Mongolie et connu localement sous le nom de ‘dzud’, se produit, les températures peuvent descendre jusqu’à - 50 °C à travers tout le pays. La Mongolie a connu deux épisodes consécutifs de dzud en 2016 et 2017, qui ont entraîné la perte de plus d’un million de têtes de bétail et menacé la subsistance de centaines de milliers de personnes. La fréquence croissante de ce phénomène a été attribuée en grande partie au changement climatique et au surpâturage dans les steppes mongoles.

Ce pays faiblement peuplé fait la taille de l’Europe occidentale et ses infrastructures de transport sont mal développées. Y acheminer de l’aide est une tâche compliquée car les familles habitent souvent dans des campements familiaux et sont constamment en mouvement, les éleveurs cherchant toujours de meilleurs pâturages pour leurs bêtes.

En raison d’une rapide croissance économique provoquée par un boom minier, de nombreuses familles quittent maintenant les zones rurales pour s’installer en masse dans les campements sauvages qui se forment aux alentours de la capitale, Oulan-Bator. Cette situation entraîne un certain nombre de problèmes sociaux.

Carte Mongolie
En quoi consiste notre aide ?

En réponse au dzud, qui a gravement entravé l’accès aux ressources alimentaires et moyens de subsistance des populations dans les zones isolées et décimé les troupeaux en 2016 et 2017, l’Union européenne a débloqué € 535 000 pour porter d’urgence secours aux familles les plus touchées. Grâce à ce financement, les ménages les plus vulnérables ont pu bénéficier d’une aide alimentaire. En outre, des trousses de premiers secours et des allocations en espèces ont également été distribuées sans condition aux éleveurs affectés pour leur permettre de maintenir leur bien-être physique, sous des conditions climatiques particulièrement difficiles, et de couvrir leurs autres besoins immédiats.

En 2012, l’Union européenne a organisé une aide humanitaire d’urgence ainsi qu’une formation aux mesures anti-incendie pour quelque 5600 personnes vivant dans des conditions sociales difficiles en raison du dzud. Le projet, mis en œuvre par la Croix-Rouge finlandaise et la Croix-Rouge mongole, a permis de fournir une aide au  logement, des articles ménagers de première nécessité, des vêtements d’hiver et des soins psychosociaux à des milliers de familles démunies.

Le dzud de 2009-2010 a eu de graves répercussions dans tout le pays : environ 8,5 millions de têtes de bétail ont péri et quelque 500 000 personnes (soit plus de 18 % de la population) se sont retrouvées en situation précaire. L’UE a dégagé € 2,15 millions d’aide humanitaire pour quelque 46 000 personnes touchées par des températures de - 50° C. Ce financement de l’UE a permis de financer la livraison en urgence de vivres, couvertures et vêtements chauds, ainsi que de fourrage et d’installations de stockage pour aider les ménages affectés à assurer la survie de leur bétail. Les projets financés par l’UE ont permis d’apporter une aide alimentaire, sanitaire et sociale aux populations affectées, et d’organiser des formations professionnelles afin que les ménages récemment installés en ville puissent s’adapter à leur nouvel environnement en accédant à l’emploi. Une attention particulière a également été accordée à l'amélioration des conditions d’hébergement et d’hygiène de 5000 garçons et filles dans 34 établissements scolaires publics, permettant aux enfants d’éleveurs démunis de bénéficier d’une éducation et de ne pas être contraints de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille.

Pour renforcer les capacités de réaction aux futurs risques naturels dans le contexte du changement climatique, l’UE a lancé depuis 2016 en Mongolie des activités de préparation aux catastrophes, y ayant déjà consacré jusqu’ici un total de € 1,1 million. Mises en œuvre par ses partenaires humanitaires sur le terrain, ces actions visent à renforcer la résilience au changement climatique des communautés pastorales rurales, tout en améliorant la préparation des institutions aux catastrophes de moyenne et grande envergure dans les zones densément peuplées d’Oulan-Bator, où vivent 44 % de la population totale de la Mongolie d’après le recensement de 2013. Les fonds débloqués sont aussi investis dans une sensibilisation de l’opinion aux catastrophes urbaines et dans le renforcement de la sécurité dans les écoles.

Dernière mise à jour
25/06/2018