Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Papouasie-Nouvelle-Guinée

Des femmes cherchent de l’aide marchent plusieurs heures à travers une épaisse forêt pour rejoindre ce centre de soutien aux familles à Maprik, dans le nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Crèdit photo: EU/ECHO/Mathias Eick

Quels sont les besoins?

En raison de sa situation géographique, la Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’un des pays les plus sujets aux catastrophes naturelles dans le monde. Localisé sur un segment de la ‘ceinture de feu’ du Pacifique, le pays est situé à la jonction de différentes plaques tectoniques, ce qui l’expose à de fréquents séismes, éruptions volcaniques et, parfois, tsunamis. Des foyers localisés de maladies communes, comme la malaria et le choléra, émergent régulièrement, partiellement en raison des mauvaises infrastructures et d’un accès restreint. La situation est souvent aggravée par les tempêtes, et les inondations et glissements de terrain qu’elles engendrent, résultant en d’importantes destructions au niveau des habitations et des moyens de subsistance. Ce genre de catastrophes génère des besoins urgents chez les habitants, notamment en matière d’hébergement temporaire, d’accès à l’eau potable, d’assainissement, de soins de santé de base et d’autres fournitures de première nécessité.

Enfin, l’insécurité et les coûts excessifs des biens et des transports représentent un défi majeur à relever pour les acteurs humanitaires internationaux. Les capacités locales de réponse aux catastrophes sont faibles, en raison des mauvaises infrastructures et du terrain montagneux.

En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne finance des projets humanitaires en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 1994.

En réponse au phénomène climatique connu sous le nom d’El Niño et s’étant manifesté en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en octobre 2015, sous la forme d’un extrême déficit pluviométrique, la Commission européenne a alloué plus de € 1 260 000 à ses partenaires sur le terrain, afin de répondre aux besoins humanitaires des populations les plus affectées et d’atténuer les effets d’une sécheresse prolongée. Ces fonds permettent l’organisation d’une aide en matière de santé et de nutrition, la distribution de kits d’hygiène, ainsi que l’organisation d’un accès à l’eau potable, pour les familles concernées. En outre, les agriculteurs bénéficient d’une formation à des méthodes agricoles de résilience face à la sécheresse. Au total, 75 000 personnes, en particulier les populations vivant sur les hauts plateaux centraux les plus sévèrement affectés, devraient bénéficier de ces opérations humanitaires.

L’aide fournie par l’UE à la Papouasie-Nouvelle-Guinée se concentre également sur des projets améliorant la préparation des communautés aux catastrophes naturelles, en renforçant leur résilience. Depuis 2009, l’UE finance des projets de réduction des risques de catastrophe et de préparation aux catastrophes (en vertu de son programme DIPECHO), dans le cadre d’un programme régional d’aide dans le Pacifique. Entre 2011 et 2014, les fonds DIPECHO octroyés à la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont représenté un total d’environ € 1,4 million. Les projets se sont concentrés géographiquement sur la côté Rai, la région des plateaux orientaux, Tewai-Siassi, Okapa, Nawaeb et Finschafen, à savoir les régions particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles.