Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Région du Pacifique

Le super cyclone Pam a fait son chemin vers le sud du Pacifique en mars 2015, avec des rafales de vent effrayantes pouvant aller jusqu’à 320km/h. Les habitants de Vanuatu se sont alors dirigés vers les bâtiments les plus sûrs qu’ils aient pu trouver, tentant de se mettre à l’abri pour la nuit. © UNICEF Pacifique

Quels sont les besoins?

La région du Pacifique, qui comprend la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Fidji, Salomon, Cook et Vanuatu, est l’une des régions du monde les plus sujettes aux catastrophes, notamment en termes de récurrence, de sévérité et d’ampleur de ces dernières. Elle est particulièrement exposée aux cyclones, séismes, tsunamis, inondations, raz de marée, glissements de terrain, vagues de sécheresse, feux de forêt et éruptions volcaniques, ainsi qu’aux épidémies. Et la dégradation environnementale ainsi que l’impact négatif du changement climatique ne font qu’aggraver cet état de fait.

Plus récemment, en février 2016, le cyclone tropical Winston s’est abattu sur de vastes régions des îles Fidji, causant 43 décès, affectant plus de 350 000 personnes et dévastant de larges pans de terres agricoles.

Depuis mi-2015, plusieurs pays du Pacifique, en particulier la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont souffert des effets du phénomène climatique El Niño. Ce dernier a engendré des perturbations météorologiques durables, entraînant d’importants dégâts au niveau des cultures et affectant la sécurité alimentaire de vastes pans de la population dans les zones affectées.

Le manque de diversité économique, l’éloignement des grands marchés et centres commerciaux, et les fortes inégalités de genre sont autant de facteurs qui caractérisent nombre de nations insulaires du Pacifique et exacerbent leur vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Avec une population totale de quelque 10 millions d’habitants, répartis sur un vaste territoire, le nombre de personnes touchées, voire tuées, par les catastrophes naturelles dans cette région, peut sembler plutôt faible, en comparaison avec les moyennes statistiques générales sur les catastrophes ; mais les pays du Pacifique se classent parmi les pays aux taux les plus élevés au monde de victimes et personnes affectées par habitant.

En quoi consiste notre aide?

L’UE apporte une aide humanitaire à la région du Pacifique tant en matière de préparation aux catastrophes qu’en matière de secours d’urgence, lorsqu’une catastrophe majeure a lieu.

Après le passage du cyclone tropical Winston, la Commission européenne a investi € 1 million dans l’organisation d’une aide aux communautés les plus vulnérables, notamment en matière d’hébergement, d’alimentation, d’accès à l’eau potable, d’assainissement et d’hygiène. Via le mécanisme européen de protection civile, des articles de secours de première nécessité ont aussi pu être acheminés dans les communautés impactées.

Suite aux perturbations météorologiques durables liées à un phénomène El Niño particulièrement fort en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Commission européenne a débloqué, l’an dernier, plus d’€ 1,2 million pour aider ses partenaires à organiser des secours et activités de renforcement de la résilience des familles les plus vulnérables. L’épisode de sécheresse s’étant poursuivi jusqu’au milieu de l’année 2016, € 2 millions supplémentaires ont été débloqués pour couvrir les besoins alimentaires les plus urgents et rétablir les moyens de subsistance des populations affectées.

La direction générale de la Commission européenne chargée des opérations de protection civile et d’aide humanitaire européennes (ECHO) apporte aussi régulièrement une réponse lors de catastrophes plus petites, plus locales, par le biais de son ‘mécanisme de réponse à petite échelle’. En avril 2014, lorsque les inondations ont contraint 9000 personnes au déplacement dans la région du Guadalcanal, dans les îles Salomon, où se situe également la capitale de Honiara, l’UE a contribué financièrement aux opérations humanitaires.

Dernière mise à jour 28/09/2016