Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Mongolie

© Union européenne/ECHO/Maria Olson

Quels sont les besoins?

Un tiers des 2,7 millions d’habitants de la Mongolie suit un mode de vie nomade et dépend entièrement de l’élevage pour vivre. Un été sec suivi d’un hiver rigoureux résulte souvent en d’importantes pertes de bétail. Pendant ce phénomène naturel, connu sous le nom de ‘Dzud’, les températures peuvent descendre jusqu’à -50°C à travers tout le pays.

Le pays, peu peuplé, occupe une surface équivalente à celle de l’Europe occidentale et dispose de mauvaises infrastructures de transport. L’organisation d’une aide y est difficile, étant donné que de nombreuses familles vivent dans leurs propres enceintes familiales et sont constamment en mouvement, les éleveurs étant toujours à la recherche de meilleurs pâturages pour leurs animaux.

En raison d’une croissance économique rapide, suscitée par un boom du secteur minier, beaucoup de familles quittent désormais les zones rurales pour s’installer dans les campements informels qui entourent la capitale Oulan-Bator, ce qui entraîne un certain nombre de problèmes sur le plan social. Les incendies, par exemple, sont fréquents, en raison des connexions électriques non réglementaires.

En quoi consiste notre aide?

En 2012, la Commission européenne a organisé une aide d’urgence et des formations de prévention des incendies, pour quelque 5600 personnes vivant dans des conditions sociales difficiles en raison du ‘Dzud’. Le projet, mis en œuvre par la Croix-Rouge finlandaise et la Croix-Rouge mongole, a permis d’organiser une aide au logement, des distributions d’articles ménagers de première nécessité et de vêtements d’hiver, ainsi que des soins psychosociaux, pour des milliers de familles pauvres.

En 2010, la Commission a contribué des fonds humanitaires pour un total de € 2,15 millions, afin de venir en aide à quelque 46 000 personnes affectées par le ‘Dzud’. Initialement, cette aide a servi à répondre aux besoins urgents des familles les plus sévèrement affectées, en leur fournissant des vivres, des couvertures et des vêtements chauds. Plus tard, une aide a été apportée à quelque 40 000 personnes pour garantir la survie de leur bétail, en leur fournissant du fourrage et en mettant à leur disposition des installations de stockage de fourrage. Les familles contraintes de s’installer en région urbaine pour échapper aux drastiques conditions rurales, ont reçu des vivres, une aide sociale, des soins de santé et une formation professionnelle, afin de pouvoir s’adapter à leur nouvel environnement.

Dernière mise à jour 20/01/2016