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Inde

Les écoles non sécurisées constituent une grave menace pour les enfants en cas d’inondations ou de cyclones. ECHO soutient des projets qui aident les écoles à élaborer des plans de sécurité et apprennent aux enseignants et aux élèves à gérer les situation
Les écoles non sécurisées constituent une grave menace pour les enfants en cas d’inondations ou de cyclones. ECHO soutient des projets qui aident les écoles à élaborer des plans de sécurité et apprennent aux enseignants et aux élèves à gérer les situations de crise. Crédit photo : UE/ECHO/Aftab Alam

Besoins humanitaires

De fréquentes catastrophes naturelles et des foyers d'instabilité au Jammu-et-Cachemire, ainsi que dans le centre et le nord-est du pays, entraînent d'importants besoins humanitaires parmi les populations les plus vulnérables.

Plus de 700 000 personnes vivant dans ces États sont exposées à la violence depuis des années et présentent des symptômes de dépression et de stress post-traumatique. Un grand nombre d'entre elles ont également besoin d'une aide aux moyens de subsistance, l'insécurité entravant l'activité économique.

Au cours des dernières années, le centre du pays, notamment dans le sud du Chhattisgarh, a été régulièrement secoué par des affrontements entre les insurgés maoïstes et les forces de sécurité. Les populations indigènes vivant dans les zones forestières reculées sont les plus touchées par ces conflits. Ce climat d'instabilité limite leur accès à des services de base déjà lacunaires, tels que les soins de santé.

Le nord-est de l'Inde est un foyer permanent d'insurrections. Les violences qui en résultent touchent des milliers de personnes. Par ailleurs, la question de la propriété des terres engendre régulièrement des tensions entre les différentes ethnies. Le Centre de surveillance des déplacements internes estime qu'il y avait en avril 2015 616 000 personnes déplacées en Inde à la suite de conflits armés et de la violence intercommunautaire. Cette situation de conflit prolongé empêche la scolarisation de milliers d'enfants vivant dans des camps. Le manque d'accès aux services de santé, le travail des enfants et l'exploitation sexuelle sont également préoccupants. 

Depuis des années, les inondations, les cyclones, les tremblements de terre, les sécheresses et les glissements de terrain qui s'abattent sur le pays infligent de grandes souffrances à la population. Ce sont surtout les basses castes et les tribus dont le niveau économique et social se situe au-dessous de la moyenne nationale qui sont les plus durement frappées. Cette situation s'est confirmée lors du cyclone Phailin survenu en 2013 dans l'État d'Odisha, qui a touché des centaines de milliers de personnes.

Réponse humanitaire de l'UE

La Commission européenne est présente en Inde depuis 1995. Elle est intervenue à l'occasion de toutes les grandes urgences, notamment lors du cyclone Orissa en 1999, du tremblement de terre de Gujarat, en 2001, du tsunami en 2004, du séisme dans l'État de Jammu-et-Cachemire en 2005, des inondations au Bihar en 2008 et du cyclone Phailin en 2013. L'aide humanitaire totale de l'UE en Inde dépasse à ce jour 128,5 millions d'euros.

En 2016, la Commission a octroyé 500 000 euros pour financer un projet portant sur l'éducation d'enfants déplacés dans l'État d'Assam, déchiré par les conflits. Ces fonds serviront également à apporter une assistance sanitaire plus que nécessaire et à renforcer la protection des enfants. 

L'an dernier, 3,4 millions d'euros ont été alloués afin d'apporter un soutien psychosocial et des moyens des subsistance à la population du Jammu-et-Cachemire et des États du nord-est touchés par les conflits, et de dispenser des services de santé et de protection aux communautés vivant dans les camps éloignés du Chhattisgarh et de l'Andhra Pradesh.

Entre 2001 et 2014, dans le cadre de son programme de préparation aux catastrophes (DIPECHO), la Commission a débloqué plus de 8 millions d'euros afin d'atténuer les conséquences des inondations, des cyclones et d'autres catastrophes naturelles sur les populations vulnérables grâce à des initiatives locales, comme la mise en place de systèmes d'alerte précoce et la construction d'infrastructures physiques adaptées. Au fil des années, les initiatives en faveur de la réduction des risques de catastrophes ont été intégrées dans tous les programmes d'aide humanitaire.

Dernière mise à jour 04/07/2016