Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Afrique australe et l'océan Indien

Dans le village de Taung ils ont été réalisé, grâce au projet «biens contre paiement», des structures en pierres pour protéger les champs de l’érosion provoquée par les fortes pluies. Crèdit photo: EU/ECHO/Anna Chudolinska

Quels sont les besoins ?

Les pays d’Afrique australe et de l’océan Indien subissent régulièrement des catastrophes naturelles, telles que des cyclones, des inondations et des vagues de sécheresse. L’extrême sud du continent africain comprend l’Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Zambie et le Zimbabwe, ainsi que les îles des Comores, Madagascar, les Seychelles et l’île Maurice.

L’agriculture est le principal moyen de subsistance pour un grand nombre de gens, qui dépendent donc fortement des précipitations. Les mauvaises saisons entraînent souvent une insécurité alimentaire aiguë et contribuent à la malnutrition chronique, notamment chez les enfants. Le sud du Malawi, le sud de Madagascar, le sud et le centre du Mozambique, le sud du Zimbabwe et la majeure partie du Lesotho figurent parmi les zones fréquemment affectées.

Depuis l’année dernière, la situation en matière de sécurité alimentaire s’est significativement dégradée, en conséquence directe d’El Niño et de la sécheresse prolongée qu’il a occasionnée. L’actuelle saison des pluies a été la plus sèche de ces 35 dernières années, dans plusieurs régions de l’Afrique australe. La situation au Mozambique, à Madagascar et en Angola est particulièrement inquiétante.

Les cyclones, et les inondations qu’ils provoquent, contaminent les sources d’eau et les eaux stagnantes, ce qui fait croître les risques d’épidémies, notamment de choléra et de paludisme.

Dans l’ensemble de la région, l’insécurité alimentaire est aggravée par l’instabilité politique, les difficultés socio-économiques, des taux de prévalence du VIH/SIDA parmi les plus élevés au monde et une pauvreté généralisée, qui rendent la population extrêmement vulnérable face aux catastrophes naturelles et pressions économiques.

En quoi consiste notre aide ?

Le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et la protection civile (ECHO), en coopération avec ses partenaires, assure le suivi régulier de la situation humanitaire dans la région et répond aux besoins immédiats en matière d’eau, d’assainissement, d’hébergement, d’alimentation, d’articles de première nécessité, de premiers soins de santé, de protection et de recouvrement des moyens de subsistance, à la suite de catastrophes comme des inondations, des cyclones, des vagues de sécheresse et des épidémies.

En outre, depuis 2008, ECHO soutient des initiatives de réduction des risques de catastrophe et le renforcement de la résilience des communautés et institutions locales. Il s’agit notamment de mieux préparer les communautés et les institutions des zones exposées aux catastrophes, d’améliorer les systèmes d’alerte rapide et capacités locales de réaction, et d’élaborer des mécanismes adaptés pour atténuer l’impact des catastrophes.

Les populations rurales de la région continuent d’être confrontées à de graves pénuries alimentaires dues à la faiblesse des précipitations, aux infestations de parasites et à la baisse de la fertilité des sols. Dans le cadre de ses programmes de préparation aux catastrophes, ECHO soutient l’introduction de techniques agricoles adaptées, de semences améliorées et de variétés nouvelles, en vue de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, dans les zones de la région les plus touchées par l’insécurité alimentaire.

Depuis 2012, ECHO a consacré près de € 110 millions aux efforts d’aide d’urgence et de préparation aux catastrophes en Afrique australe et dans l’océan Indien, et a contribué ainsi à y renforcer la résilience des populations les plus vulnérables. € 52 millions ont été consacrés, en 2015-2016, aux efforts de réponse à l’insécurité alimentaire générée par El Niño.

Dernière mise à jour
11/04/2017