Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Nigéria

Nigeria by Anouk Delafortrie
© UE/ECHO/Anouk Delafortrie
Introduction

En sept ans de conflit dans le nord-est du Nigéria, plus de 20 000 personnes ont été tuées et 1,82 million, déplacées. La situation demeure dramatique sur le plan humanitaire et les hauts niveaux d’insécurité dans l’ensemble de la région continuent d’entraver sérieusement l’accès humanitaire et l’acheminement de l’aide. Dans ces conditions, les besoins urgents demeurent largement non-satisfaits. En 2017, 8,5 millions de personnes auront besoin d’une assistance humanitaire. 5,2 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë, et les risques de voir une hausse des taux de malnutrition et de mortalité sont importants.

Quels sont les besoins ?

Dans le pays le plus peuplé d’Afrique, plus de 60 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et n’a pas accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’eau potable et à plein d’autres produits et services fondamentaux. La population du nord du pays est particulièrement vulnérable.

Depuis les débuts de l’insurrection de Boko Haram en 2009, les violences perpétrées par le groupe armé et la réponse militaire qui y a été apportée ont fait des milliers de morts parmi les civils du nord-est du Nigéria, et ont contraint 1,82 million de personnes à fuir, ces personnes devenant dès lors des déplacés à l’intérieur du pays. Alors que certaines ont pu trouver refuge chez des parents, la majorité de ces personnes vivent dans des conditions précaires, dans des campements de fortune, et dépendent principalement de la charité des communautés locales.

Une attention accrue doit être accordée à l’actuelle crise alimentaire dans le nord-est du pays, qui est directement liée à l’insécurité ambiante qui a aux conséquences sombres. Les taux élevés de malnutrition aiguë – bien au-delà des seuils d’urgence – et le niveau inquiétant de l’insécurité alimentaire demeurent des préoccupations humanitaires majeures, certaines poches de population étant signalées comme risquant la famine dans un contexte où près de 800 000 personnes demeurent hors de portée des organisations humanitaires.

D’après l’UNICEF, sans aucun traitement adapté, environ 20 % des enfants risquent de mourir. L’organisation de soins de santé, de soins nutritionnels et d’une protection pour les populations déplacées et autres victimes des violences, est également une priorité majeure.

Carte Nigéria
En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne fournit une aide immédiate pour couvrir les besoins fondamentaux des déplacés, des populations qui les accueillent au Nigéria, et des réfugiés dans d’autres pays, également affectés par la crise dans le bassin du lac Tchad, à savoir le Tchad, le Niger et le Cameroun.

Ces fonds servent à l’organisation de distributions alimentaires et d’articles de première nécessité, au financement de soins médicaux et nutritionnels vitaux dans les cliniques, ainsi qu’à la garantie d’un accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, d’un hébergement et d’une protection. Ils contribuent également à l’amélioration de l’accès humanitaire, en finançant des services humanitaires aériens, ainsi qu’à la coordination des organisations humanitaires.

Depuis 2014, le service humanitaire de la Commission européenne a alloué plus de € 155 millions d’assistance humanitaire au Nigéria. Les budgets annuels d’aide ont été revus à la hausse à plusieurs reprises au fil des années, à mesure de l’évolution des besoins. Rien qu’en 2017, € 59,5 millions ont été octroyés au pays au total pour couvrir les besoins humanitaires fondamentaux des victimes de la crise au Nigéria.

La Commission a annoncé l’octroi d’une nouvelle enveloppe d’aide de l’UE de € 248 millions, qui combinera un volet d’aide humanitaire à court terme (€ 105 millions) et un autre d’aide au développement à long terme (€ 143 millions) pour répondre aux besoins des populations affectées par le conflit dans le nord-est du Nigéria, en matière de rétablissement et reconstruction précoces.

La Commission plaide aussi en faveur d’un accès humanitaire sécurisé et d’une présence opérationnelle accrue des organisations humanitaires sur le terrain, de sorte que davantage de personnes dans le besoin puissent être aidées.

Dernière mise à jour
17/09/2017