Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Libye

© International Medical Corps
Introduction

La situation en Libye demeure instable et les civils souffrent des conséquences directes des violences durables. L’accès aux soins de santé est une priorité pour les personnes affectées par le conflit. Les personnes déplacées vulnérables ont besoin de vivres, d’un logement et d’articles de première nécessité, notamment en matière d’équipements ménagers, d’hygiène et de cuisine, pour faire face à la crise actuelle. Les organisations humanitaires appellent à la protection des civils, au respect du droit et des principes humanitaires internationaux, à savoir notamment le respect des travailleurs et infrastructures de santé, la garantie d’un accès sans entrave à une assistance humanitaire pour les populations qui en ont besoin.

Quels sont les besoins ?

L’accès très restreint aux soins de santé primaires, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à d’autres services de base sont les principales préoccupations sur le plan humanitaire en Libye. Les perturbations rencontrées dans le soutien gouvernemental aux systèmes de santé et de sécurité sociale empêchent aux plus vulnérables d’avoir accès aux soins de santé de base et entravent leur stratégie d’adaptation. Les personnes contraintes au déplacement par les combats intermittents entre les forces armées en opposition, ont besoin d’une aide vitale d’urgence, notamment en matière d’alimentation, de logement et de soins de santé.

1,1 million de personnes vulnérables ont à peine accès aux soins de santé. Les pénuries en médicaments sont fréquentes et 17,5% des hôpitaux et 20% des installations sanitaires publiques sont fermés pour cause de destruction, dégât ou occupation (OMS, 2017). La crise de liquidités empêche la population d’accéder à leurs salaires et d’effectuer des dépôts bancaires. La criminalité et la traite des êtres humains sont également en hausse, comme le démontrent les signalements quotidiens d’enlèvements, abus et trafics horribles.

L’accès aux populations dans le besoin est limité. De nombreuses organisations se sont délocalisées pour des raisons de sécurité. Cela a eu pour conséquences l’émergence d’irrégularités en matière d’accès aux zones affectées, et d’obstacles dans la conduite des évaluations des besoins et la distribution de l’aide d’urgence en temps et en heure. Les organisations humanitaires appellent à l’établissement d’un accès humanitaire sans entrave aux civils dans le besoin et à une claire différenciation de l’aide humanitaire afin d’éviter une réduction supplémentaire de l’espace humanitaire, déjà restreint.

En quoi consiste notre aide ?

La Commission européenne a débloqué un total de € 29,7 millions d’aide humanitaire pour répondre aux besoins les plus urgents depuis 2014. L’aide est allouée aux personnes déplacées à l’intérieur du pays, aux rapatriés et aux autres populations vulnérables se trouvant dans les zones affectées par le conflit.

La Commission européenne soutient l’accès aux soins de santé de base pour les victimes du conflit, y compris la chirurgie d’urgence, la revalidation, l’octroi de prothèses, l’organisation d’un soutien psychosocial, l’approvisionnement en médicaments essentiels et l’organisation de soins pour les survivants de violences fondées sur le genre. Elle contribue à la restauration des services de santé primaires dans les zones affectées par le conflit. Ces services sont fournis, sans discrimination, à l’ensemble des populations vulnérables, y compris les migrants et demandeurs d’asile.

La Commission européenne soutient la mise à disposition permanente d’un ‘Mécanisme de réponse rapide’ pour permettre une réaction rapide et efficace aux besoins vitaux des populations contraintes au déplacement, en leur fournissant des vivres, un logement, des articles de cuisine, de couchage et d’hygiène, selon leurs besoins.

À Sabrata, où de récents combats ont eu lieu, près de 2000 ménages ont pu bénéficier de rations alimentaires et d’articles essentiels. Les installations sanitaires ont aussi reçu une aide sous la forme de kits de traumatologie et de médicaments essentiels. En d’autres endroits, les organisations humanitaires financées par l’UE ont également fourni des médicaments essentiels (pour les maladies traumatiques, obstétriques et non-transmissibles) mais, dans certains cas, les incidents de sûreté ont sévèrement impacté la livraison de l’aide.

Des fonds ont aussi été alloués à l’organisation d’une aide alimentaire pour les déplacés, rapatriés et réfugiés vulnérables. Dans certaines régions où les conditions requises sont en place, les personnes les plus vulnérables affectées par le conflit et exclues des mécanismes de protection sociale reçoivent une aide en espèces. Cette assistance en espèces peut prendre la forme de coupons, de transferts bancaires, de cartes électroniques ou tout simplement d’espèces, selon le contexte, l’endroit et les besoins des personnes les plus vulnérables.

Les organisations humanitaires bénéficiant d’un financement de l’UE ont participé à la restauration des services d’éducation essentiels dans les régions de Benghazi et Sirt, affectées par le conflit. Cela a permis à des milliers de garçons et filles d’accéder à une éducation de base et bénéficier de services récréatifs et d’un soutien psychosocial.

La Libye bénéficie également de fonds pour le développement et le rétablissement précoce via d’autres instruments européens, comme le Fonds fiduciaire d’affectation spéciale de l’UE pour l’Afrique.

Dernière mise à jour
17/04/2018