Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

Service tools

Kenya

Kenya by Bertha Wangari
© UE/ECHO/Bertha Wangari
Introduction

Le Kenya accueille quelque 486 000 réfugiés issus des pays voisins. Plus de 2 millions de Kenyans ont besoin d’une assistance humanitaire en conséquence de la sécheresse liée aux pluies insuffisantes de 2017 et aux effets cumulés des précédentes mauvaises saisons de pluies. Les rapatriements volontaires de réfugiés somaliens se poursuivent, en dépit de la grave sécheresse qui affecte la Somalie. La Commission européenne poursuit son aide de longue date en faveur des réfugiés au Kenya et soutient, au travers principalement de programmes d’aide en espèces, les efforts de réponse d’urgence à la sécheresse.

Quels sont les besoins ?

Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire est passé de 3,4 millions en 2017 à 2,5 millions en 2018, grâce aux pluies d’octobre à décembre. La situation demeure néanmoins difficile dans certains comtés arides ou semi-arides. Les vivres et l’eau coûtent toujours cher dans la région aride du nord du Kenya. Les communautés pastorales des comtés les plus sévèrement affectées ne parviennent toujours pas à vendre leurs bêtes émaciées à bon prix et cela à des conséquences très négatives sur leur gestion du quotidien. La situation est aggravée par le climat d’insécurité dans le nord du Kenya, où plusieurs attaques ont entravé l’accès des populations locales aux services de base.

À l’échelle nationale, 400 000 enfants et femmes enceintes ou qui allaitent souffrent de malnutrition aiguë, parmi lesquels 72 000 enfants souffrent de sa forme la plus sévère et nécessitent un traitement vital. Entretemps, les épidémies de choléra demeurent un problème majeur en matière de santé publique : environ 5000 cas ont été signalés entre janvier 2017 et janvier 2018.

Dans les camps de réfugiés, le manque de moyens financiers a mené à des coupes dans les rations alimentaires. En raison de la politique suivie par le Kenya, les réfugiés sont confinés dans des camps et dépendent presque exclusivement de l’aide. Quelque 34 000 réfugiés se sont inscrits pour être rapatriés volontairement en Somalie en 2017, malgré la sécheresse et l’insécurité aiguë dont souffre encore ce pays. Le Kenya accueille quelque 486 000 réfugiés et demandeurs d’asile originaires du Soudan du Sud, de Somalie et de la région des Grands Lacs.

Carte Kenya
En quoi consiste notre aide ?

Au fil des ans, l’Union européenne a maintenu son soutien humanitaire en faveur des réfugiés au Kenya, tout en mettant l’accent sur un renforcement de la résilience des communautés des régions arides du nord du pays, ainsi que sur un renforcement capacitaire des autorités pour qu’elles soient mieux préparées aux situations de crise et puissent mieux y répondre. L’UE a alloué plus de € 120 millions d’aide humanitaire au Kenya depuis 2012.

Dans les camps de réfugiés de Kakuma et Dadaab, le service de la Commission européenne chargé de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO) poursuit son soutien aux services vitaux de base, notamment en matière d’aide alimentaire, de soins de santé, de nutrition, d’accès à l’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), de protection et d’éducation. Des fonds sont aussi alloués à l’enregistrement des nouveaux arrivants et au bon fonctionnement général des camps.

L’UE finance des coupons alimentaires électroniques remplaçant, pour partie, les rations alimentaires des réfugiés. Un programme baptisé Bamba Chakula (‘obtenez votre nourriture’ en swahili) a été déployé via le système populaire de transfert d’argent mobile, M-PESA. Ce programme offre la possibilité aux réfugiés de choisir les vivres qu’ils achètent et donc de diversifier leur alimentation tout en contribuant à l’économie locale.

Le soutien fourni par l’UE a permis de mettre en place des structures de santé dotées de services complets, y compris des services hospitaliers, au bénéfice des réfugiés et des populations locales qui les accueillent. Un approvisionnement en eau potable, la mise en place d’installations sanitaires et la promotion de bonnes pratiques en matière d’hygiène constituent des priorités vitales puisqu’elles permettent de prévenir les maladies et les problèmes de malnutrition chez les enfants. Des efforts sont menés pour sécuriser les camps, en particulier pour les enfants et les femmes, qui constituent 79% de la population totale des camps, au travers d’interventions de protection ancrées dans les communautés.

L’UE contribue également à l’éducation des jeunes et des réfugiés en proposant des services d’apprentissage alternatifs ou améliorés dans les écoles des camps de Dadaab et Kakuma. Un programme d’apprentissage accéléré a été conçu spécifiquement pour les jeunes et les adultes ayant été contraints par le conflit d’interrompre leur cursus scolaire.

Dernière mise à jour
21/06/2018