Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Burkina Faso

Burkina Faso nutrition by STC
©EJohansson SaveTheChildren
Introduction

Au cœur de la région du Sahel, le Burkina Faso se classe parmi les dix pays les plus pauvres au monde. Connaissant une croissance démographique galopante et 80% de ses 18,1 millions d’habitants étant dépendants d’une agriculture de subsistance sensible à la sécheresse, de plus en plus de familles ne parviennent plus à se protéger de la faim, la malnutrition et les maladies graves. Près de 150 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère.

Quels sont les besoins ?

La moitié de la population burkinabé vit dans l’extrême pauvreté avec un accès limité aux services santé et autres services de base. L’insécurité alimentaire structurelle est exacerbée par les tarifs alimentaires élevés et l’endettement récurrent des familles vulnérables. Au cours de la période de soudure 2017, on estime que 1,7 million de personnes seront sous pression et que 257 000 personnes se trouveront en situation de crise alimentaire. La province d’Oudalan est sous pression et pourrait bien se retrouver plongée dans la crise : plus de 20% des ménages y adoptent actuellement des stratégies de crise et leur état nutritionnel est inquiétant. Les intimidations et menaces réelles et récurrentes des groupes terroristes contre la population dans la province de Soum ont fortement impacté la région de Soum, où quelque 5000 personnes ont été contraintes au déplacement et où les tarifs alimentaires ont considérablement augmenté.

Le taux d’accès des ménages à de l’eau potable est plutôt faible (64,73%), ce qui impacte la consommation alimentaire et les conditions nutritionnelles des ménages de façon négative.

En outre, les disponibilités en fourrage pour le bétail sont très faibles en raison des déficits structurels au niveau des fourrages naturels dans plusieurs régions, que l’utilisation de sous-produits agroindustriels (SPAI) ne suffit pas à compenser.

De surcroît, la situation sur le plan sécuritaire dans le nord du pays – région frontalière avec le Mali, déchiré par le conflit – pourrait bien perturber certaines activités de subsistance des ménages, ainsi que la stabilité de la sécurité alimentaire.

Carte Burkina Faso
En quoi consiste notre aide ?

Depuis 2007, l’Union européenne a alloué près de € 170 millions d’aide humanitaire au Burkina Faso. En 2017, la Commission européenne continuera d’apporter son soutien à l’organisation d’une aide alimentaire et nutritionnelle, ainsi qu’à l’organisation d’une aide pour les réfugiés maliens, notamment un renforcement des activités d’éducation en contexte d’urgence. En outre, un nouveau programme a été lancé pour la région de l’est et le Sahel, en faveur d’une réduction des risques de catastrophe.

L’UE a renforcé ses soins aux enfants souffrant de malnutrition grave, plus de 100 000 enfants ayant bénéficié d’un traitement en 2016. Au-delà des soins curatifs, les fonds humanitaires de l’UE financent également des activités de prévention de la malnutrition, comme des dépistages dans les communautés, des activités sociales de prévention, etc.

Les transferts en espèces, l’aide alimentaire et les soins de santé subventionnés, qui permettent un dépistage précoce et le traitement de la malnutrition et d’autres maladies, se sont traduits en une réduction substantielle de la vulnérabilité des familles. La Commission européenne et ses partenaires continuent de défendre ce type d’interventions pour qu’elles demeurent une priorité dans les politiques du gouvernement. L’objectif est de faire baisser les taux élevés de mortalité infantile et maternelle, et de renforcer la résilience des populations locales, de façon à atténuer les effets des futures crises.

En vue de renforcer la résilience des populations et de mettre un terme au cercle sans fin des crises alimentaires, la Commission européenne fait des progrès en matière de création de liens entre aide humanitaire d’urgence et aide au développement. La communauté internationale des bailleurs de fonds doit soutenir l’intégration de mesures de renforcement de la résilience, comme les filets de sécurité sociaux ou la gratuité des soins de santé, dans les programmes de protection sociale pour les plus vulnérables.

L’accès aux soins de santé gratuits et l’appui aux programmes de traitement nutritionnel des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère sont devenus un volet évident des interventions d’aide au développement. La Commission aura été une réelle force motrice pour la création de l’Alliance globale pour l’initiative résilience (AGIR), qui rassemble 17 pays d’Afrique de l’Ouest, des bailleurs de fonds et la communauté de l’aide, autour d’un objectif commun d’éradiquer la faim dans le monde d’ici 2032.

Dernière mise à jour
08/09/2017