Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Aide en espèces et bons d’achat

/echo/file/calp-cash-transfer-programming_frCaLP - Cash transfer programming

Pourquoi est-ce important ?

Lors de certaines catastrophes naturelles, les marchés et magasins locaux continuent d’être approvisionnés en vivres mais les populations affectées n’ont plus les moyens de payer. Dans ce genre de cas, une aide en espèces ou sous forme de bons d’achat permet de garantir que l’aide humanitaire atteigne par voie directe et rapide, ceux qui en ont le plus besoin.

L’aide en espèces et les bons d’achat sont distribués rapidement et à faibles frais, et offrent une plus grande possibilité de choix aux bénéficiaires. Entre autres avantages, cette aide profite aux économies locales, responsabilise les bénéficiaires et restaure leur dignité et leur pouvoir de décision puisqu’ils peuvent choisir ce qu’ils achètent grâce à cette aide. Ce système d’aide en espèces et bons d’achat a démontré son effet bénéfique sur le moral des personnes dans le besoin et permet aussi de préparer le terrain pour des activités faisant le lien entre secours d’urgence, réhabilitation et développement.

Les espèces et bons d’achat peuvent servir à l’achat de divers produits, mais ils sont le plus souvent utilisés par les bénéficiaires pour acheter des articles alimentaires et non-alimentaires, du pétrole, des couvertures et d’autres produits de première nécessité.

Quelle est notre intervention ?

Le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO) n’a recours à ce système, et d’autres formes alternatives d’aide humanitaire, qu’après avoir étudié toutes les options en détails. ECHO admet que les programmes d’aide en espèces et bons d’achat doivent être planifiés avec précaution, de sorte à éviter les risques inattendus d’inflation, de dépression ou d’inégalités sociales sur les marchés locaux, tout en portant secours aux groupes les plus vulnérables (femmes, enfants et personnes âgées).

Une analyse approfondie des marchés locaux est réalisée avant la mise en œuvre d’un programme et les gouvernements locaux des régions sujettes aux catastrophes sont à chaque fois impliquées lorsqu’un système d’aide en espèces et bons d’achat est implémenté. Dans la plupart des cas, diverses méthodes sont combinées pour distribuer l’aide afin de répondre au mieux aux besoins des populations affectées.

L’utilisation d’espèces et bons d’achat s’est intensifiée ces dernières années, en particulier pour ce qui concerne l’aide alimentaire (hausse de 47 % en 2013). Cependant, tous les secteurs de l’aide humanitaire peuvent mobiliser ce genre de méthode. Dans la plupart des cas, les espèces et/ou bons d’achat sont mobilisés pour couvrir les besoins fondamentaux des populations affectées, sans définition de conditions préalables. Dans d’autres cas, où cela s’avère approprié, les bénéficiaires sont susceptibles de devoir performer certaines tâches en échange de l’aide (par exemple, des travaux communautaires, suivre une formation, etc.).

À l’avenir, le système d’aide en espèces et bons d’achat devrait s’orienter vers une utilisation accrue des technologies pour améliorer la performance de ce genre de projets, avec par exemple, le développement de systèmes d’information humanitaire, de nouveaux mécanismes et d’autres outils, comme les téléphones portables.

10 principes communs de l’aide en espèces pour répondre aux besoins humanitaires de multiples façons

Lors de leur réunion des 26 et 27 mars 2015, les États membres du Groupe de travail sur l’aide humanitaire et l’aide alimentaire (COHAFA) se sont mis d’accord pour approuver, au niveau du groupe de travail, le document « 10 principes communs de l’aide en espèces pour répondre aux besoins humanitaires de multiples façons ». Une réunion des bailleurs de fonds européens, organisée à Bruxelles en juin de l’année dernière (États membres de l’UE, Suisse et Norvège), pour discuter diverses approches concernant les transferts en espèces à usages multiples, aura constitué une étape clé dans le lancement effectif des débats. Ce fut l’occasion de se pencher sur l’aide en espèces à usages multiples, tant d’un point de vue politique qu’opérationnel, et d’examiner les effets potentiels d’expériences comme les récentes expériences menées au Liban, sur les discussions politiques plus larges.

Ce document est le résultat d’une collaboration entre les États membres et un groupe plus large d’acteurs et parties prenantes humanitaires, le service de l’UE à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO) agissant en qualité de secrétariat. Ces principes ont pour objectif de compléter les directives existantes en matière d’aide en espèces, ainsi que les positions politiques sur les thématiques se prêtant bien à une approche à usages multiples. Les donateurs et leurs partenaires sont encouragés à tenir compte de ces principes dans la conception et l’implémentation de leurs réponses aux crises humanitaires.

 

Dernière mise à jour
13/10/2014