Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Réfugiés

Refugees by Peter Biko
© European Union/ECHO/Peter Biro

Number of refugees and internally displaced end 2015

Chaque année, des millions de personnes sont contraintes de fuir de chez elles et chercher refuge ailleurs, en raison de conflits, violences, violations des droits de l’Homme, persécutions et catastrophes naturelles. Le nombre de personnes déplacées a continué de croître en 2015 et 2016, exigeant une intensification de l’aide humanitaire à travers le monde. Près de 84% des déplacés trouvent refuge auprès de populations déjà aux prises avec la pauvreté, dans des pays aux revenus moyens à faibles. Leur survie dépend généralement des disponibilités de l’aide qui leur est fournie par les communautés locales et les organisations internationales.

Dans le monde, plus de 65,6 millions de personnes ont désespérément besoin d’une protection et d’une aide, en conséquence de leur déplacement forcé. Ces personnes contraintes au déplacement sont des réfugiés, des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDI) et des demandeurs d’asile. Mondialement, en 2017, plus de 40,3 millions de personnes ont été contraintes au déplacement à l’intérieur de leur pays en conséquence des conflits (source : IDMC Aperçu mondial 2016), tandis que 22,5 millions sont des réfugiés et 2,8 millions sont des demandeurs d’asile (source : HCR Tendances mondiales 2016). En 2016, on estime que 31,1 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur de leur pays, en conséquence, uniquement, de conflits ou de catastrophes naturelles – cela équivaut à un nouveau déplacé chaque seconde. 51% de la population mondiale des réfugiés se composent d’enfants de moins de 18 ans, soit la plus forte proportion depuis dix ans.

Trouver des solutions durables pour ces populations déplacées de force est un véritable défi. Les rapatriements sur base volontaire vers les pays d’origine sont la solution préférée sur le long terme pour les réfugiés, mais le manque de solutions politiques aux conflits empêche de nombreuses personnes d’y avoir recours. Les déplacements forcés ne sont plus un phénomène temporaire, la durée moyenne de déplacement pour les réfugiés étant de 20 ans et plus de 10 ans dans 90% des cas.

Les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays sont aussi sujettes à divers risques, en matière de protection, d’accès au logement, d’alimentation et d’accès à d’autres services de base. Tant les réfugiés que les PDI en zones urbaines doivent composer avec la pauvreté, le manque de soutien psychosocial et les difficultés rencontrées pour régulariser leur statut. Les violences et abus perpétrés à leur encontre culminent souvent au lendemain d’une nouvelle urgence.

Chaque année, le 20 juin, le monde se penche de plus près sur le sort de toutes ces personnes contraintes de fuir de chez elles. La Journée mondiale des réfugiés est un évènement significatif depuis 2001, année où l’assemblée générale de l’ONU a fait de cette date la Journée mondiale des réfugiés à l’occasion du 50e anniversaire de la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés.

Une approche fondée sur le développement pour gérer les déplacements forcés

En avril 2016, la Commission européenne a adopté la communication ‘Vivre dans la dignité : de la dépendance à l’aide, à l’autonomie. Déplacements forcés et développement’, détaillant une nouvelle approche, fondée sur le développement, pour gérer les déplacements forcés. L’UE a pour objectif de renforcer la résilience et l’autonomie des déplacés et des communautés qui les accueillent, au travers d’une approche impliquant de multiples acteurs, dès le début d’une crise de déplacement. Elle concentre son action sur une collaboration avec les gouvernements des pays accueillant les déplacés, aux échelons nationaux et locaux, en vue de favoriser l’intégration socioéconomique graduelle des réfugiés et déplacés. Cette nouvelle approche, qui prend forme en pratique grâce à des efforts communs d’analyse et de programmation, vise à exploiter les capacités de production des réfugiés et déplacés en les aidant à accéder à l’éducation, au logement, à des terres, à des moyens de subsistance et à divers autres services.

Réponse humanitaire de l’Union européenne

Emergency REsponse Coordination Centre - ECHO Daily Map - Number of refugees or people in refugee like situation by host countryEn 2016, le service de protection civile et d’aide humanitaire de l’UE a investi plus de € 1972 millions, soit environ 87% de son budget annuel, dans des projets venant en aide aux populations contraintes au déplacement et aux communautés les accueillant dans 56 pays (Turquie, Grèce, Syrie, Irak et Soudan du Sud constituant le top 5). Cette aide permet de :

  • répondre aux besoins les plus urgents de ces populations extrêmement vulnérables
  • protéger et soutenir les populations déplacées au cours de leur déplacement et lors de leur retour chez elles
  • renforcer l’autonomie des déplacés et réduire leur dépendance à l’aide

L’aide proposée par la Commission aux populations déplacées fait réellement la différence dans la vie de nombreuses personnes : les réfugiés syriens en Jordanie, au Liban, en Turquie, en Irak et en Grèce ; les réfugiés afghans en Iran et au Pakistan ; les réfugiés somaliens au Kenya ; les réfugiés congolais dans la région des Grands Lacs ; les réfugiés palestiniens ; les réfugiés du Myanmar en Thaïlande ; les réfugiés rohingyas au Bangladesh ; les réfugiés sahraouis en Algérie. Les personnes vulnérables déplacées à l’intérieur de leur pays sont également une cible de l’aide de la Commission, en particulier en Syrie, en Colombie, au Soudan du Sud, en Irak et au Yémen.

La Commission soutient financièrement des organisations sur place, dans les contextes de déplacement forcé, qui s’occupent des réfugiés, PDI, migrants vulnérables et (dans certains cas) des communautés qui les accueillent. Ses principaux partenaires sont le HCR, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et diverses organisations non-gouvernementales (ONG).

Enfin, la Commission européenne joue un rôle important en matière de défense et de facilitation de solutions durables pour les réfugiés et PDI, en particulier en ce qui concerne l’exécution de leur droit au retour dans leur pays d’origine. L’UE reconnaît que répondre aux besoins des réfugiés et PDI requiert une aide humanitaire ciblée conjuguée à une aide au développement durable. Aux côtés de ses partenaires, l’UE défend aussi la pleine reconnaissance des nouveaux avantages et opportunités que peuvent susciter les déplacés au sein des économies nationales et locales qui les accueillent.

 
Dernière mise à jour
19/06/2017