Protection Civile et Operations d'Aide Humanitaire Européennes

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Efficacité de l’aide

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Alors que les besoins humanitaires ne cessent de croître partout dans le monde, les financements humanitaires internationaux n’arrivent pas à suivre le rythme pour répondre assez rapidement aux demandes croissantes. L’aide humanitaire fournie doit gagner en efficacité pour être capable de relever ces nouveaux défis.

C’est pourquoi, lors du Sommet humanitaire mondial de mai 2016, les principaux bailleurs de fonds et organisations humanitaires dans le monde ont signé la Grande Négociation – un accord visant à améliorer la façon dont l’aide humanitaire est allouée.

La Grande Négociation couvre divers thèmes correspondant aux besoins de longue date du secteur humanitaire, et se penche sur les défis auxquels sont confrontés les bailleurs de fonds et organisations humanitaires, notamment en matière de lancement de programmes d’aide en espèces, d’harmonisation des façons de faire rapport pour réduire la charge bureaucratique, de conduite de meilleures évaluations des besoins, ou encore de renforcement de la coordination avec les acteurs locaux.

Au cours de l’année écoulée, les 52 signataires de la Grande Négociation (y compris des bailleurs de fonds internationaux, comme la Commission européenne, les agences de l’ONU, le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, diverses organisations non-gouvernementales et partenaires locaux) ont planché ensemble sur leurs engagements communs pour assurer protection et assistance aux populations dans le besoin.

Figurant parmi les principaux bailleurs de fonds humanitaires, la Commission européenne se trouve à la tête des discussions et de l’implémentation des engagements de la Grande Négociation.

Parmi les objectifs fixés par la Grande Négociation, on peut retenir les suivants :

1. Renforcer l’engagement réciproque entre acteurs humanitaires et du développement.

/echo/file/renforcer-l-engagement-r-ciproque-entre-acteurs-humanitaires-et-du-d-veloppement_frRenforcer l’engagement réciproque entre acteurs humanitaires et du développement

L’aide humanitaire est cruciale au lendemain d’une urgence et permet d’organiser des secours vitaux, allant d’un approvisionnement en eau potable à un assainissement, en passant par des livraisons de médicaments, ou encore l’organisation d’un hébergement et d’une aide alimentaire. La coopération au développement, quant à elle, propose des solutions à plus long terme aux problèmes structurels que connaissent les pays en développement, en implémentant des mesures visant par exemple à réduire la pauvreté, garantir un développement durable sur le plan socioéconomique et environnemental, ou encore promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. En travaillant plus étroitement ensemble, ces deux approches de l’aide sont capables d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables au monde, de renforcer leur résilience et, en conséquence, à plus long terme, de diminuer les besoins humanitaires.

2. Renforcer l’utilisation et la coordination des programmes d’aide en espèces.

/echo/file/renforcer-l-utilisation-et-la-coordination-des-programmes-d-aide-en-esp-ces_frRenforcer l’utilisation et la coordination des programmes d’aide en espèces

En contexte d’urgence, l’aide humanitaire fournie sous forme de transferts d’argent constitue une alternative fiable aux méthodes plus traditionnelles. Non seulement elle offre plus de flexibilité de réponse aux besoins des bénéficiaires, mais en plus elle permet de réduire les coûts logistiques et alimente l’économie locale. Les signataires de la Grande Négociation s’engagent donc à davantage mobiliser ce type d’aide.

3. Proposer davantage d’outils de soutien et de financement aux intervenants locaux et nationaux.

/echo/file/proposer-davantage-d-outils-de-soutien-et-de-financement-aux-intervenants-locaux-et-nationaux_frProposer davantage d’outils de soutien et de financement aux intervenants locaux et nationaux

Les ONG locales et nationales sont de précieux partenaires sur le terrain, en contexte de crise : elles sont bien souvent les premières à se mobiliser lorsqu’une catastrophe a lieu, elles sont aussi ancrées dans les communautés locales et donc plus perspicaces dans leur approche, puisqu’elles tiennent compte du contexte politique et culturel des zones où elles interviennent.

4. Améliorer l’aide humanitaire grâce aux nouvelles technologies.

/echo/file/am-liorer-l-aide-humanitaire-gr-ce-aux-nouvelles-technologies_frAméliorer l’aide humanitaire grâce aux nouvelles technologies

Du téléphone portable aux réseaux sociaux, de l’imagerie satellite aux vols de drones, les nouvelles technologies sont omniprésentes et ont le potentiel de révolutionner le secteur humanitaire. La Commission européenne encourage déjà l’utilisation d’outils technologiques innovants lors d’interventions humanitaires, notamment via ses fonds de Capacité de réponse renforcée (CER). Une aide ciblée, via des mécanismes de financement comme l’ERC, peut progressivement permettre l’établissement de nouveaux – et durables – instruments et pratiques renforçant l’efficacité de tous les acteurs humanitaires.

5. Impliquer les bénéficiaires de l’aide dans le processus décisionnel, étant donné qu’ils en sont les plus directement affectés (Révolution participative).

Lors de crises, obtenir un retour des personnes affectées sur l’aide qui leur est apportée est crucial. Garantir une forte participation et implication des bénéficiaires dans le processus décisionnel permet de s’assurer que l’aide humanitaire qui leur est apportée soit pertinente, rapide et efficace.

Dernière mise à jour
27/06/2017