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Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe

Les enfants de Wiswis, un petit village du Nicaragua, figurent parmi les bénéficiaires du programme de réduction des risques de catastrophe DIPECHO. Crédit photo : UE/ECHO/Silvio Balladares

Le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 présente une nouvelle approche globale pour les politiques et opérations de gestion des risques de catastrophe. En juin 2016, la Commission européenne a publié un plan d’action pour traduire les priorités de Sendai en politiques européennes.

Ces dix dernières années, la fréquence et l’intensité des catastrophes ont considérablement augmenté. En moyenne, plus de 100 000 personnes meurent chaque année dans le monde en conséquence des catastrophes naturelles. Ces urgences ont déjà coûté, rien qu’à l’UE, environ € 100 milliards.

Alors que le nombre de victimes tend à être plus élevé dans les pays en développement, les pertes économiques sont généralement plus importantes dans les pays aux économies développées. Tous les pays sont donc vulnérables face aux catastrophes naturelles. Les politiques de réduction des risques, de prévention et de gestion des catastrophes sont essentielles pour réduire l’impact des catastrophes, et donc sauver des vies.

Un cadre global pour la réduction des risques de catastrophe

Au niveau international, les travaux concernant la gestion des risques de catastrophe sont regroupés sous le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, adopté en 2015 par les États membres de l’ONU à l’occasion de la conférence mondiale de l’ONU sur la réduction des risques de catastrophe à Sendai au Japon, et approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU. Ce cadre succède au Cadre d’action de Hyogo 2005-2015. En tant que premier accord de développement post-2015, le Cadre de Sendai sera le fondement d’un programme de développement durable tenant compte des risques de catastrophe.

Les États et leurs autorités nationales et locales, les organisations régionales et internationales, et toutes autres parties concernées, peuvent s’engager de façon volontaire à implémenter les quatre priorités fixées par le Cadre de Sendai. Sept cibles globales ont été convenues, dont la plupart devraient être atteintes d’ici 2030. Les progrès réalisés dans l’implémentation de ces priorités pourront être mesurés à l’échelle mondiale au moyen d’indices adaptés.

Contribution de l’UE au Cadre de Sendai

L’UE a joué un rôle clé dans les négociations du Cadre de Sendai. La Commission européenne a adopté la communication ‘Le cadre d’action de Hyogo post-2015 : gérer les risques pour parvenir à la résilience’ (COM(2014)215), suivie des conclusions du Conseil de l’UE dans lesquelles les États membres détaillent la position de l’UE.

En juin 2016, la Commission européenne a publié un plan d’action visant à guider l’implémentation du Cadre de Sendai dans les politiques de l’UE. Le plan d’action, couvrant une période de cinq ans, présente une approche prévoyant une information plus systématisée du processus décisionnel de l’UE sur les risques de catastrophe. Misant sur l’engagement de toute la société, le plan d’action propose des actions concrètes en matière de connaissance des risques, d’investissements à risques, de préparation aux catastrophes et de résilience.

Ce plan d’action vient compléter d’autres accords et processus internationaux : l’Agenda 2030 pour le développement durable, l’accord mondial sur le changement climatique (COP21), le Sommet humanitaire mondial et la conférence HABITAT III.

Pour plus d’informations sur l’approche de la Commission européenne en matière de réduction des risques de catastrophe, nous vous invitons à lire la fiche d’information sur les principaux domaines d’intervention de l’UE, ainsi que notre page consacrée à la thématique de la réduction des risques de catastrophe.

Dernière mise à jour
24/01/2018