19/08/2012 - Le 19 août est la Journée mondiale de l'aide humanitaire, l'occasion de célébrer l'humanité et le dynamisme des personnes qui aident les autres. Cette journée commémore aussi le plus grand attentat jamais perpétré contre des travailleurs humanitaires: le 19 août 2003, Sergio Vieira de Mello (alors représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies) et 21 de ses collègues ont péri dans le bombardement du siège des Nations unies à Bagdad. En cette journée, la communauté internationale rend hommage à tous les travailleurs humanitaires qui ont perdu la vie dans l'accomplissement de leur mission, et rappelle que ces travailleurs doivent bénéficier, sans exception, d'un accès sécurisé aux victimes de catastrophes naturelles ou causées par l'homme.
L'action humanitaire est en passe de devenir une des professions les plus dangereuses au monde. Enlèvements, fusillades et menaces de mort font partie des risques du métier dans des pays tels que l'Afghanistan, le Soudan, la Syrie, la Somalie et d'autres endroits en proie à des conflits. Plus de 800 travailleurs humanitaires ont été tués en tentant d'apporter leur aide aux personnes dans le besoin ces dix dernières années, et 1 300 autres ont été enlevés ou blessés. Imaginez que vous êtes en train de porter secours à un enfant ou à une dame âgée en détresse et que vous vous retrouviez tout à coup menacé d'une arme, ou que l'on vous tire dessus. Tels sont les risques auxquels les travailleurs humanitaires sont bien trop souvent confrontés.
Voici les témoignages de quelques experts humanitaires de terrain. Certains racontent des expériences personnelles durant lesquelles leur vie ou celle de leurs collègues a été menacée. D'autres plaident pour le respect des principes humanitaires de neutralité et d'impartialité ainsi que des conventions internationales.
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Il est inhumain d'abandonner à leur sort des civils pris au piège d'un conflit armé. Lorsque de telles crises surviennent, les parties au conflit doivent assurer aux travailleurs humanitaires, sans exception, un accès sécurisé aux personnes qui ont le plus besoin de leur aide, dans le respect des principes de neutralité et d'impartialité. Cette exigence, qui constitue la position claire et constante de la Commission européenne (établie dans les lignes directrices de l'UE concernant la promotion du droit humanitaire international et dans le consensus européen sur l'aide humanitaire), est également inscrite dans le droit humanitaire international.
Cherchant à mieux comprendre les défis auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires et à explorer les moyens d'améliorer la portée et l'efficacité de notre aide humanitaire, ECHO a commandé cette étude sur la façon d'élaborer de meilleures stratégies d'accès dans les pays où la sécurité des travailleurs humanitaires est menacée.