La politique d'aide alimentaire d'ECHO disponible en arabe

La politique d'aide alimentaire d'ECHO disponible en arabe

04/12/2012 - «Pour ECHO, l'aide alimentaire est bien plus que la distribution de riz, d’huile et de sel aux personnes vulnérables», explique Claus Sorensen, directeur général du service d'aide humanitaire et de protection civile (ECHO) de la Commission européenne. «Des conditions météorologiques difficiles débouchant sur la perte des récoltes, un conflit obligeant les populations à abandonner leurs champs et à chercher refuge dans des camps situés à des centaines de kilomètres, des épizooties décimant les troupeaux, … voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles des personnes peuvent se retrouver dans une situation précaire conduisant inexorablement à la perte de leurs moyens de subsistance et, à terme, à l'impossibilité de nourrir leur famille.»

«Lors de chaque crise humanitaire, ECHO s'efforce de financer la meilleure réponse possible aux besoins alimentaires et nutritionnels des plus vulnérables. C'est pourquoi il tient compte du contexte spécifique et tâche d'anticiper les besoins. Ainsi, au Yémen, où 43 % de la population vit avec moins de deux euros par jour, ECHO finance un projet de distribution d'argent liquide aux femmes vulnérables ayant au moins trois enfants de moins de dix ans. La somme allouée correspond aux deux tiers des dépenses de ces familles en nourriture. En leur donnant de l'argent liquide au lieu de riz, d’huile et de sel, nous leur permettons de décider elles-mêmes quels sont leurs besoins les plus importants, et stimulons également les marchés locaux.»

«En Jordanie, par exemple, nous avons financé un projet visant à distribuer des repas chauds deux fois par jour à des milliers de réfugiés syriens dans le camp et les centres de transit de Zaatari. Comme les réfugiés ne disposaient pas de cuisines, il s'agissait de la meilleure solution pour qu'ils bénéficient tous d'une alimentation équilibrée pendant plusieurs semaines. Ces repas ont été remplacés par des distributions en nature, notamment d'huile et de riz, lorsque les réfugiés ont enfin eu accès à des cuisines. L'objectif est d'introduire des bons à échanger lorsqu'ils pourront acheter ce dont ils ont besoin sur les marchés. Ces bons devraient stimuler l'économie locale et contribuer à ce que les réfugiés soient moins perçus comme une charge par la population.»

Claus Sorensen souligne qu'en 2010, ECHO a mis en place les outils permettant d'analyser les situations et d'apporter les réponses les plus appropriées par l'intermédiaire de sa politique d'aide alimentaire à caractère humanitaire et des conseils prodigués à son personnel. L'objectif global est de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels des plus vulnérables aussi rapidement que possible et sur la base d'une juste combinaison de produits alimentaires, d'argent liquide, de bons à échanger, etc.

«Comme nous travaillons aux côtés de nombreux donateurs du monde arabophone dans le cadre des crises humanitaires qui frappent différentes parties du monde, nous souhaiterions partager notre approche avec le plus grand nombre possible de membres de leurs équipes. Or, ce n’est qu'en connaissant la manière de travailler de chacun que nous serons en mesure de mieux coordonner nos efforts et d'éviter les chevauchements et les lacunes en matière d'aide humanitaire. Cela nous permettra de sauver des vies.»

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