21/10/2011 - Manille: Plus de trois semaines après que deux cyclones meurtriers ont fouetté l'île principale des Philippines, Luzon, à la fin septembre, des milliers de personnes qui ont perdu leurs maisons, leurs champs et leurs possessions se battent encore pour retourner dans leurs foyers et reconstruire leurs vies. Dans le département de Masantol Pampanga, à seulement deux heures de route de la capitale Manille, des centaines de familles vivent encore sur la digue qui surplombe le fleuve, dans des abris de fortune construits en bambou et en plastique. Les communautés touchées soufraient déjà d'un manque relatif d'infrastructures et d'un faible développement économique. Aujourd'hui, elles ne sont accessibles que par bateau.
Une équipe d'évaluation du département d'Aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne (ECHO), accompagnée par des collègues des ONGs CARE et ACCORD, ont passé plusieurs heures à voyager à travers la province concernée pour évaluer la situation des communautés les plus isolées. Les besoins immédiats en nourriture et en abris ont été satisfaits par les dons privés et les ONG locales. Les populations se préoccupent désormais des enjeux à moyen et à long termes tels que la reconstruction de leurs maisons endommagées par les inondations, la réhabilitation de leurs rizières, étangs de poissons et autres sources de revenu et la question d'une aide supplémentaire pour couvrir leurs besoins immédiats de nourriture et d'eau potable. Ramon, un pêcheur de 58 ans, explique: «Ma maison a disparu et je dois partager une structure simple avec quelques bouts de plastique avec mes deux fils et leurs familles. Il n'y a pas plus de poisson dans la rivière ou les étangs alors comment allons-nous vivre dans les prochains mois? "
Beaucoup d'agriculteurs s'inquiètent du remboursement des prêts qu'ils ont contracté plus tôt dans l'année pour les semences, les engrais et autres matériels. Avec la plupart de la récolte de riz emportée par les eaux et les étangs à poissons détruits par les torrents, l'avenir semble sombre. Une aide extérieure pour aider à reconstruire est nécessaire.
Témoignage en image par EC/ECHO/Mathias Eick, 2011
Crédits photo : EC/ECHO/Mathias Eick